Travailler dans un cimetière

Travailler dans un cimetière

Un cimetière communal n’est pas qu’un terrain de sépultures : c’est un service public entretenu au quotidien, de la tonte des allées à l’ouverture des caveaux. Voici qui y travaille, le statut de ces agents, et ce que change la montée de la crémation.

34 875communes en France, chacune tenue d’avoir au moins un cimetière communal, seule ou via son intercommunalité (art. L. 2223-1 du code général des collectivités territoriales)
34 %des Français de 40 ans et plus se rendent encore systématiquement au cimetière à la Toussaint en 2024, contre 46 % en 2009, soit 12 points de recul (Crédoc-CSNAF, baromètre « Les Français et les obsèques », novembre 2024)
41 %des obsèques se terminent par une crémation en 2022, contre 20 % en 2000, ce qui réduit le nombre de tombes à perpétuité au profit des columbariums et jardins du souvenir (Sénat, proposition de loi n° 255, enregistrée le 6 janvier 2026, citant le Conseil national des opérations funéraires)

Les métiers que l’on trouve dans un cimetière

Un cimetière communal mêle des métiers très différents : certains s’occupent du lieu lui-même, d’autres de la pierre tombale. Quatre d’entre eux ont leur fiche détaillée sur ce site.

Le statut des agents : commune ou entreprise privée

La gestion du cimetière lui-même (le terrain, les allées, les concessions, la police du lieu) reste une compétence de la commune, confiée au maire par le code général des collectivités territoriales. L’entretien quotidien, tontes, tailles, nettoyage, est donc le plus souvent assuré par des agents de la fonction publique territoriale, au même titre que les autres métiers d’une commune : retrouvez le détail des catégories et des concours sur notre fiche travailler à la mairie.

Le creusement et le comblement des tombes, en revanche, ne relèvent plus d’un monopole communal depuis la loi du 8 janvier 1993 : la commune peut l’assurer en régie avec ses propres agents, ou la concéder à une entreprise de pompes funèbres habilitée par la préfecture. Le marbrier, lui, travaille presque toujours pour une entreprise privée, pas pour la commune, et n’intervient qu’après la pose de la concession. Dans une grande ville, un service des cimetières dédié regroupe souvent plusieurs sites, avec du personnel propre pour la gestion des concessions et l’accompagnement des familles lors des cérémonies.

Avantages et inconvénients de travailler dans un cimetière

Ce qui plaît

  • Le travail en extérieur, au rythme des saisons, pour les métiers d’entretien des espaces verts.
  • La stabilité du statut de fonctionnaire territorial pour les agents employés par la commune.
  • Un travail concret, dont le résultat se voit tout de suite, de la pelouse tondue à la tombe nettoyée.

Ce qui pèse

  • La charge émotionnelle du contact répété avec des familles en deuil, parfois au moment même de l’inhumation.
  • La pénibilité physique du creusement et du comblement des tombes, un travail manuel qui reste exigeant malgré les engins.
  • Le regard des autres sur un métier encore chargé d’idées reçues, alors qu’il rend un service essentiel aux familles.

Autres lieux proches

Le cimetière touche à deux univers différents : celui des pompes funèbres, qui organisent les obsèques en amont, et celui de la mairie, qui emploie souvent son personnel d’entretien.

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