Salaire gynécologue en 2026 : grille, libéral et net

Pour un gynécologue, la fiche de paie dépend d’abord de la spécialité : 4 634 € brut par mois pour un praticien hospitalier débutant, mais en libéral 57 050 € par an en moyenne pour un gynécologue médical contre 98 390 € pour un gynécologue-obstétricien, selon la CARMF en 2022. Voici les grilles de 2026, les revenus déclarés, les dépassements, les primes et le passage du brut au net.

4 634 €brut mensuel au 1er échelon de praticien hospitalier, hors gardes, en 2026
57 050 €bénéfice annuel moyen des gynécologues médicaux libéraux, avant impôt, en 2022
98 390 €bénéfice annuel moyen des gynécologues-obstétriciens libéraux, avant impôt, en 2022

Fonction publique : la grille des praticiens hospitaliers

Les gynécologues salariés de l’hôpital public, médicaux comme obstétriciens, relèvent du statut de praticien hospitalier. Leur rémunération n’est pas indexée sur le point d’indice : elle est fixée en euros par l’arrêté du 8 juillet 2022, modifié par celui du 29 juin 2023, en vigueur depuis le 1er juillet 2023, et elle est la même pour toutes les spécialités. La grille complète à treize échelons figure sur la page salaire du cardiologue ; voici les repères utiles.

ÉchelonAncienneté à l’entréeBrut mensuel
10 an4 634 €
58 ans5 724 €
916 ans7 546 €
1332 ans9 368 €
Source : arrêté du 29 juin 2023 modifiant l’arrêté du 8 juillet 2022, montants bruts mensuels arrondis à l’euro, hors gardes et indemnités. Légifrance bloque l’accès automatisé : grille recoupée sur deux relais professionnels indépendants (Hoppi, Coopérer pour former).

Le praticien qui renonce à toute activité libérale perçoit en plus l’indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE) de 1 010 € brut par mois, pour trois ans renouvelables : un débutant exclusif touche 5 644 € brut avant gardes. Les contractuels négocient leur rémunération, et les maternités en manque de praticiens y recourent.

Internat et post-internat

Le DES de gynécologie médicale dure quatre ans, celui de gynécologie-obstétrique six. L’interne de première année perçoit 2 136,60 € brut par mois selon la grille des Hôpitaux universitaires de Strasbourg du 3 décembre 2024, indemnité de sujétion comprise. Les montants des années suivantes et ceux du chef de clinique, de l’assistant des hôpitaux et du praticien contractuel sont détaillés sur la page du cardiologue, la grille étant commune à toutes les spécialités.

Clinique privée et établissements à but non lucratif

Dans les cliniques à but lucratif, la plupart des gynécologues-obstétriciens exercent en libéral : ils facturent leurs actes et ne relèvent pas des minima de l’établissement. La convention collective nationale de l’hospitalisation privée du 18 avril 2002, IDCC 2264, fixe la paie du personnel salarié, pas celle de ces médecins.

Un salariat médical existe dans les établissements privés à but non lucratif, rattachés à la convention collective du 31 octobre 1951, dite FEHAP, IDCC 29 : la rémunération y repose sur un coefficient multiplié par la valeur du point de la branche, qui diverge selon les sources en 2026 et dont ce texte ne cite donc pas la valeur. Pour identifier la convention de votre employeur, utilisez notre moteur de recherche des conventions collectives.

Libéral : les revenus déclarés par spécialité

Le communiqué de la CARMF du 7 novembre 2023 chiffre le bénéfice non commercial 2022, déclaré par les médecins libéraux et net de charges professionnelles. La CARMF y observe des baisses de 6,56 % pour les gynécologues médicaux et de 6,37 % pour les gynécologues-obstétriciens par rapport à 2021.

SpécialitéSecteur 1Secteur 2Tous secteurs
Gynécologie médicale (598 déclarants)48 910 €66 172 €57 050 €
Gynécologie médicale et obstétrique (206)59 124 €95 841 €77 126 €
Gynécologie obstétrique (2 657)75 934 €107 076 €98 390 €
Source : CARMF, communiqué du 7 novembre 2023, bénéfice non commercial 2022, annuel, avant impôt. Effectifs par secteur : 316 et 282 en gynécologie médicale, 741 et 1 916 en obstétrique.

