Salaire tourneur-fraiseur en 2026
Un tourneur-fraiseur débutant démarre autour du SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026, et la convention de la métallurgie fixe ensuite un minimum par classe d’emploi. Cette page donne la grille de 2026, ce que les primes ajoutent, le passage du brut au net avec des exemples chiffrés, et ce qu’aucune source publique n’établit pour ce métier.
Industrie : la convention collective de la métallurgie (IDCC 3248)
Les ateliers d’usinage relèvent le plus souvent de la convention collective nationale de la métallurgie (IDCC 3248), entrée en vigueur le 1er janvier 2024 avec une grille unique de dix-huit classes d’emplois, dont les classes A1 à E10 reprises ci-dessous. Elle a absorbé les anciennes conventions territoriales, y compris celle de Thiers. Pour savoir laquelle s’applique chez votre employeur, l’outil Trouver sa convention collective la retrouve par le nom de l’entreprise.
L’avenant du 20 février 2026, signé à +0,86 % en moyenne et étendu par arrêté du 20 mai 2026, a relevé les salaires minima hiérarchiques au 1er janvier 2026. La convention classe le poste, pas la personne : un même intitulé de tourneur-fraiseur peut tomber dans des classes différentes selon la complexité, l’autonomie et la responsabilité du poste. Aucune source publique consultée ne donne la classe d’un tourneur-fraiseur, et cette page ne la devine pas.
| Classe | Minimum annuel brut | Minimum mensuel brut |
|---|---|---|
| A1 | 21 980 € | 1 831,67 €, sous le SMIC |
| A2 | 22 100 € | 1 841,67 €, sous le SMIC |
| B3 | 22 710 € | 1 892,50 € |
| B4 | 23 620 € | 1 968,33 € |
| C5 | 24 510 € | 2 042,50 € |
| C6 | 25 780 € | 2 148,33 € |
| D7 | 26 680 € | 2 223,33 € |
| D8 | 28 700 € | 2 391,67 € |
| E9 | 30 760 € | 2 563,33 € |
| E10 | 33 970 € | 2 830,83 € |
Les deux premières classes tombent sous le SMIC : le SMIC s’applique alors, puisqu’aucun salaire ne peut être inférieur. Cela rejoint le repère du CIDJ pour un débutant, qui le place au niveau du SMIC. La note de l’UIMM prévoit aussi un barème majoré pour le forfait en heures au-delà de 1 607 heures par an.
Les autres situations d’emploi
Un tourneur-fraiseur peut aussi travailler par une agence d’intérim. La règle générale veut alors qu’il touche la rémunération d’un salarié de l’entreprise utilisatrice qui occupe le même poste, mais aucun montant n’est publié par une source officielle pour ce métier. La même absence vaut pour les emplois hors métallurgie, par exemple dans la fonction publique ou dans d’autres branches industrielles : aucune grille n’a été relevée ici.
L’exercice en indépendant, par un atelier de mécanique de précision ouvert en son nom propre, est possible mais ne relève d’aucune statistique de revenu publiée. Le chiffre d’affaires d’un atelier dépend de son parc de machines et de ses clients, et le revenu du dirigeant se distingue de ce chiffre : cette page n’en cite aucun.
Primes, indemnités et variables
Le minimum hiérarchique exclut l’ancienneté et les primes liées aux contraintes du poste. Un tourneur-fraiseur peut donc être payé au minimum de sa classe avec des lignes de prime séparées sur sa fiche de paie. Selon Coopérer pour former, la convention prévoit une prime d’ancienneté pour les groupes A à E, à partir de trois ans de présence.
Les primes de nuit, d’équipe ou de panier dépendent de la convention et de l’accord d’entreprise. Comme le CIDJ décrit des horaires le plus souvent en 3×8, ces lignes peuvent peser sur le salaire mensuel. Aucun montant national n’a été retenu : demandez la liste des primes et leurs conditions avant de signer.
Pas de chiffre de primes ici
Aucune source publique lue pour cette page ne donne un montant de prime de 3×8, de nuit ou d’ancienneté propre à l’usinage. Ne comparez que des offres décrivant le même régime d’horaires.
