Salaire coffreur bancheur en 2026 : grille du bâtiment, net

Un coffreur titulaire du CAP démarre au coefficient 185 de la convention des ouvriers du bâtiment, soit 1 899 € brut par mois en Île-de-France en 2026, et jusqu’à 2 510 € au niveau de chef d’équipe. Le minimum change selon la région, s’ajoutent des paniers et des indemnités d’intempéries. Voici les grilles, les primes, le net, et les limites de ce que les sources publiques permettent d’affirmer.

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1 899 €brut mensuel au coefficient 185 (CAP), bâtiment Île-de-France, 2026
2 038 €brut mensuel au coefficient 210 (BP, bac pro), même grille
2 510 €brut mensuel au coefficient 270, maître ouvrier, même grille

Coffreur bancheur salarié : la convention du bâtiment

Le coffreur bancheur d’une entreprise de bâtiment relève de la convention collective des ouvriers du bâtiment : IDCC 1596 pour les entreprises de dix salariés au plus, IDCC 1597 au-delà. Le texte, issu de la convention du 8 octobre 1990, classe les ouvriers en quatre niveaux : exécution (coefficients 150 et 170), ouvrier professionnel (185), compagnon professionnel (210 et 230), maître ouvrier ou chef d’équipe (250 et 270). Aucune grille ne porte le nom du coffreur : c’est l’employeur qui classe, mais le diplôme fixe un plancher. Un titulaire de CAP est classé au coefficient 185, un titulaire de brevet professionnel ou de bac pro au coefficient 210, selon la CAPEB. Nous n’avons trouvé aucune source qui range le coffreur bancheur à un niveau précis : le classement dépend de l’autonomie et de la qualification. Pour retrouver la convention de votre employeur, utilisez notre moteur de recherche de convention collective.

Les minima sont négociés région par région, et c’est l’accord du lieu du chantier qui s’applique. En Île-de-France, l’accord du 5 novembre 2025 est appliqué depuis février 2026. Aux coefficients 150 et 170, le minimum conventionnel est inférieur au SMIC : c’est le SMIC qui s’applique depuis le 1er juin 2026.

NiveauCoefficientBrut mensuel (35 h)Brut horaire
N1 position 11501 867,02 € (SMIC)12,31 €
N1 position 21701 867,02 € (SMIC)12,31 €
N21851 899 €12,52 €
N3 position 12102 038 €13,44 €
N3 position 22302 164 €14,27 €
N4 position 12502 292 €15,11 €
N4 position 22702 510 €16,55 €
Source : Salerya, grille BTP 2026 Île-de-France (IDCC 1596 et 1597), coefficient 270 et SMIC recoupés par Batup ; accord régional du 5 novembre 2025. Brut, 35 heures, hors primes et indemnités.

La région pèse lourd. Au coefficient 210, Île-de-France est la 13e région sur 13 de la grille, et Provence-Alpes-Côte d’Azur affiche 2 170,80 €, soit 132,80 € de plus par mois, selon Salerya. Pour la Bretagne, Juritravail relève au 1er janvier 2026 1 917,70 € au coefficient 185 et 2 082,95 € au coefficient 210. Consultez l’accord de votre région avant de comparer deux offres.

Indépendant ou artisan : ce que l’on peut vraiment gagner

Le coffreur bancheur travaille surtout comme salarié ou comme intérimaire : la fiche ROME F1701 de France Travail ne cite pas d’autre statut. Certains s’installent toutefois en gros œuvre. Aucune statistique publique ne donne le revenu d’un coffreur indépendant. La plus proche est celle de l’Insee sur les non-salariés de la construction en 2023, hors micro-entrepreneurs : revenu d’activité mensuel médian de 2 610 €, moyen de 2 990 €, premier décile 800 € et dernier décile 6 050 €, avant CSG et CRDS, d’après l’Insee (26 novembre 2025). Elle couvre toute la construction, sans ventilation par métier, et ne mesure pas un salaire.

L’écart entre 800 € et 6 050 € montre que le statut d’indépendant est un pari : la qualité de la clientèle et le carnet de commandes comptent plus que l’ancienneté. Pour un démarrage en micro-entreprise, une prestation de services artisanale supporte 21,2 % de cotisations sociales sur le chiffre d’affaires encaissé, avec un plafond annuel de 83 600 € en 2026, d’après les tableaux de l’administration. Pour 4 000 € encaissés dans le mois, elles s’élèvent à 848 €, avant matériel, véhicule et surtout garantie décennale, obligatoire avant l’ouverture de tout chantier, avec une amende pouvant atteindre 75 000 € sans elle selon PRO BTP. Nous n’avons pas de prime moyenne fiable à citer. Simulez votre cas avec le calculateur de charges de micro-entrepreneur.

Primes, indemnités et variables

Dans le bâtiment, les petits déplacements se composent d’une indemnité de repas (panier), de trajet et de transport, fixées par zone selon la distance entre le chantier et l’entreprise. L’indemnité de repas s’élevait à 10,80 € par jour en Île-de-France en 2025 selon Salerya : le relevé 2026 n’a pas pu être confirmé. Ces indemnités s’ajoutent au brut de base et suivent leur propre régime social. Quand l’ouvrier ne peut pas rentrer le soir, il relève du grand déplacement, prévu par la convention du 8 octobre 1990 : la Fédération française du bâtiment publie les montants annuels, que nous n’avons pas pu vérifier et ne citons donc pas.

