Calcul indemnités journalières maladie 2026
Calculez vos indemnités journalières d'arrêt maladie
Trois semaines d'arrêt, et la même question revient chaque fois : combien restera-t-il à la fin du mois ? La réponse dépend de votre salaire des trois derniers mois, de la durée de l'arrêt et de ce que votre employeur compense. Le simulateur ci-dessus assemble les trois et affiche le détail ligne à ligne.
La part versée par l'assurance maladie n'a rien de mystérieux : c'est la moitié de votre salaire journalier, dans une limite fixée par le SMIC. Ce qui change vraiment d'un salarié à l'autre, c'est le complément de l'employeur, parce que la loi en impose un à partir d'un an d'ancienneté et que beaucoup de conventions collectives vont bien au-delà.
Comment se calcule l'indemnité journalière
La caisse additionne vos trois derniers salaires bruts, primes comprises, et divise le total par 91,25, soit le nombre moyen de jours dans trois mois. Le résultat porte le nom de gain journalier de base. L'indemnité vaut exactement la moitié de ce montant.
Pour un salaire de 2 500 € brut par mois, le calcul donne 7 500 / 91,25, soit 82,19 € par jour, et une indemnité journalière de 41,10 €. Sur un arrêt de trente jours dont trois de carence, la caisse verse 1 109,70 € bruts. Le taux de 50 % ne bouge pas avec la durée de l'arrêt.
Un plafond limite le salaire pris en compte. Depuis un décret du 20 février 2025, il vaut 1,4 fois le SMIC mensuel, contre 1,8 fois auparavant, ce qui a fait baisser l'indemnité de tous les salaires supérieurs à environ 2 600 €. La revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 a porté ce plafond à 2 613,82 € et l'indemnité maximale à 42,97 € par jour pour les arrêts qui commencent depuis le 1er juillet, contre 41,95 € pour ceux du printemps, d'après les montants publiés par le service public. Un cadre à 5 000 € brut touche donc la même indemnité qu'un salarié payé 2 614 €.
Comme ce plafond est adossé au salaire minimum, il se déplace à chaque revalorisation. Notre page consacrée au montant du SMIC suit ces changements de date en date.
Trois jours de carence, puis le relais de l'employeur
Les trois premiers jours de l'arrêt ne sont jamais payés par la caisse. L'indemnisation démarre au quatrième jour, et ce délai s'applique à chaque nouvel arrêt, y compris quand ils s'enchaînent dans l'année. Deux exceptions existent : une reprise du travail de moins de 48 heures entre deux arrêts, et les arrêts successifs liés à une affection de longue durée.
Votre employeur peut prendre le relais, mais son obligation légale commence plus tard encore. Le maintien de salaire prévu par la loi de mensualisation démarre au huitième jour d'absence, suppose un an d'ancienneté au premier jour de l'arrêt et un certificat médical transmis sous 48 heures. Il vous garantit alors 90 % de votre rémunération brute, indemnités journalières comprises, puis les deux tiers pendant une seconde période de même durée.
La durée de ce maintien s'allonge avec l'ancienneté, selon le barème de l'article D1226-1 du code du travail que reprend la fiche du service public sur les indemnités journalières.
| Ancienneté | Jours à 90 % | Jours à 66,66 % | Total |
|---|---|---|---|
| De 1 à 5 ans | 30 | 30 | 60 jours |
| De 6 à 10 ans | 40 | 40 | 80 jours |
| De 11 à 15 ans | 50 | 50 | 100 jours |
| De 16 à 20 ans | 60 | 60 | 120 jours |
| De 21 à 25 ans | 70 | 70 | 140 jours |
| De 26 à 30 ans | 80 | 80 | 160 jours |
| 31 ans et plus | 90 | 90 | 180 jours |
Les périodes déjà indemnisées dans les douze mois précédents se déduisent de ce compteur. Un salarié qui a déjà consommé quarante jours de maintien au printemps n'en retrouve pas soixante à l'automne.
Pendant combien de temps vous pouvez être indemnisé
La caisse verse au maximum douze mois d'indemnités journalières par période de trois années consécutives. Ce compteur glisse : il ne se remet pas à zéro au 1er janvier, mais se calcule à chaque nouvel arrêt sur les trois ans écoulés.
Les affections de longue durée obéissent à une autre règle. Pour une même affection reconnue, les indemnités peuvent être versées pendant trois ans de date à date. Un nouveau délai de trois ans s'ouvre si vous avez retravaillé au moins un an entre-temps.
Quand ces droits s'épuisent et que l'état de santé reste incompatible avec le travail, le relais passe à la pension d'invalidité, versée par la même caisse mais calculée sur vos dix meilleures années de salaire.
Ce qui est retenu sur les indemnités
Les indemnités journalières supportent la CSG à 6,2 % et la CRDS à 0,5 %, prélevées sur la totalité du montant brut, sans l'abattement de 1,75 % qui s'applique aux salaires. Les foyers dont le revenu fiscal de référence reste sous certains seuils en sont exonérés ou bénéficient d'un taux réduit.
Ces indemnités entrent ensuite dans le revenu imposable et supportent le prélèvement à la source. Le complément versé par l'employeur, lui, reste un élément de salaire : il supporte les cotisations habituelles, celles que détaille notre page sur les charges salariales et patronales. Un net d'arrêt maladie ne se compare donc pas directement à un net de bulletin ordinaire, et le calcul du brut en net ne s'y applique pas tel quel.
Les situations que ce calcul ne couvre pas
Un accident du travail ou une maladie professionnelle relève d'un barème plus favorable : aucun jour de carence, 60 % du salaire journalier pendant 28 jours puis 80 % au-delà, avec des plafonds de 240,49 € puis 320,66 € par jour selon les montants de référence de l'Assurance maladie. Le simulateur ne traite que la maladie d'origine privée.
Les fonctionnaires, les travailleurs indépendants, les professions libérales et les salariés agricoles suivent chacun leurs propres règles, parfois avec des délais de carence différents. Le calcul change aussi pour un travail saisonnier ou discontinu, où la caisse retient les douze derniers mois divisés par 365, et pour une rémunération versée à la semaine ou à la quinzaine.
L'Assurance maladie signale enfin que l'indemnité peut atteindre les deux tiers du gain journalier de base dans certaines situations, notamment pour les assurés ayant au moins trois enfants à charge à partir du trente et unième jour d'arrêt. Ce cas particulier ne figure plus dans la fiche officielle du service public : demandez confirmation à votre caisse plutôt que de compter dessus.
Ce qui se joue avant l'arrêt, pas pendant
La variable qui pèse le plus lourd sur votre reste à vivre n'est pas le taux de 50 %, fixé par la loi et identique pour tous, mais la convention collective de votre branche. Certaines maintiennent l'intégralité du salaire dès le premier jour, d'autres reprennent le minimum légal à la virgule près. L'écart sur un arrêt d'un mois se compte en centaines d'euros.
Ouvrez votre convention avant d'en avoir besoin, cherchez l'article « maladie » ou « garantie de ressources », et regardez si votre entreprise a souscrit un contrat de prévoyance. Cette lecture de vingt minutes vaut mieux qu'une découverte au moment où vous êtes déjà chez vous, la tête ailleurs et le premier bulletin à trou dans la boîte aux lettres.
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