Travailler chez Leboncoin
Leboncoin met en relation des millions de particuliers pour l’achat et la vente d’objets d’occasion, et a étendu son activité à l’immobilier, à l’emploi et à l’automobile avec des verticales dédiées. Fondé en 2006, le site n’est plus une jeune pousse en quête de financement : c’est une entreprise installée, rentable depuis 2009, passée du contrôle d’un groupe de médias scandinave à celui de fonds de capital-investissement. Voici les métiers qu’on y exerce, son modèle économique, et ce que son actionnariat récent change au quotidien.
Les métiers que l’on trouve chez Leboncoin
Leboncoin fait tourner une plateforme unique déclinée en verticales spécialisées (immobilier, emploi, automobile), au contact de millions de particuliers et de dizaines de milliers de professionnels qui y publient leurs annonces. Cinq de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Un modèle gratuit pour les particuliers, payant pour les professionnels
Déposer et consulter une annonce entre particuliers reste gratuit sur l’essentiel du site, ce qui explique une bonne part de son audience. L’entreprise tire ses revenus des annonces publiées par des professionnels (concessionnaires automobiles, agences immobilières, recruteurs) et des options payantes proposées aux particuliers, comme la mise en avant d’une annonce ou son renouvellement prioritaire.
Cette diversification s’est structurée en verticales autonomes, chacune avec son application et son positionnement propre : Leboncoin Immobilier concurrence les portails spécialisés du secteur, Leboncoin Emploi se positionne face aux sites de recrutement généralistes, et l’automobile d’occasion reste l’une des catégories les plus consultées du site historique.
De Schibsted à Adevinta, puis au capital-investissement
Le groupe de médias norvégien Schibsted lance Leboncoin en 2006 en coentreprise avec Spir Communication, avant d’en devenir seul actionnaire en 2010. Le site est profitable dès 2009, bien avant la plupart des scale-up françaises qui lui sont souvent comparées.
En 2019, Schibsted regroupe ses activités de petites annonces dans une nouvelle entité, Adevinta, cotée à la Bourse d’Oslo, dont Leboncoin devient la principale filiale française. En 2024, un consortium mené par les fonds Blackstone et Permira prend le contrôle d’Adevinta : Leboncoin passe ainsi du giron d’un groupe de médias scandinave à celui du capital-investissement, un changement d’actionnaire qui a directement pesé sur les conditions de travail l’année suivante.
Avantages et inconvénients de travailler chez Leboncoin
Ce qui plaît
- Une entreprise française rentable depuis plus de quinze ans, une stabilité rare face à des start-up dont l’avenir dépend de leurs levées de fonds.
- Une forte culture produit, avec des équipes dédiées par verticale et des postes le plus souvent basés à Paris.
- Une marque connue de la quasi-totalité des Français, qui donne du poids aux métiers tournés vers l’utilisateur, du produit à la relation client.
Ce qui pèse
- Un recrutement sélectif, l’entreprise étant installée et très sollicitée sur ses postes techniques et produit.
- Un rythme de travail soutenu, propre aux équipes produit et tech qui font évoluer plusieurs verticales en parallèle.
- Un climat social sous tension depuis le rachat par les fonds Blackstone et Permira : une grève inédite a éclaté en mars 2026 contre la réduction du télétravail, porté de deux à trois jours de présence hebdomadaire à partir de juillet 2026.
Autres lieux proches
Leboncoin partage une partie de ses métiers techniques et produit avec le secteur informatique et les start-up françaises, tout en s’en distinguant par son ancienneté et sa rentabilité.
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