Travailler sur les marchés

Un marché de plein air réunit des commerçants aux statuts très différents, du producteur qui vend sa propre récolte au revendeur installé sur plusieurs marchés dans la semaine. Voici les métiers qu’on y trouve, le statut de commerçant non sédentaire qui les encadre tous, et la façon dont un marché s’organise.

8 000marchés de plein air recensés en France, répartis dans environ 6 000 communes (Insee-Sirene 2017, via la CCI Paris Île-de-France)
115 000établissements présents sur ces marchés, dont 82 % vendent à la fois des produits alimentaires et non alimentaires (Insee-Sirene 2017)
3 %part du chiffre d’affaires des marchés dans le commerce de détail français (Insee 2016)

Les métiers que l’on trouve sur un marché

Un marché de plein air rassemble des commerçants aux profils très différents, du producteur qui vend sa propre récolte au revendeur installé sur plusieurs marchés dans la semaine. Plus de 115 000 établissements se partagent les quelque 8 000 marchés du territoire, selon une étude de la CCI Paris Île-de-France fondée sur les données Insee. Six de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.

Le statut de commerçant non sédentaire

Vendre sur un marché suppose d’abord de s’inscrire comme professionnel : au registre du commerce et des sociétés pour un revendeur, au répertoire des métiers pour un artisan qui transforme lui-même ce qu’il vend, comme un boulanger ou un fromager affineur. Cette immatriculation donne droit à un numéro Siret, obligatoire pour s’inscrire sur un marché.

Pour exercer en dehors de sa commune de domiciliation, le commerçant doit aussi détenir la carte de commerçant ambulant, délivrée par la chambre de commerce ou la chambre de métiers selon son activité, valable quatre ans et à présenter à toute demande des services de contrôle. Celui qui ne vend que dans sa propre commune en est dispensé, mais reste soumis aux mêmes règles d’hygiène et de déclaration.

Chaque emplacement se paie par des droits de place, fixés par la commune et calculés le plus souvent au mètre linéaire d’étal. Le maire reste responsable de la gestion du domaine public : l’autorisation d’occuper un emplacement est précaire et révocable, elle peut être retirée en cas de manquement au règlement du marché.

Marché de producteurs ou marché de revendeurs

Un marché se tient à jours fixes, définis par arrêté municipal, souvent deux à trois matinées par semaine. Les emplacements sont attribués par le placier selon l’ancienneté du commerçant, qui peut transmettre sa place à un successeur lorsqu’il cesse son activité.

Deux organisations coexistent. Le marché de producteurs, parfois appelé marché paysan, réserve ses places aux exploitants qui vendent ce qu’ils cultivent ou élèvent eux-mêmes, sans intermédiaire. Le marché forain classique accueille surtout des revendeurs, qui s’approvisionnent auprès d’un marché d’intérêt national ou de grossistes puis proposent un choix plus large, avec des prix souvent plus serrés.

Avantages et inconvénients de travailler sur un marché

Ce qui plaît

  • Le contact direct avec la clientèle, sans intermédiaire entre le commerçant et l’acheteur.
  • Des horaires concentrés sur deux ou trois jours par semaine, qui laissent le reste du temps libre pour la production ou l’approvisionnement.
  • Une clientèle fidèle, qui revient d’une semaine sur l’autre sur le même étal.

Ce qui pèse

  • Le travail en extérieur, par tous les temps, du froid de l’hiver à la canicule d’été.
  • La manutention : monter et démonter l’étal, charger et décharger la camionnette, souvent avant l’aube.
  • Des revenus irréguliers, qui dépendent de l’affluence et de la météo plus que d’un salaire fixe.

Autres lieux proches

La commune encadre directement l’activité des marchés, de l’arrêté qui fixe les jours d’ouverture au calcul des droits de place.

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