Travailler à l’Unesco
L’Unesco, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, est une agence spécialisée du système des Nations unies : contrairement au Secrétariat de l’ONU, elle dispose de son propre budget, de ses propres statuts et de son propre siège, à Paris. Elle recrute des fonctionnaires internationaux par concours ou par appel à candidatures, pour des missions qui touchent à l’éducation, aux sciences, à la culture et à la protection du patrimoine mondial. Cette page présente les métiers qu’on y exerce, ses grandes missions, et les règles propres au statut de son personnel.
Les métiers que l’on trouve à l’Unesco
L’Unesco emploie des profils très internationaux, de la traduction des textes officiels à l’analyse statistique des systèmes éducatifs, recrutés le plus souvent par concours ou par appel à candidatures propre à l’organisation, publiés sur careers.unesco.org. Quatre de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Éducation, sciences, culture : les missions de l’organisation
L’Unesco organise son action autour de cinq grands domaines : l’éducation, les sciences exactes et naturelles, les sciences sociales et humaines, la culture, et la communication et l’information. C’est dans ce dernier domaine qu’elle défend la liberté de la presse et la sécurité des journalistes, tandis que le domaine culture porte la protection du patrimoine mondial, matériel comme les monuments et les sites naturels, ou immatériel comme les savoir-faire et les traditions. Chaque domaine fonctionne comme un secteur du Secrétariat, avec ses propres programmes votés par la Conférence générale des États membres.
Concours et appel à candidatures : le statut du personnel
Comme à l’ONU, les postes de l’Unesco se pourvoient par concours ou par appel à candidatures propre à l’organisation, et non par un concours de la fonction publique française. Le personnel recruté devient fonctionnaire international, un statut distinct du droit du travail français, avec ses propres règles de rémunération, de protection sociale et de retraite.
Pour éviter qu’un même pays ne soit surreprésenté, une partie des postes est soumise à une répartition géographique entre États membres : chaque État se voit garantir un nombre minimal de postes, avec un plafond au-delà duquel il est considéré en surreprésentation, selon une formule qui tient compte à la fois du nombre de pays membres et de leur contribution au budget de l’organisation. Les deux langues de travail du Secrétariat sont le français et l’anglais, aux côtés des quatre autres langues officielles de la Conférence générale (arabe, chinois, espagnol, russe).
Avantages et inconvénients de travailler à l’Unesco
Ce qui plaît
- Des collègues de plus de 190 nationalités, réunis par une mission commune plutôt que par un pays d’origine partagé.
- Des enjeux concrets et universels, de l’alphabétisation à la recherche scientifique, en passant par la protection d’un site antique ou la sécurité d’un journaliste menacé.
- Un siège parisien pour une partie des postes, sans l’expatriation systématique d’autres employeurs internationaux.
Ce qui pèse
- Des postes rares au regard du nombre de candidatures reçues, la concurrence étant mondiale dès le premier recrutement.
- Une mobilité parfois nécessaire vers l’un des bureaux hors siège, selon les postes vacants plutôt que par choix personnel.
- Un contrat de fonctionnaire international, à régler avec sa propre caisse de retraite, hors du régime général français.
Autres lieux de travail
L’Unesco n’est qu’une des agences spécialisées du système des Nations unies, aux côtés du Secrétariat lui-même et d’autres organisations comme l’OMS ou l’Unicef.
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