Deux constats s’imposent. Le secteur 2, à honoraires libres, rapporte environ 35 % de plus en gynécologie médicale et environ 41 % de plus en obstétrique que le secteur 1, calcul Voilà le travail sur les moyennes ci-dessus. Et 72 % des obstétriciens déclarants exercent en secteur 2 (1 916 sur 2 657), contre 47 % des gynécologues médicaux (282 sur 598).

Ces montants ont vieilli. Pour 2023, la CARMF a changé de méthode : elle publie un « revenu net d’activité indépendante », qui intègre les forfaits et la ROSP. Il s’établit à 78 008 € pour les gynécologues médicaux, d’après Santé-Environnement-Politique en décembre 2025, pour 121 320 € en moyenne tous médecins. Cette mesure diffère du bénéfice de 2022 : on ne peut pas dire que le revenu a grimpé de 57 050 € à 78 008 €. La ligne des obstétriciens n’a pas pu être consultée.

Une troisième mesure existe, celle de la DREES : le revenu d’activité des gynécologues libéraux atteint 117 700 € en 2021, net de charges, selon le tableau de l’étude de la DREES relayé par Santé-Environnement-Politique en septembre 2026. Ce chiffre regroupe les deux spécialités, sans distinguer médicaux et obstétriciens. Il est supérieur à celui de la CARMF, car les périmètres et les années diffèrent.

Dépassements d’honoraires, obstétrique et assurance

En 2024, le taux moyen de dépassement des chirurgiens est de 62,6 % du tarif de la Sécurité sociale et il dépasse 56,8 % pour les gynécologues, selon l’évaluation de la Sécurité sociale. Le secteur 2 concerne déjà la majorité des obstétriciens déclarants, et la part exacte des nouvelles installations dans ce secteur n’a pas pu être établie à partir de sources accessibles.

Une option de pratique tarifaire maîtrisée propre aux actes de chirurgie et d’obstétrique, l’OPTAM-CO, s’adresse aux gynécologues-obstétriciens et aux chirurgiens de secteur 2 qui limitent leurs dépassements. Elle est associée à une aide à la souscription de l’assurance de responsabilité civile professionnelle, mentionnée sur ameli.fr, dont le montant n’a pas pu être consulté : la page bloque l’accès automatisé.

L’assurance est obligatoire pour tout médecin libéral, selon l’article L. 1142-2 du Code de la santé publique. Pour l’obstétrique, aucun tarif public n’existe : la prime est individualisée selon l’activité, et les montants circulant sur les sites d’assureurs ne sont pas repris ici faute de source vérifiable. Comptez ce poste parmi les charges qui séparent le chiffre d’affaires du bénéfice.

Primes, indemnités et variables

ÉlémentMontant brutTexte
Indemnité d’engagement de service public exclusif1 010 € par moisEngagement de 3 ans renouvelable, sans activité libérale
Garde de nuit, dimanche ou jour férié, période complète422,03 €Arrêté du 22 décembre 2023, en vigueur au 1er janvier 2024
Garde, demi-période211,01 €Même arrêté
Indemnité de sujétion de l’interne, 1re et 2e année435,18 € par moisArrêté fixant les émoluments des internes
Temps plein, montants 2026 sauf mention contraire. Les astreintes sont indemnisées par un forfait propre à chaque établissement.

Les gardes pèsent lourd chez l’obstétricien de maternité : dix gardes de nuit complètes par mois ajoutent 4 220,30 € brut, davantage que le passage de plusieurs échelons de la grille.

Évolution selon l’expérience, la spécialisation et la région

Situation à l’hôpital publicBrut mensuel
Débutant, 1er échelon4 634 €
8 ans, 5e échelon5 724 €
16 ans, 9e échelon7 546 €
Fin de grille, 13e échelon9 368 €
Grille nationale des praticiens hospitaliers, hors indemnité de résidence et hors gardes. Ancienneté calculée à partir des durées d’échelon de l’arrêté.

