Travailler chez Cartier
Cartier est une maison de joaillerie et d’horlogerie fondée à Paris en 1847, aujourd’hui l’une des marques phares du groupe suisse Richemont. Cette page détaille les métiers qu’elle rassemble, l’institut qui forme ses artisans joailliers, et le poids de la famille Rupert sur ses grandes décisions.
Les métiers que l’on trouve chez Cartier
Cartier associe des ateliers de joaillerie et d’horlogerie à un réseau de boutiques présent dans le monde entier. Le site consacre une fiche complète à quatre de ces métiers.
L’Institut joaillier, une école interne depuis 2002
Cartier a ouvert en 2002 son propre Institut joaillier, logé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle au centre de Paris. Environ 150 artisans spécialisés y sont accueillis chaque année pour apprendre les gestes de la joaillerie avant de rejoindre les ateliers de la maison, d’après un reportage réalisé lors des Journées du patrimoine 2024 et publié par Le Journal du Luxe.
Cette école maison traduit un choix partagé par plusieurs grandes enseignes de joaillerie : plutôt que de confier le sertissage, la taille de pierre ou la ciselure à des sous-traitants extérieurs, elles préfèrent recruter de jeunes artisans et les former elles-mêmes, pour garder la main sur des savoir-faire devenus rares.
Richemont, et le poids de la famille Rupert dans les décisions
Cartier appartient en totalité au groupe suisse Compagnie Financière Richemont, qui réunit aussi Van Cleef & Arpels, Buccellati et des manufactures horlogères comme IWC ou Jaeger-LeCoultre. Sur l’exercice clos le 31 mars 2025, les Maisons de joaillerie du groupe, portées par Cartier, ont pesé 15,3 milliards d’euros sur un chiffre d’affaires total de 21,4 milliards d’euros pour l’ensemble de Richemont, selon les résultats annuels diffusés le 16 mai 2025.
Le groupe reste sous le contrôle de la famille du fondateur sud-africain Johann Rupert, par le biais d’une structure à deux catégories d’actions. Au 31 mars 2026, la holding familiale Compagnie Financière Rupert ne possède que 10,18 % du capital de Richemont mais concentre 50,60 % de ses droits de vote, selon la page consacrée à la structure du capital publiée par le groupe. Cet écart donne à la famille Rupert le dernier mot sur les orientations stratégiques, celles de Cartier comme celles des autres maisons du groupe.
Avantages et inconvénients de travailler chez Cartier
Ce qui plaît
- Un patrimoine artisanal rare, entretenu par l’Institut joaillier et des ateliers où plusieurs métiers de la joaillerie se croisent sous un même toit.
- La solidité d’un groupe mondial, qui choisit de former ses artisans en interne plutôt que de sous-traiter ses savoir-faire.
- Une notoriété qui dépasse largement le cercle des amateurs de joaillerie, utile pour la suite d’un parcours dans le luxe.
Ce qui pèse
- Un recrutement très sélectif, aussi bien dans les ateliers que dans le réseau de boutiques.
- Des arbitrages stratégiques qui remontent jusqu’à la famille Rupert, loin des équipes françaises.
- Des pics d’activité soutenus autour des lancements de collections et des grands rendez-vous horlogers.
Autres lieux proches
Ce site présente deux autres maisons de luxe : une holding concurrente de Richemont, et une marque de couture restée hors de tout groupe coté.
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