Orfèvre : fiche métier, salaire et formation
L’orfèvre travaille l’or, l’argent et le platine pour créer des bijoux, des pièces d’argenterie et des objets d’art. Un métier d’excellence ancré dans la tradition française du luxe, accessible dès le CAP avec un beau potentiel d’évolution vers les grandes maisons.
Quel est le rôle d’un orfèvre ?
L’orfèvre travaille les métaux précieux — or, argent, platine — pour créer ou restaurer des pièces de joaillerie, des objets d’art de table (argenterie) ou des pièces liturgiques. Il combine maîtrise technique des métaux et sens artistique pour donner vie à des créations qui exigent rigueur, précision et savoir-faire ancestral.
Il exerce dans des ateliers artisanaux, des maisons de joaillerie de luxe, des manufactures d’orfèvrerie ou en indépendant. Les grandes maisons de la place Vendôme à Paris et les ateliers de la région du Vieux-Lyon ou du Marais concentrent une grande partie de la filière française.
Les missions de l’orfèvre
À partir d’un dessin ou d’une modélisation 3D, il coupe, fond, soude, martèle et met en forme le métal. Il réalise le sertissage des pierres précieuses, les finitions (polissage, gravure, rhodiage, dorure), et contrôle la qualité de la pièce à chaque étape. Pour la restauration, il évalue l’état d’une pièce ancienne, la démonte si nécessaire, répare les dommages et la remet en état d’origine.
Dans les grandes maisons, l’orfèvre peut être affecté à une opération précise sur une chaîne de production. En atelier artisanal, il fabrique la pièce de bout en bout et peut avoir une relation directe avec la clientèle pour des commandes sur mesure.
Salaire d’un orfèvre
Un orfèvre débutant perçoit entre 1 800 et 2 000 € brut par mois, selon la convention collective de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie-horlogerie (BJOH). Avec l’expérience, le salaire progresse vers 2 000-2 600 € brut mensuel. Les chefs d’atelier dans les grandes maisons peuvent atteindre 3 000 € brut et plus, en particulier si leur réputation leur vaut des commandes personnalisées haut de gamme.
Un orfèvre à son compte peut générer des revenus variables mais potentiellement élevés selon sa notoriété, ses capacités commerciales et sa spécialisation.
Formation pour devenir orfèvre
Le CAP Art et techniques de la bijouterie-joaillerie (options bijouterie-joaillerie, sertissage ou polissage) constitue la porte d’entrée du métier. Le CAP Orfèvre forme spécifiquement aux techniques de l’orfèvrerie. Le BMA (Brevet des Métiers d’Art) Bijou, art du bijou et du joyau approfondit la maîtrise technique et artistique.
Le DN MADE (Diplôme national des métiers d’art et du design), option bijou ou objet, permet d’aborder davantage la dimension de conception et de design. L’Institut de Bijouterie de Saumur et l’école BJOP à Paris sont des références pour la formation en joaillerie et orfèvrerie.
Débouchés et évolutions
Le secteur du luxe recrute régulièrement et les départs à la retraite créent des opportunités pour les jeunes profils qualifiés. Les grandes maisons (Cartier, Boucheron, Van Cleef, Hermès Joaillerie), les ateliers de sous-traitance, les fabricants d’argenterie et les restaurateurs de patrimoine emploient des orfèvres.
Les évolutions possibles incluent chef d’atelier, responsable qualité, enseignant en école de joaillerie, ou création de sa propre marque de bijoux. La maîtrise de la CAO (conception assistée par ordinateur) pour la modélisation 3D de bijoux est un atout croissant dans ce secteur.
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