Un praticien hospitalier gagne le même brut à Lille qu’à Marseille. En libéral, la région joue par la demande : neuf départements n’ont plus de gynécologue médical en exercice régulier en 2025, selon une question sénatoriale. Aucune statistique publique ne ventile pourtant le revenu par ville ou par sous-spécialité comme la chirurgie de l’endométriose ou la procréation médicalement assistée : le volume d’actes et la patientèle restent les leviers, sans repère chiffré.

Du brut au net

Le praticien hospitalier cotise au régime général de la Sécurité sociale pour sa retraite de base et à l’Ircantec pour sa retraite complémentaire, d’après l’Ircantec. Il ne relève donc pas de la CNRACL et de sa retenue de 11,10 % : ce taux est celui des fonctionnaires titulaires, pas des praticiens hospitaliers.

Ligne de paieMontant mensuel
Émoluments, 1er échelon4 633,98 €
Vieillesse plafonnée, 6,90 % jusqu’à 4 005 €– 276,35 €
Vieillesse déplafonnée, 0,40 %– 18,54 €
Ircantec tranche A, 2,84 % jusqu’à 4 005 €– 113,74 €
Ircantec tranche B, 7,06 % au-delà– 44,41 €
CSG et CRDS, 9,70 % de 98,25 % du brut– 441,63 €
Net avant impôt3 739,31 €
Calcul Voilà le travail : praticien hospitalier à temps plein, sans garde ni IESPE, hors mutuelle et impôt. Régime général, Ircantec 2026 (arrêté du 19 décembre 2025) et CSG-CRDS, plafond mensuel de la Sécurité sociale de 4 005 € en 2026. Estimation : la fiche de paie réelle fait foi.

Les gardes et l’IESPE s’ajoutent à ce socle. Pour affiner, utilisez notre calculateur brut net de la fonction publique. En libéral, les montants de la CARMF sont déjà nets de charges professionnelles : ils restent soumis à l’impôt sur le revenu.

Comparaison avec les métiers proches

Le classement CARMF du bénéfice non commercial 2022 place l’obstétricien au-dessus du généraliste et le gynécologue médical en dessous.

SpécialitéBénéfice moyen, libéral, 2022
Gynécologue médical57 050 €
Médecin généraliste76 512 €
Gynécologue-obstétricien98 390 €
Radiologue118 368 €
Cardiologue129 400 €
Chirurgien140 824 €
Anesthésiste-réanimateur164 662 €
Source : CARMF, communiqué du 7 novembre 2023, bénéfice non commercial 2022, tous secteurs. Cette mesure est plus basse que le revenu net d’activité indépendante utilisé par la CARMF pour 2023 : ne la comparez pas à d’autres pages.

Le gynécologue médical gagne environ un quart de moins que le généraliste libéral, malgré un DES de quatre ans, tandis que l’obstétricien gagne environ 1,3 fois son revenu et 1,7 fois celui du gynécologue médical. Ces ratios sont calculés sur les moyennes de 2022, pas sur un praticien précis.

Fiche métier gynécologueMissions, deux DES, études, débouchés et évolutions de carrière.Voir la fiche

Ce qui fait varier la paie d’un gynécologue

Le premier facteur est le diplôme : un DES de gynécologie médicale mène à un revenu libéral moyen de 57 050 €, un DES de gynécologie-obstétrique à 98 390 €, avec deux ans d’internat et des gardes en plus. Le deuxième est le secteur : en secteur 2, les honoraires libres ajoutent 35 % à 41 % de revenu, au prix d’une patientèle qui paie davantage de sa poche.

Le troisième est le statut. À l’hôpital, la grille est nationale et le titulaire n’a pas de marge, alors qu’un contractuel négocie, et l’IESPE de 1 010 € par mois se compare au manque à gagner d’un cabinet en ville. En libéral, ajoutez le loyer, le matériel d’échographie et l’assurance en responsabilité civile professionnelle.

Pour vérifier une offre, comparez-la à la grille de l’arrêté du 29 juin 2023, publiée par le Centre national de gestion, et, en libéral, aux publications de la CARMF et de l’Assurance maladie, seules sources chiffrées indépendantes sur ces revenus.

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