Travailler dans un cimetière
Un cimetière communal n’est pas qu’un terrain de sépultures : c’est un service public entretenu au quotidien, de la tonte des allées à l’ouverture des caveaux. Voici qui y travaille, le statut de ces agents, et ce que change la montée de la crémation.
Les métiers que l’on trouve dans un cimetière
Un cimetière communal mêle des métiers très différents : certains s’occupent du lieu lui-même, d’autres de la pierre tombale. Quatre d’entre eux ont leur fiche détaillée sur ce site.
Le statut des agents : commune ou entreprise privée
La gestion du cimetière lui-même (le terrain, les allées, les concessions, la police du lieu) reste une compétence de la commune, confiée au maire par le code général des collectivités territoriales. L’entretien quotidien, tontes, tailles, nettoyage, est donc le plus souvent assuré par des agents de la fonction publique territoriale, au même titre que les autres métiers d’une commune : retrouvez le détail des catégories et des concours sur notre fiche travailler à la mairie.
Le creusement et le comblement des tombes, en revanche, ne relèvent plus d’un monopole communal depuis la loi du 8 janvier 1993 : la commune peut l’assurer en régie avec ses propres agents, ou la concéder à une entreprise de pompes funèbres habilitée par la préfecture. Le marbrier, lui, travaille presque toujours pour une entreprise privée, pas pour la commune, et n’intervient qu’après la pose de la concession. Dans une grande ville, un service des cimetières dédié regroupe souvent plusieurs sites, avec du personnel propre pour la gestion des concessions et l’accompagnement des familles lors des cérémonies.
Avantages et inconvénients de travailler dans un cimetière
Ce qui plaît
- Le travail en extérieur, au rythme des saisons, pour les métiers d’entretien des espaces verts.
- La stabilité du statut de fonctionnaire territorial pour les agents employés par la commune.
- Un travail concret, dont le résultat se voit tout de suite, de la pelouse tondue à la tombe nettoyée.
Ce qui pèse
- La charge émotionnelle du contact répété avec des familles en deuil, parfois au moment même de l’inhumation.
- La pénibilité physique du creusement et du comblement des tombes, un travail manuel qui reste exigeant malgré les engins.
- Le regard des autres sur un métier encore chargé d’idées reçues, alors qu’il rend un service essentiel aux familles.
Autres lieux proches
Le cimetière touche à deux univers différents : celui des pompes funèbres, qui organisent les obsèques en amont, et celui de la mairie, qui emploie souvent son personnel d’entretien.
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