Le chômage-intempéries compte pour un coffreur, exposé au vent, à la pluie et au gel. Lorsqu’un chantier s’arrête, le salarié touche 75 % de son salaire horaire pour chaque heure perdue, dans la limite de 9 heures par jour, 45 heures par semaine et 495 heures par an, avec une heure non indemnisée par arrêt, selon la caisse de congés intempéries du BTP. Il faut avoir travaillé au moins 200 heures dans le bâtiment sur les deux mois précédents. Cette indemnité est un revenu de remplacement : elle ne supporte que la CSG et la CRDS.

Les congés payés du bâtiment passent par une caisse régionale, la CIBTP : l’ouvrier acquiert 2,5 jours par mois, soit 30 jours ouvrables au maximum, sur une période de référence du 1er avril au 31 mars, selon Skello, un éditeur de logiciels de paie. Les heures supplémentaires sont majorées : le calculateur d’heures supplémentaires aide à les estimer. Aucune prime de travail en hauteur ni de pénibilité ne figure dans les grilles consultées : elle dépend du contrat.

Évolution selon l’expérience, la formation et la région

Le bâtiment classe selon la qualification et la responsabilité, non l’ancienneté. Voici comment lire la grille d’Île-de-France pour un coffreur, à titre indicatif : seuls les planchers du CAP et du BP ou bac pro sont fixés par la convention.

SituationCoefficientBrut mensuel, bâtiment Île-de-France 2026
Aide-coffreur débutantN1, 150 à 1701 867,02 € (SMIC)
Titulaire du CAP ou du titre professionnel niveau 3N2, 185 (plancher)1 899 €
Titulaire du BP ou du bac pro, ou coffreur autonomeN3, 210 (plancher) à 2302 038 € à 2 164 €
Chef d’équipe ou maître ouvrierN4, 250 à 2702 292 € à 2 510 €
Source : CAPEB (planchers par diplôme), Salerya et Batup (grille BTP 2026 Île-de-France). Répartition indicative pour le reste, non fixée par la convention pour le métier de coffreur.

Entre le coefficient 185 et le coefficient 270, l’écart atteint 611 € brut par mois (2 510 moins 1 899), soit environ 32 %. Le chef d’équipe reste dans la grille des ouvriers ; le chef de chantier passe dans celle des ETAM, plus haute, selon Salerya. Aucun baromètre public consulté ne donne de salaire propre au coffreur : nous ne publions donc aucune fourchette d’annonces.

Du brut au net

Un salarié non cadre cotise environ 21 % de son brut sous le plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € en 2026. Pour un coffreur titulaire du CAP au coefficient 185 à 1 899 € brut, le net avant impôt est de l’ordre de 1 500 € (1 899 × 0,79 = 1 500,21). Au coefficient 210, à 2 038 € brut, il est de l’ordre de 1 610 €, hors indemnités de déplacement qui suivent leur propre régime.

Ce calcul est simplifié : les cotisations exactes dépendent de la situation du salarié. Pour votre cas, utilisez le calculateur de salaire brut en net.

Comparaison avec les métiers proches

MétierCadre de la donnéeBrut mensuel
Coffreur bancheurOuvriers du bâtiment, Île-de-France, coefficients 185 à 270, 20261 899 € à 2 510 €
MaçonMême convention, même grille : le coefficient dépend du diplôme et de l’autonomie1 899 € à 2 510 €
CarreleurMême convention, même grille1 899 € à 2 510 €
Conducteur de travauxETAM du bâtiment, Île-de-France, niveaux E à G, 20262 407 € à 3 119 €
Sources : Salerya et Batup (ouvriers du bâtiment), Juristique (ETAM, accord du 5 novembre 2025). Minima conventionnels, hors primes, non comparables poste à poste.

Le coffreur partage sa grille avec les autres ouvriers du bâtiment : la différence se fait moins sur le taux horaire que sur la qualification, l’encadrement et la rareté du profil. Le marché est tendu : 73 % des projets de recrutement d’ouvriers du béton sont jugés difficiles selon le Journal du BTP (BMO 2026), mais aucune source consultée ne chiffre l’effet de cette tension sur les salaires.

Coffreur bancheur : missions et formationLe CAP, le titre professionnel, les risques, les débouchés et les évolutions.Voir la fiche métier

Négocier sa paie : ce qui fait varier le bulletin

Trois leviers pèsent plus que le taux horaire affiché. Le premier est la classification : le CAP donne droit au coefficient 185, le BP ou le bac pro au 210, et l’écart de 139 € brut par mois (2 038 moins 1 899) justifie de faire valoir son diplôme par écrit. Un ouvrier de niveau III ou IV qui détient deux diplômes de spécialités différentes a droit à 110 % du salaire conventionnel, selon la CAPEB. Le deuxième est le régime des déplacements et des paniers, qui ajoute des sommes hors salaire de base. Le troisième est la région : à coefficient égal, une même grille varie de plus de 130 € par mois.

Avant de signer, comparez sur quatre points : la convention applicable, la grille de la région du chantier, les indemnités de déplacement prévues au contrat et le traitement des intempéries. Pour un poste en intérim, vérifiez que le coefficient figure sur le contrat de mission. Gardez vos bulletins pour les recalculs, demandez à l’employeur quel coefficient vous est attribué, et consultez les accords régionaux de la Fédération française du bâtiment.

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