Calcul congé maternité 2026 : durée et indemnités

Calculez la durée et le montant de votre congé maternité

Le certificat de grossesse donne une date présumée d'accouchement, et tout le reste en découle : le jour où vous arrêtez de travailler, celui où vous reprenez, et le montant qui remplacera votre salaire pendant ces semaines. Le simulateur ci-dessus calcule les trois à partir de cette seule date et de votre salaire brut.

L'indemnité de maternité obéit à une règle différente de celle de l'arrêt maladie. Elle est nettement plus généreuse, sans délai de carence, et plafonnée non pas au SMIC mais au plafond de la Sécurité sociale. Une salariée payée 2 500 € brut perçoit environ 64,93 € par jour, week-ends compris, là où le même salaire en arrêt maladie ouvrirait droit à 41,10 €.

Cette page détaille le calcul de l'indemnité, la répartition entre congé prénatal et postnatal, et les marges de manœuvre sur les dates.

Combien de semaines selon votre situation

La durée du congé dépend du nombre d'enfants que vous attendez et de ceux que vous avez déjà à charge. Le code du travail fixe quatre cas de figure, sans que votre employeur ait son mot à dire.

SituationCongé prénatalCongé postnatalDurée totale
1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
3e enfant ou plus8 semaines18 semaines26 semaines
Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines

Le congé prénatal démarre le nombre de semaines indiqué avant la date présumée d'accouchement. Pour un terme fixé au 1er mars 2027 et un premier enfant, le congé commence donc le 18 janvier et s'achève le 9 mai. Le calendrier réel se recale ensuite sur la date effective de l'accouchement.

Le congé de maternité est obligatoire et il est interdit d'y renoncer entièrement. Vous pouvez en réduire une partie, à condition de cesser le travail au moins huit semaines, dont six après l'accouchement. Ce plancher protège votre santé autant que votre emploi.

Comment se calcule l'indemnité journalière

La caisse additionne vos trois derniers salaires bruts avant le début du congé, divise le total par 91,25, puis retire de ce salaire journalier un taux forfaitaire de cotisations de 21 %. Ce taux est une convention, pas le reflet de vos cotisations réelles.

Pour 2 500 € brut par mois, le salaire journalier de base atteint 82,19 € et l'indemnité 64,93 €. Sur seize semaines, soit 112 jours calendaires payés sans exception, la caisse verse 7 272 € bruts.

Deux bornes encadrent le résultat. Le salaire mensuel retenu ne peut pas dépasser le plafond de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € en 2026, ce qui porte l'indemnité maximale à 104,02 € par jour d'après les montants de référence de l'Assurance maladie. Le plancher s'établit à 11,12 € par jour. Une cadre payée 6 000 € brut touche donc la même indemnité qu'une salariée à 4 005 €, soit une perte de revenu bien réelle si son employeur ne complète pas.

Aucun délai de carence ne s'applique, contrairement à l'arrêt maladie. Le premier jour du congé prénatal est indemnisé comme les suivants.

Les conditions pour être indemnisée

Percevoir les indemnités suppose d'être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins six mois comme salariée, et de remplir l'une des conditions d'activité suivantes : 150 heures travaillées au cours des trois mois civils précédant l'arrêt, 600 heures sur les douze derniers mois, ou une rémunération soumise à cotisations d'au moins 12 058,20 € sur six mois civils ou 24 989,30 € sur douze, selon la fiche officielle du service public.

Une salariée qui vient de changer d'employeur ou de sortir d'un CDD garde ses droits : c'est l'affiliation qui compte, pas l'ancienneté dans l'entreprise. Les demandeuses d'emploi indemnisées par France Travail relèvent des mêmes règles, calculées sur l'activité exercée avant le chômage.

Décaler ou avancer le congé prénatal

Vous pouvez reporter jusqu'à trois semaines de congé prénatal sur le congé postnatal. La durée totale ne change pas, le congé démarre simplement plus tard et se termine plus tard. Cette demande suppose l'avis favorable du professionnel de santé qui suit la grossesse et doit parvenir à votre caisse au plus tard la veille du début initialement prévu. L'accord de l'employeur n'est pas requis.

Un arrêt de travail survenu pendant cette période annule le report : le congé prénatal reprend alors au premier jour de l'arrêt, et les semaines gagnées sont perdues. Ce risque mérite d'être pesé avant de repousser un congé de trois semaines en fin de grossesse.

Le mouvement inverse existe aussi. À partir du troisième enfant, le congé prénatal peut être avancé de deux semaines, et de quatre semaines en cas de naissances multiples, le postnatal étant réduit d'autant. Un état pathologique lié à la grossesse ouvre en plus deux semaines avant l'accouchement et quatre semaines après.

Salaire maintenu, congés payés et suite du congé

Beaucoup de conventions collectives prévoient le maintien intégral du salaire pendant le congé de maternité. L'employeur verse alors votre rémunération habituelle et perçoit directement les indemnités de la caisse, mécanisme appelé subrogation. Sur un salaire de 2 500 €, la différence à sa charge approche 1 930 € sur seize semaines.

Le congé de maternité compte intégralement comme du temps de travail effectif pour l'acquisition des congés payés. Vous continuez donc à acquérir 2,5 jours ouvrables par mois pendant votre absence, et ces jours se cumulent avec ceux que vous aviez déjà : notre calculateur d'indemnité de congés payés permet de chiffrer ce solde à la reprise.

Le congé parental d'éducation peut ensuite prendre le relais, à temps plein ou à temps partiel, mais il n'est pas indemnisé par l'assurance maladie. Le revenu bascule alors vers les prestations familiales, et parfois vers la prime d'activité en cas de reprise à temps partiel. Les règles de ce congé figurent sur la fiche du service public consacrée au congé parental.

Prévenir tôt, pour ne pas subir le calendrier

La déclaration de grossesse auprès de la caisse et de la Caf doit intervenir dans les quatorze premières semaines. Rien n'oblige à prévenir l'employeur au même moment, et beaucoup de salariées attendent. Ce délai a un coût pratique : sans information, l'entreprise ne prépare ni le remplacement ni le maintien de salaire, et les premiers versements arrivent parfois avec un mois de retard.

Annoncez la date de début de congé par écrit dès que vous l'avez calculée, en demandant dans le même courrier si la convention collective prévoit un maintien de salaire et une subrogation. Vous saurez alors, plusieurs mois à l'avance, si votre revenu de janvier ressemblera à celui de décembre ou s'il faudra composer avec 65 € par jour.

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