Salaire neurologue en 2026 : hôpital, clinique et libéral
Le salaire d’un neurologue dépend avant tout de son statut : très majoritairement salarié d’un hôpital, sur la grille de praticien hospitalier, ou plus rarement libéral, avec un revenu suivi par la CARMF. L’exercice en clinique privée se fait le plus souvent en libéral au sein de l’établissement, et non en salariat classique.
Hôpital public : la grille de praticien hospitalier
La majorité des neurologues exercent comme praticiens hospitaliers, statut régi par une grille commune à toutes les spécialités médicales de l’hôpital public, fixée par l’arrêté du 29 juin 2023. Elle compte 13 échelons, avec une durée de 2 ans dans chacun des huit premiers échelons puis de 4 ans au-delà.
| Échelon | Ancienneté requise | Brut mensuel |
|---|---|---|
| 1 | 0 an | 4 634 € |
| 2 | 2 ans | 4 840 € |
| 4 | 6 ans | 5 547 € |
| 7 | 12 ans | 6 372 € |
| 9 | 16 ans | 7 546 € |
| 11 | 24 ans | 8 318 € |
| 13 | 32 ans | 9 368 € |
À ce traitement de base s’ajoutent les gardes et astreintes, très fréquentes en neurologie à cause de l’urgence neurovasculaire : une garde de période complète est rémunérée 422,03 € depuis l’arrêté du 22 décembre 2023, et une astreinte à domicile de 70 à 280 € par nuit depuis le 1er novembre 2025.
Clinique privée : un exercice le plus souvent libéral
Dans les cliniques privées, les neurologues exercent le plus souvent en libéral, avec un contrat d’exercice conclu avec l’établissement, plutôt qu’en salariat classique. Aucune grille nationale de salaire pour un neurologue salarié d’une clinique n’a été identifiée : la rémunération, quand elle existe, se négocie établissement par établissement.
La part des neurologues en secteur 2, avec dépassements d’honoraires, n’a pas pu être confirmée sur une source primaire publique lors de la rédaction de cette page. Pour comparaison, le taux moyen de dépassement de l’ensemble des spécialistes en secteur 2 était de 48,5 % en 2024, selon les données publiées sur evaluation.securite-sociale.fr.
Libéral : le revenu suivi par la CARMF
Pour les neurologues en activité libérale, la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) publie chaque année un revenu net d’activité indépendante (RNAI), déjà net des charges professionnelles et sociales, mais avant impôt sur le revenu.
| Année | Cotisants | RNAI moyen |
|---|---|---|
| Année 2022 | 927 | 116 751 € |
| Année 2023 | 970 | 119 623 € |
| Année 2024 | 999 | 121 658 € |
Ce revenu est resté en progression modérée sur trois ans, à la différence de spécialités chirurgicales où le secteur 2 tire davantage les revenus vers le haut. Il place la neurologie au-dessus de la médecine générale (97 099 € en 2024) mais nettement en dessous de la cardiologie (170 766 €) ou de la radiologie (194 605 €).
Comme tout médecin libéral, le neurologue cotise à la CARMF pour sa retraite : régime de base à 8,73 % jusqu’au plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) puis 1,87 % jusqu’à 5 Pass, et régime complémentaire à 11,80 % jusqu’à 3,5 Pass. Ces cotisations sont déjà déduites du revenu net d’activité indépendante publié par la caisse.
Primes, indemnités et variables
En salariat hospitalier, les principales variables sont les gardes et astreintes déjà citées, ainsi que l’indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE), versée aux praticiens qui renoncent à toute activité libérale : 1 010 € brut par mois, montant commun à toutes les spécialités de praticien hospitalier.
En libéral, il n’existe pas de prime à proprement parler : le revenu suit directement le volume de consultations et d’actes techniques réalisés, comme les électroencéphalogrammes ou les électroneuromyogrammes, et le niveau des charges du cabinet.
