Salaire d’agent de sûreté portuaire en 2026
Le salaire d’un agent de sûreté portuaire dépend d’abord de la convention collective de son employeur, presque toujours une société de sûreté privée. La grille de la prévention et de la sécurité fixe un plancher autour du SMIC, avec des primes de panier propres aux activités de sûreté. Cette page détaille les coefficients, les primes et le passage du brut au net en 2026.

Le cadre : salarié du privé, convention de la prévention et de la sécurité
L’agent de sûreté portuaire est un salarié d’une société de sûreté privée, sous la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité, IDCC 1351. Cette convention couvre explicitement les activités de sûreté aérienne, aéroportuaire et portuaire, au même titre que la surveillance humaine classique. Vérifiez la convention de votre propre contrat avec notre moteur de recherche de convention collective.
La grille en vigueur découle de l’accord du 25 septembre 2023, qui prévoit +5 % en 2024, +3,2 % en 2025 et +2,8 % au 1er janvier 2026, d’après la grille 2026 de Juristique. Aucun accord 2027 n’était signé au moment de la rédaction, selon la page de suivi 83-629. Légifrance étant fermé aux robots, nous citons ces deux relais, concordants sur les montants.
| Coefficient | Brut mensuel 35 h | Taux horaire | Net mensuel estimé | Brut annuel (12 mois) |
|---|---|---|---|---|
| 120 | 1 883,85 € | 12,42 € | 1 488 € | 22 606 € |
| 130 | 1 908,54 € | non relevé | 1 508 € | 22 902 € |
| 140 | 1 965,78 € | 12,96 € | 1 553 € | 23 589 € |
| 150 | 2 039,33 € | 13,45 € | 1 611 € | 24 472 € |
Le coefficient réellement attribué à un agent de sûreté portuaire débutant n’apparaît dans aucune source publique consultée : nous retenons la fourchette 120 à 150, commune à l’ensemble des métiers de la sûreté de cette convention, à contrôler sur votre bulletin de paie. Le coefficient 120 dépasse de 16,83 € le SMIC de 1 867,02 € brut en vigueur depuis le 1er juin 2026.
Aucune source consultée ne décrit de statut de fonctionnaire propre à cette activité au sein d’un grand port maritime : les grands ports sous-traitent la sûreté à des sociétés privées, comme les aéroports le font pour le filtrage. Si votre contrat évoque un autre statut, vérifiez-le auprès de votre employeur plutôt que de vous fier à cette grille.
Primes, indemnités et variables
La convention prévoit une indemnité de panier de 4,48 € pour la plupart des activités, portée à 6,87 € pour l’annexe consacrée aux métiers de la sûreté, ainsi qu’une indemnité d’entretien des tenues de 8,78 € net par mois en 2026, d’après Juristique. Un relais nomme cette annexe « sûreté portuaire », un autre la rattache au « secteur aéroportuaire » : les deux activités relèvent de la même convention et, selon toute vraisemblance, de la même annexe VIII, mais nous n’avons pas pu lire son texte intégral pour trancher.
Les majorations pour travail de nuit, de dimanche et de jour férié font l’essentiel du complément de revenu, puisque de nombreux ports fonctionnent en continu, notamment lors des escales de nuit ou des pics de croisière. Nous n’avons trouvé aucun taux dans une source officielle ou syndicale lisible : consultez l’accord d’entreprise de votre employeur, qui les fixe souvent.
La prime d’ancienneté de la convention est estimée par PayFit à 2 % à 12 % selon l’ancienneté, un éditeur de paie dont nous n’avons pas vérifié les seuils exacts. Ces montants restent des minima : votre employeur peut proposer mieux, en particulier pour fidéliser une équipe formée au code ISPS.
Évolution selon l’expérience, la spécialisation et la région
La progression la plus documentée reste le passage au poste d’ASIP, l’agent de sûreté de l’installation portuaire désigné par l’exploitant, qui engage la responsabilité principale de la sûreté du site. Aucune source ne publie de coefficient ou de grille propre à cette fonction de coordination.
| Situation | Repère salarial | Source |
|---|---|---|
| Agent, plancher de la grille | 1 883,85 € brut mensuel (coefficient 120) | Juristique, 1er janvier 2026 |
| Agent au coefficient 150 | 2 039,33 € brut mensuel | Juristique, 1er janvier 2026 |
| ASIP, coordinateur de la sûreté | coefficient non identifié | non trouvé |
| Écart selon la région ou le port | non mesuré | non trouvé |
Le facteur géographique n’est pas documenté : un agent affecté à un port qui reçoit des croisières de nuit ou du trafic pétrolier continu cumule sans doute plus d’heures majorées qu’un agent d’un petit port secondaire, mais aucune source chiffrée ne le confirme.
Du brut au net : un exemple chiffré
Prenons un agent au coefficient 120, 35 heures, 1 883,85 € brut. Avec 21,00 % de cotisations salariales, le net avant impôt ressort à environ 1 488 €, soit 1 883,85 × 0,79. Au coefficient 150, le brut de 2 039,33 € donne 1 611 € net. Ces montants excluent les primes de panier, de nuit et de dimanche, qui les font monter, et la mutuelle, qui les fait baisser.
Le prélèvement à la source vient ensuite : il dépend de votre foyer fiscal. Pour tester votre propre bulletin, utilisez le calculateur de salaire brut en net, et le calculateur d’heures supplémentaires si votre planning dépasse les 35 heures lors d’une escale chargée.
Comparaison avec les métiers proches
| Métier | Cadre | Brut mensuel 35 h | Source |
|---|---|---|---|
| Agent de sûreté portuaire | IDCC 1351 | 1 883,85 à 2 039,33 € (coefficients 120 à 150) | Juristique, 2026 |
| Agent de sûreté aéroportuaire | IDCC 1351 | 1 883,85 à 2 039,33 € (mêmes coefficients) | Juristique, 2026 |
| Agent de sécurité | IDCC 1351 | 1 883,85 à 2 039,33 € (mêmes coefficients) | Juristique, 2026 |
| Gardien de la paix | Fonction publique d’État | 1 846 € traitement brut, 1er échelon, hors primes | décret n° 2010-564, modifié 2023 |
Les trois métiers de la sûreté et de la sécurité privées partagent exactement la même grille conventionnelle, l’écart entre eux tenant aux primes d’annexe et aux majorations de chaque employeur, pas au minimum de base. Le gardien de la paix démarre en dessous, mais touche une indemnité de sujétions spéciales de police de 28,5 % du traitement qui rapproche vite les deux rémunérations, une fois les primes intégrées.
Ce qui fait varier la paie, et comment négocier
Trois leviers comptent. Le premier est le coefficient obtenu à l’embauche : demandez-le par écrit, puisque l’écart entre 120 et 150 pèse 155,48 € brut par mois. Le deuxième est le planning : les nuits, les dimanches et les escales de croisière majorent la paie. Le troisième est le passage au poste d’ASIP, qui reste la seule évolution clairement identifiée dans nos sources.
La négociation se joue souvent à l’embauche, avant même le début de la formation, puisque de nombreuses sociétés de sûreté recrutent sur promesse d’engagement. Comparez aussi la nature du contrat : les ports qui accueillent des croisières multiplient les besoins saisonniers, en CDD, tandis qu’un grand port de commerce propose plus facilement un CDI. Pour vérifier les minima, la grille officielle se lit sur Juristique ou dans l’avenant publié au Journal officiel.
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