Travailler dans l’informatique
L’informatique se vit très différemment selon l’employeur : une société de services numériques place ses salariés chez ses clients, un éditeur vend son propre logiciel, une direction des systèmes d’information fait tourner les outils d’une entreprise qui n’a rien de numérique au départ. Cette page présente ces grandes familles d’employeurs et les métiers transverses qui s’y retrouvent, en renvoyant vers les fiches start-up et Doctolib pour les jeunes pousses de la tech.
Les métiers que l’on trouve dans l’informatique
Au-delà du développeur, l’informatique recouvre des métiers de conception, de pilotage de projet, d’infrastructure et d’analyse de données, que l’on retrouve avec des nuances dans une ESN, chez un éditeur ou dans une DSI. Six de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
ESN, éditeurs, DSI : trois façons de travailler dans l’informatique
Une société de services numériques (ESN), héritière des anciennes SSII, recrute pour placer ses salariés chez ses clients, en mission ou en régie, parfois pour plusieurs entreprises successives au fil d’une carrière. Capgemini, Sopra Steria, Atos ou CGI comptent parmi les plus grandes ESN françaises, aux côtés de centaines de structures plus modestes qui se partagent le marché.
Un éditeur de logiciels conçoit et vend son propre produit, en licence ou en abonnement, à la différence de l’ESN qui facture du temps de développement sur un projet client. Dassault Systèmes, Cegid ou Sage illustrent ce modèle installé de longue date ; Doctolib en est une version plus récente, une entreprise qui a construit sa propre plateforme et la vend en abonnement aux professionnels de santé.
Une direction des systèmes d’information (DSI) emploie en interne les informaticiens d’une entreprise dont le métier n’est pas le numérique : une banque, un industriel ou une administration ont chacun leur DSI, chargée de faire tourner et de sécuriser les outils du reste de l’entreprise plutôt que de vendre du logiciel ou du service à des clients externes.
Les start-up et scale-up tech forment une quatrième famille, à la croisée de l’éditeur et d’une structure en forte croissance : les mêmes métiers techniques s’y exercent dans des équipes plus petites, avec un recrutement souvent plus rapide et une rémunération qui intègre parfois des BSPCE.
Écoles d’ingénieurs, BUT, bootcamps : les voies d’accès à l’informatique
La voie classique passe par une école d’ingénieurs généraliste ou spécialisée en informatique, un BUT informatique en IUT, ou un master en informatique à l’université. Ces parcours forment l’essentiel des cadres recrutés par les ESN, les éditeurs et les grandes DSI, sur des postes de développement, d’architecture ou de pilotage de projet.
Ce schéma n’est pas une obligation : de nombreux postes se décrochent sans ce parcours initial. Les bootcamps de développement web forment en quelques mois des candidats recrutés ensuite sans diplôme d’informatique, et une partie des administrateurs réseau ou des data analysts en poste ont appris le métier sur le tas ou par la formation continue plutôt qu’à l’université. La demande de recrutement, après deux années de ralentissement, est repartie à la hausse en 2026, ce qui facilite ces parcours moins classiques.
Avantages et inconvénients de travailler dans l’informatique
Ce qui plaît
- Un rapport de force favorable aux candidats sur la plupart des métiers techniques, faute d’assez de profils formés pour couvrir les besoins des employeurs.
- Un télétravail très développé, souvent plusieurs jours par semaine, sur l’essentiel des postes de développement et d’analyse.
- Une grande diversité d’employeurs, du grand groupe à la petite ESN, qui permet de changer de secteur d’activité sans changer de métier.
Ce qui pèse
- Une obsolescence rapide des compétences, qui impose une veille technologique permanente pour ne pas se laisser dépasser.
- La pression des délais de projet, surtout en fin de sprint ou à l’approche d’une mise en production.
- En ESN, une dépendance aux missions, avec le risque de l’intercontrat lorsqu’un projet client s’achève sans relève immédiate.
Autres lieux proches
Start-up et Doctolib illustrent deux visages de la tech française, plus jeunes et plus concentrés sur un seul produit que l’ESN ou la DSI classiques.
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