Travailler à l’université
Une université fait travailler côte à côte deux populations très différentes : les enseignants-chercheurs qui donnent les cours et mènent leurs propres travaux de recherche, et les personnels administratifs et techniques qui font tourner les services, les bibliothèques et les laboratoires. Voici les métiers qu’on y trouve, la manière dont chaque établissement recrute depuis son autonomie, et la réalité du parcours vers un poste de titulaire.
Les métiers que l’on trouve à l’université
Une université n’emploie pas que des enseignants : derrière chaque amphithéâtre, un service de scolarité, une bibliothèque et des laboratoires font tourner le campus au quotidien. Cinq de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Deux façons de recruter, deux filières différentes
Un enseignant-chercheur ne passe pas par un concours national unique. Il doit d’abord être qualifié par le Conseil national des universités (CNU) dans sa discipline, ce qui lui ouvre le droit de candidater sur les postes publiés par les établissements. Chaque poste est ensuite pourvu par un comité de sélection propre à l’université et à la discipline concernée, composé d’enseignants-chercheurs internes et externes à l’établissement, qui auditionne les candidats avant de proposer un nom au conseil d’administration.
Les personnels administratifs et techniques relèvent, eux, de filières de la fonction publique distinctes et organisées en catégories A, B et C comme dans le reste de l’État : la filière ITRF (ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation) pour les laboratoires et l’informatique, la filière des bibliothèques pour la documentation, et la filière AENES (administration de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur) pour la scolarité, les ressources humaines ou les finances. Ces concours sont organisés au niveau national ou académique, pas établissement par établissement.
Depuis la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007, chaque établissement gère une partie de son recrutement, de sa masse salariale et de son budget en autonomie, dans un cadre fixé par l’État. Deux universités voisines peuvent ainsi avoir des politiques de recrutement, des primes ou des choix de postes ouverts assez différents une année donnée.
Avantages et inconvénients de travailler à l’université
Ce qui plaît
- Un environnement intellectuel stimulant, au contact permanent de la recherche et d’étudiants en formation.
- La diversité des métiers du campus, de la pédagogie à la gestion administrative en passant par les laboratoires et la documentation.
- La mobilité entre établissements en gardant son grade, pour les personnels titulaires de la fonction publique.
Ce qui pèse
- Un parcours long et sélectif pour devenir enseignant-chercheur titulaire : doctorat, qualification par le CNU, puis succès devant un comité de sélection.
- Une précarité fréquente pour les vacataires, doctorants contractuels et post-doctorants, avant une éventuelle titularisation.
- Des moyens qui varient d’un établissement à l’autre, l’autonomie budgétaire pouvant limiter les postes ouverts certaines années.
Autres lieux proches
La vie du campus déborde du cadre strict de l’université : la recherche publique et le quotidien des étudiants se jouent aussi dans d’autres structures, proches mais distinctes.
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