Évolution selon l’expérience, la spécialisation et la région
Aucune source publique ne donne un salaire moyen de tourneur-fraiseur par ancienneté ou par région. Le tableau ci-dessous n’invente donc aucun montant : il liste les leviers qui font monter la paie, sur la base de ce que la convention et les sources consultées permettent d’affirmer.
| Levier | Ce qui change | Base |
|---|---|---|
| Classe du poste | Chaque classe a son minimum, de A1 à E10 | Grille SMH 2026 |
| Ancienneté | Prime d’ancienneté dès trois ans, groupes A à E | Coopérer pour former |
| Horaires en équipes | Lignes de prime en plus du minimum | Minimum hors primes de contrainte |
| Réglage et programmation | Poste d’un autre niveau, donc autre classe | Évolutions citées par le CIDJ |
| Région et employeur | Aucune statistique publique trouvée | Non établi |
La spécialisation qui compte le plus est l’accès aux postes de régleur et de programmeur en FAO, cités par le CIDJ parmi les évolutions d’un tourneur-fraiseur expérimenté. Un changement de poste s’accompagne d’un nouveau classement, donc d’un autre minimum.
Du brut au net
Le net dépend des cotisations salariales. Sur le barème 2026 du site, elles pèsent 21,00 % du brut sous le plafond mensuel de 4 005 €. Les trois lignes ci-dessous illustrent le calcul, et ne disent pas dans quelle classe se trouve un tourneur-fraiseur : elles servent d’exemple de conversion.
| Brut mensuel de départ | Cotisations, 21,00 % | Net avant impôt |
|---|---|---|
| SMIC, 1 867,02 € | – 392,07 € | 1 474,95 € |
| Classe C5, 2 042,50 € | – 428,93 € | 1 613,57 € |
| Classe D7, 2 223,33 € | – 466,90 € | 1 756,43 € |
Pour simuler votre propre fiche de paie, avec vos primes, utilisez le calculateur brut en net. Si vous travaillez de nuit ou plus de 35 heures, le calculateur d’heures supplémentaires évalue la majoration.
Comparaison avec les métiers proches
Aucun salaire n’est comparé ici, faute de classement publié pour le tourneur-fraiseur : comparer des minima de classes différentes créerait un écart artificiel. La comparaison la plus solide porte sur la tension de recrutement, car elle indique où votre profil est le plus recherché. Elle vient de l’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 de France Travail.
| Catégorie de l’enquête | Projets de recrutement | Jugés difficiles |
|---|---|---|
| Ouvriers qualifiés en conduite d’équipement d’usinage | 5 146 | 79,7 % |
| Régleurs | 786 | 78,5 % |
| Ouvriers en chaudronnerie et tôlerie, comme le chaudronnier | 4 896 | 76,7 % |
| Soudeurs | 4 722 | 68,9 % |
| Techniciens en mécanique et travail des métaux | 3 128 | 59,9 % |
| Ouvriers qualifiés en ajustement, montage et assemblage mécanique | 5 214 | 58,4 % |
Les catégories les plus tendues sont l’usinage, le réglage et la chaudronnerie. Aucune enquête publique ne mesure l’effet de cette tension sur la paie : elle donne seulement un argument à la négociation, sans en fixer le montant.
Ce qui fait varier la paie, et comment la négocier
Trois éléments décident du salaire réel : la classe du poste, le régime d’horaires et l’ancienneté. Le premier se demande à l’employeur, par écrit. Si votre poste comporte du réglage ou de la programmation, vérifiez qu’il est classé en conséquence, car le minimum monte avec la classe.
Avant l’embauche, posez quatre questions à l’employeur : la classe proposée, le régime d’horaires, la liste des primes avec leur montant, et les conditions de la prime d’ancienneté. Comparez ensuite avec le minimum de la classe, publié dans la grille ci-dessus.
Pour vous renseigner, la recherche de convention collective donne le texte applicable, et l’Union des industries et métiers de la métallurgie publie ses notes sur les minima. Les données de 2026 peuvent encore évoluer par avenant : relisez la grille à la date de votre embauche.
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