Travailler au CNRS
Le CNRS est le premier organisme public de recherche fondamentale en France, et le plus pluridisciplinaire : il couvre aussi bien les mathématiques que l’archéologie ou la physique des particules. Voici les métiers qu’on y exerce, la manière dont ses laboratoires sont organisés, et les statuts qui permettent d’y travailler.
Les métiers que l’on trouve au CNRS
Le CNRS n’emploie pas que des chercheurs : en nombre comparable, des ingénieurs et des techniciens font fonctionner ses laboratoires au quotidien, des instruments scientifiques à l’informatique de recherche. Cinq de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Les unités mixtes de recherche et les dix instituts thématiques
La plupart des laboratoires du CNRS ne sont pas des structures qui lui appartiennent en propre : ce sont des unités mixtes de recherche (UMR), cogérées avec une université, une grande école ou un autre organisme comme l’Inserm ou l’Inrae, qui en partagent la tutelle et le personnel. Le CNRS pilote l’ensemble de ces unités à travers dix instituts thématiques qui couvrent, à eux dix, la quasi-totalité des disciplines scientifiques : chimie (INC), écologie et environnement (INEE), physique (INP), biologie (INSB), sciences humaines et sociales (INSHS), ingénierie et systèmes (INSIS), mathématiques (INSMI), sciences de l’univers (INSU), informatique (INS2I) et physique nucléaire et des particules (IN2P3).
Chercheur, ingénieur, technicien : les statuts pour y travailler
Les postes de chercheur titulaire, chargé de recherche puis directeur de recherche, sont des postes de fonctionnaire d’État pourvus par un concours national très sélectif, ouvert chaque année sur un nombre de places restreint au regard du nombre de candidats. Les ingénieurs et techniciens de la recherche font, eux, fonctionner les laboratoires au quotidien : ils se recrutent par un concours propre à la recherche publique, ou en contractuel. Le CNRS emploie enfin de nombreux doctorants et post-doctorants en contrat à durée déterminée, un passage quasi obligé avant de pouvoir se présenter au concours de chercheur.
Avantages et inconvénients de travailler au CNRS
Ce qui plaît
- La liberté de recherche et une excellence scientifique reconnue à l’international, pour un organisme présent dans la quasi-totalité des champs de la connaissance.
- La diversité des disciplines couvertes, qui permet de changer de thématique ou de laboratoire sans changer d’employeur.
- La stabilité du statut de fonctionnaire, une fois le concours de chercheur ou d’ingénieur de la recherche obtenu.
Ce qui pèse
- La sélectivité extrême des postes de chercheur titulaire, ouverts chaque année en nombre très restreint.
- La précarité fréquente des contrats post-doctoraux, parfois enchaînés plusieurs années avant une éventuelle titularisation, voire sans jamais y parvenir.
- Un budget sous tension depuis plusieurs années, avec des restrictions de crédits qui pèsent directement sur le fonctionnement des laboratoires.
Pour aller plus loin dans la fonction publique
Le CNRS n’est qu’un des employeurs de la recherche et de la fonction publique françaises. Notre page sur la fonction publique présente ses trois versants, les voies de concours, et les employeurs déjà détaillés sur ce site.
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