Travailler au CNES
Le CNES est l’agence spatiale française, un établissement public qui définit et pilote les programmes spatiaux nationaux sans réaliser lui-même les satellites ou les lanceurs. Son siège se trouve à Paris, son principal centre technique à Toulouse, et sa base de lancement en Guyane, à Kourou, partagée avec l’ESA et Arianespace. Voici les métiers qu’on y exerce, son rôle de maître d’ouvrage face aux industriels, et la répartition de ses sites.
Les métiers que l’on trouve au CNES
Le CNES recrute surtout des ingénieurs et des scientifiques, pour spécifier les systèmes qu’il confie ensuite à l’industrie, exploiter les données produites par les missions en vol, ou mener des travaux de recherche sur l’exploration et l’observation de la Terre. Quatre de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Maîtrise d’ouvrage : piloter plutôt que fabriquer
Le CNES ne possède pas de chaîne de production : il définit les objectifs et les spécifications techniques d’un programme spatial, le finance sur fonds publics, puis confie la fabrication des satellites et des lanceurs à des industriels comme Airbus ou Thales. Sur certains projets scientifiques, ses propres équipes vont plus loin et conçoivent elles-mêmes tout ou partie de l’instrument, avant d’en confier l’industrialisation à un sous-traitant.
Contrairement à l’ESA, organisation intergouvernementale qui réunit 23 États européens, le CNES est un établissement public français placé sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Défense : il porte la politique spatiale d’un seul pays et assure la liaison entre cette politique nationale et les programmes conduits en commun avec l’agence européenne.
Paris, Toulouse, Kourou : trois sites, trois rôles
Le siège du CNES, à Paris, réunit les fonctions de direction, de stratégie et de relations avec les tutelles de l’État et les partenaires internationaux. Le Centre spatial de Toulouse concentre l’essentiel des équipes techniques : c’est là que sont conçus, testés et exploités la plupart des satellites et des charges utiles des programmes français, aux côtés d’un tissu universitaire et industriel dense en Occitanie.
La base de lancement, en Guyane, porte le nom de Centre spatial guyanais. Le terrain appartient à l’État français, mais son fonctionnement se partage entre le CNES, qui répond de la sécurité du site et du suivi des vols, et l’ESA, qui en finance l’essentiel ; les lancements eux-mêmes sont commercialisés par Arianespace.
Avantages et inconvénients de travailler au CNES
Ce qui plaît
- Des projets à forte visibilité, de l’observation de la Terre à l’exploration, suivis par le grand public comme par les instances scientifiques internationales.
- Une diversité des domaines, entre télécommunications, défense, climat et vols habités, qui permet de changer de thématique sans changer d’employeur.
- Un rôle de conception proche de la recherche, sur des instruments scientifiques uniques plutôt que des produits de série.
Ce qui pèse
- Des postes d’ingénieur très sélectifs, peu nombreux chaque année au regard du nombre de candidatures.
- Une dépendance aux arbitrages budgétaires de l’État, qui peut retarder ou réduire un programme d’une année sur l’autre.
- Une implantation concentrée sur quelques sites, Toulouse en tête, ce qui suppose souvent d’y être basé pour occuper un poste technique.
Autres lieux proches
Le secteur spatial français s’organise autour de plusieurs acteurs complémentaires, entre agences et industriels qui réalisent concrètement les programmes.
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