Salaire géologue en 2026 : recherche, bureaux d’études, mines

Le salaire d’un géologue tient moins au diplôme qu’à l’employeur : grille indiciaire au CNRS ou dans un établissement public, minima de convention dans un bureau d’études, négociation dans les mines et l’énergie. Cette page détaille les grilles de 2026 que nous avons pu lire, signale ce qui reste inconnu, et calcule un net.

2 300 €brut mensuel minimum du doctorant sous contrat doctoral, 2026
2 135 €brut mensuel minimum d’un cadre débutant en bureau d’études (Syntec), 2026
4 110,52 €brut mensuel au dernier échelon de la classe normale de chargé de recherche

Recherche publique : chargés de recherche et ingénieurs

Les chercheurs du CNRS relèvent du corps des chargés de recherche, les ingénieurs des organismes et des universités des corps ITRF. