Technicien de laboratoire
Le technicien de laboratoire réalise des analyses biologiques, chimiques ou microbiologiques pour appuyer le diagnostic médical, la recherche ou le contrôle qualité. Il travaille selon des protocoles rigoureux, en hôpital, en laboratoire privé, dans l’industrie pharmaceutique ou agroalimentaire.
Missions
Le technicien de laboratoire prépare les échantillons (sang, urines, prélèvements) et conduit les analyses selon les procédures en vigueur. Il assure la traçabilité des résultats et signale toute anomalie au biologiste ou au responsable.
En laboratoire médical, il réalise des examens d’hématologie, de biochimie, de microbiologie ou d’immunologie. En industrie, il contrôle la qualité des matières premières ou des produits finis selon les normes ISO ou BPF.
Il entretient le matériel analytique (automates, spectrophotomètres, centrifugeuses), gère les stocks de réactifs et participe aux démarches d’accréditation COFRAC.
Formation
Le BTS analyses biologiques et le BUT génie biologique (anciennement DUT) constituent les voies d’accès principales. Le BTS peut se préparer en alternance, ce qui facilite l’insertion directement à la sortie de formation.
En industrie pharmaceutique ou agroalimentaire, un BTS ou BUT chimie est également apprécié. Certains postes en R&D exigent un niveau licence professionnelle ou master.
Des titres professionnels de niveau 4 ou 5 existent pour les personnes en reconversion, notamment via des centres agréés par les ministères de la Santé ou de l’Agriculture.
Salaire
Un technicien de laboratoire débutant perçoit entre 1 800 et 2 000 € brut par mois. Avec trois à cinq ans d’expérience, la rémunération atteint 2 300 à 2 800 € brut selon le secteur et le type de structure.
Les laboratoires pharmaceutiques et les centres de recherche privés rémunèrent en général mieux que les structures hospitalières publiques, où la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière s’applique.
Marché de l’emploi
Le secteur présente une tension significative : France Travail recensait environ 9 000 offres pour le seul segment des laboratoires médicaux, pour 3 510 demandeurs d’emploi sur la même période. L’embauche est donc favorable aux profils formés.
Les débouchés couvrent l’hôpital public, les laboratoires de biologie médicale privés, l’industrie pharmaceutique, la R&D, l’agroalimentaire et les laboratoires environnementaux.
Évolution de carrière
Après quelques années, le technicien de laboratoire peut évoluer vers un poste de technicien senior, de responsable de secteur analytique ou de coordinateur qualité. Avec une formation complémentaire, il peut se diriger vers l’ingénierie biomédicale ou la gestion de projets R&D.
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