Travailler dans l’aéronautique

L’aéronautique couvre toute la vie d’un avion, de sa conception en bureau d’études à son exploitation commerciale, en passant par la fabrication, la maintenance et la navigation aérienne qui l’encadre au sol comme en vol. Voici les métiers qu’on y trouve, la pyramide industrielle entre grands groupes et sous-traitants, et les filières qui y mènent.

78 milliards d’eurosde chiffre d’affaires pour la filière aéronautique et spatiale française en 2024, en hausse de 10 % sur un an, selon le bilan annuel du GIFAS
222 000 salariésdans l’industrie aéronautique et spatiale française fin 2024, après 29 000 recrutements sur la seule année, selon le GIFAS
1 000 entreprisescomposent la filière aéronautique en France, pour environ 300 000 emplois directs et indirects espace compris, selon le ministère de l’Économie

Les métiers que l’on trouve dans l’aéronautique

L’aéronautique emploie des profils très différents, du pilotage au bureau d’études, en passant par l’atelier de maintenance et le tarmac. Six de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.

Grands groupes et sous-traitants : la pyramide industrielle

La filière s’organise en pyramide, autour d’un petit nombre de grands donneurs d’ordre : Airbus pour les avions commerciaux, Safran pour les moteurs et équipements, Dassault Aviation pour l’aviation d’affaires et militaire, Thales pour l’avionique et les systèmes de navigation. Ces groupes conçoivent et assemblent l’appareil, mais sous-traitent une grande partie de la fabrication des pièces, des sous-ensembles et de la maintenance à un tissu de PME et d’entreprises de taille intermédiaire, qui forment l’essentiel du millier d’entreprises de la filière.

Travailler chez un sous-traitant diffère souvent de travailler chez un donneur d’ordre : les postes y sont plus polyvalents, la taille des équipes plus réduite, et la dépendance à un ou deux clients plus forte, ce qui expose davantage aux à-coups de production quand un grand programme ralentit.

Les voies de formation, du CAP aux écoles d’ingénieurs

La conception passe le plus souvent par une école d’ingénieurs généraliste ou spécialisée (arts et métiers, écoles d’ingénieurs aéronautiques), parfois complétée par un mastère spécialisé en aérospatiale. La maintenance et la production s’apprennent dès le CAP ou le bac pro aéronautique, suivis d’un BTS pour les postes techniques les plus qualifiés.

Le pilotage et le contrôle aérien passent par une voie à part, celle de l’ENAC, l’École nationale de l’aviation civile, qui forme à la fois les pilotes de ligne sur concours et les ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne. Nos fiches pilote de ligne et contrôleur aérien détaillent ces concours et leur sélectivité.

Avantages et inconvénients de travailler dans l’aéronautique

Ce qui plaît

  • Une technologie de pointe, au contact de produits parmi les plus avancés de l’industrie.
  • Une forte internationalisation, avec des clients, fournisseurs et collègues dans le monde entier.
  • Des parcours variés, de l’atelier au bureau d’études, avec des passerelles entre métiers.

Ce qui pèse

  • La cyclicité du secteur, suspendu aux cycles de commandes des compagnies aériennes et aux crises du transport aérien.
  • Des exigences de sécurité et de certification strictes, qui encadrent fortement chaque poste et chaque pièce.
  • Une concentration géographique autour de quelques bassins d’emploi, qui limite le choix de région.

Autres lieux de travail

Airbus est le principal donneur d’ordre de la filière aéronautique française.

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