Travailler au CEA
Le CEA conduit à la fois des recherches civiles, sur l’énergie bas carbone et les technologies pour l’industrie, et des missions de défense, au service de la dissuasion nucléaire française. Voici les métiers qu’on y exerce, ses neuf centres répartis entre ces deux missions, et le statut particulier de ses salariés.
Les métiers que l’on trouve au CEA
Le CEA emploie des profils scientifiques et techniques sur toute la chaîne de la recherche, de la conception d’une expérience jusqu’à son industrialisation. Quatre de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Quatre domaines, deux missions : civile et militaire
Le CEA partage son activité entre quatre grands domaines. La défense et la sécurité nationale occupent la direction des applications militaires (DAM), qui conçoit les têtes nucléaires de la dissuasion française et en garantit la fiabilité sans essai, depuis l’arrêt des essais nucléaires en 1996, par la simulation numérique. Les énergies bas carbone couvrent aussi bien le nucléaire civil, du réacteur actuel aux concepts de quatrième génération, que l’hydrogène et les renouvelables. La recherche technologique pour l’industrie va de la microélectronique, au Léti de Grenoble, aux batteries et aux capteurs. La recherche fondamentale, enfin, porte sur la matière et l’univers, notamment à l’Irfu de Paris-Saclay, en lien étroit avec le CERN.
Ces quatre domaines se répartissent sur neuf centres. Quatre sont des centres civils ouverts aux partenariats industriels et académiques : Paris-Saclay (siège et recherche fondamentale), Grenoble (micro et nanotechnologies), Cadarache (nucléaire civil, dont le réacteur de recherche Jules Horowitz) et Marcoule (cycle du combustible et déchets). Les cinq autres, Valduc, Cesta, Gramat, Le Ripault et le centre DAM Île-de-France, relèvent de la direction des applications militaires et sont soumis à un régime de protection propre aux installations de défense.
Un statut à part : salarié de droit privé, pas fonctionnaire
Le CEA n’est pas un établissement public à caractère scientifique et technologique comme le CNRS, dont les chercheurs titulaires sont fonctionnaires. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) : ses salariés relèvent du droit privé et d’une convention collective propre, et se recrutent très majoritairement en CDI, par entretiens, sans concours de la fonction publique. Les doctorants et post-doctorants, en revanche, restent en contrat à durée déterminée pendant leurs travaux de thèse ou de recherche postdoctorale, comme dans la plupart des organismes de recherche.
Avantages et inconvénients de travailler au CEA
Ce qui plaît
- Une recherche de pointe à fort impact stratégique, qui pèse sur l’indépendance énergétique et la défense du pays.
- La diversité des domaines couverts, de la dissuasion nucléaire aux batteries, qui permet de changer de sujet sans changer d’employeur.
- Des moyens expérimentaux rares, comme le réacteur Jules Horowitz ou les salles blanches du Léti, difficiles à trouver ailleurs.
Ce qui pèse
- La sélectivité des postes de chercheur et d’ingénieur de recherche, ouverts en nombre restreint chaque année.
- Des contraintes de sécurité strictes, avec une habilitation et une enquête administrative obligatoires pour les activités liées à la défense.
- Une mobilité limitée entre certains centres, les postes liés à la DAM imposant des règles de confidentialité qui freinent les allers-retours vers le civil.
Autres lieux de travail proches
Le CEA partage certains de ses métiers scientifiques avec d’autres organismes de recherche publics, et une partie de ses programmes avec la filière nucléaire civile et militaire au sens large.
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