Évolution selon l’expérience, la spécialisation et la région
À l’hôpital, la progression suit les échelons de la grille de praticien hospitalier, de l’ancienneté nulle à 32 ans de carrière. En libéral, le revenu dépend surtout du volume d’activité et de la patientèle constituée au fil des années.
| Situation | Repère |
|---|---|
| Praticien hospitalier, 1er échelon | 4 634 € brut/mois |
| Praticien hospitalier, 13e échelon | 9 368 € brut/mois |
| Libéral, RNAI moyen tous neurologues | 121 658 € net/an, soit environ 10 138 € net/mois |
| Catégorie Insee « médecins », moins de 35 ans | 2 788 € brut/mois (2022) |
| Catégorie Insee « médecins », 35 ans et plus | 7 813 € brut/mois (2022) |
Aucune donnée fiable et propre à la neurologie ne permet de comparer le revenu région par région. La densité de neurologues, elle, varie fortement selon l’atlas 2025 du Conseil national de l’Ordre des médecins, avec une moyenne nationale de 3,57 praticiens pour 100 000 habitants.
Du brut au net
Un praticien hospitalier cotise au régime général et à l’Ircantec, et non à la CNRACL réservée aux fonctionnaires titulaires.
| Situation | Brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|
| 1er échelon | 4 634 € | 3 739,34 € |
| 13e échelon | 9 368 € | 7 669,02 € |
Pour votre propre situation hospitalière, utilisez notre calculateur brut net de la fonction publique. En libéral, le revenu publié par la CARMF est déjà net de charges professionnelles et sociales : il reste seulement soumis à l’impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices non commerciaux.
Comparaison avec les métiers proches
La CARMF publie un revenu net d’activité indépendante (RNAI) par spécialité, qui permet de situer le neurologue parmi les autres professions médicales du site.
| Métier | Revenu ou salaire de référence |
|---|---|
| Neurologue | 121 658 € net/an, libéral (CARMF 2024) |
| Médecin généraliste | 97 099 € net/an, libéral (CARMF 2024) |
| Psychiatre | 94 524 € net/an, libéral (CARMF 2024) |
| Cardiologue | 170 766 € net/an, libéral (CARMF 2024) |
| Radiologue | 194 605 € net/an, libéral (CARMF 2024) |
| Chirurgien | 195 329 € net/an, libéral (CARMF 2024) |
Le neurologue se situe donc nettement au-dessus de la médecine générale et de la psychiatrie, mais loin derrière les spécialités où des actes techniques lourds, chirurgie, radiologie interventionnelle, sont mieux valorisés en libéral. Ce classement se retrouve aussi côté salariat : la neurologie, très hospitalière, a vu ses effectifs salariés progresser de 66 % entre 2010 et 2025 selon le CNOM, une hausse plus forte que celle observée en cardiologie, où le libéral reste nettement plus présent.
Ce qui fait varier la paie, et comment se renseigner
À l’hôpital, l’écart de revenu tient surtout aux gardes et astreintes assurées, particulièrement nombreuses dans les unités neurovasculaires où la permanence 24 heures sur 24 est la norme. Un praticien qui renonce à toute activité libérale touche en plus l’IESPE, 1 010 € brut par mois.
En libéral, le revenu dépend du volume d’actes et de consultations, et du poids des examens techniques comme l’EEG ou l’ENMG dans l’activité du cabinet. Pour vous repérer, la CARMF publie chaque année ses statistiques de revenus par spécialité, et le Conseil national de l’Ordre des médecins publie l’atlas annuel de la démographie médicale, avec des données par spécialité et par département.
Sommaire
- Hôpital public : la grille de praticien hospitalier
- Clinique privée : un exercice le plus souvent libéral
- Libéral : le revenu suivi par la CARMF
- Primes, indemnités et variables
- Évolution selon l’expérience, la spécialisation et la région
- Du brut au net
- Comparaison avec les métiers proches
- Ce qui fait varier la paie, et comment se renseigner
Vous souhaitez vous reconvertir ou évoluer dans ce métier ?
Découvrez les formations disponibles près de chez vous et financez votre projet grâce au CPF.
