Devenir bijoutier-joaillier

Le bijoutier-joaillier crée, façonne et répare des bijoux en métaux précieux et pierres fines. Formations principales : CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie, BMA bijou, DN MADE. Salaire : 1 820 à 1 950 € brut/mois pour un débutant en atelier artisanal, 3 000 € et plus dans les maisons de luxe, selon France Travail et la convention collective BJOH.

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Missions du bijoutier-joaillier

Le bijoutier-joaillier exerce dans un atelier artisanal, une boutique, chez un sous-traitant du luxe ou au sein d’une grande maison de joaillerie. Il maîtrise l’ensemble des techniques de transformation des métaux précieux, du dessin à la pièce finie. Sources : France Travail, Onisep.

Création et conception

Il réalise des croquis ou des maquettes (sur papier ou via logiciel 3D / CAO) pour les bijoux commandés ou les nouvelles collections. Il planifie les procédés de fabrication (fonte, découpe, assemblage, sertissage) et prépare les outils et matières premières adaptés.

Travail des métaux précieux

Il sélectionne les alliages selon le projet (or jaune, blanc, rose, argent, platine) et façonne les pièces par fonte, laminage, découpage, emboutissage, soudure et assemblage. Il réalise ou adapte les montures destinées à recevoir des pierres. La précision du geste est essentielle : les tolérances de fabrication se mesurent au dixième de millimètre.

Sertissage

Il sertit les pierres précieuses et fines (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, pierres de couleur) avec différentes techniques selon l’effet recherché : serti grains, serti griffes, serti rail, serti clos, serti pavé. Cette spécialité est l’une des plus recherchées dans les ateliers de haute joaillerie.

Finitions

Il assure le polissage, l’émerisage, le rhodiage, la gravure et le contrôle qualité final. Il vérifie la conformité esthétique et technique par rapport au dessin initial ou au cahier des charges du client. Les finitions déterminent en grande partie la valeur perçue du bijou.

Réparation et transformation

Il répare et restaure des bijoux anciens ou abîmés : ressoudure, remplacement de pierre, redressage, remise à taille. Il peut aussi transformer des bijoux existants en remontant des pierres sur de nouvelles montures ou en modernisant des pièces anciennes.

Formations pour devenir bijoutier-joaillier

  • CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie (options : bijouterie-sertissage, bijouterie-joaillerie, polissage-finition) : diplôme de base, 2 ans après la 3e
  • BMA (Brevet des Métiers d’Art) bijou : 2 ans après le CAP, pour se spécialiser et accéder à des postes plus qualifiés
  • Bac pro artisanat et métiers d’art, option bijouterie-joaillerie : 3 ans, ouvre aussi des débouchés dans la formation et la grande diffusion
  • DN MADE mention objet (Diplôme national des métiers d’art et du design) : 3 ans après le bac, pour les projets de création avancée
  • Haute École de Joaillerie (ex-BJOP Paris) : référence nationale, propose CAP, BMA, DN MADE et des spécialisations en sertissage, polissage et CAO joaillerie

Salaires du bijoutier-joaillier en 2026

ProfilBrut mensuel
Débutant CAP (atelier artisanal)1 820 – 1 950 €
Confirmé (3–5 ans)2 000 – 2 600 €
Sertisseur / polisseur spécialisé2 400 – 3 200 €
Débutant dans une maison de luxe≈ 3 000 €
Chef d’atelier (grands groupes)3 000 – 4 200 €

Sources : France Travail, convention collective nationale BJOH (bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, horlogerie, mise à jour mars 2025), Ouest-France Emploi. La production française de bijouterie a progressé de +16,1 %/an en moyenne entre 2018 et 2023, avec un excédent commercial record de 5,3 milliards d’euros, principalement tiré par l’export de haute joaillerie (source : Infobijoux, mars 2026). Les profils sertisseurs et joailliers-CAO sont en tension dans plusieurs zones, ce qui fait monter les offres au-dessus des minima conventionnels.

Marché et perspectives

Le marché mondial de la joaillerie de luxe devrait croître de 3 à 5 % en 2026 (Bain & Company / Altagamma). Le segment grand public est plus sous pression, mais les grandes maisons françaises (LVMH, Richemont, Kering) recrutent et soutiennent une forte demande en ateliers qualifiés. Les spécialités les plus recherchées sont le sertissage haute joaillerie, le polissage luxe et la conception 3D (CAO joaillerie). Les évolutions possibles incluent chef d’atelier, responsable technique ou la création de sa propre marque.

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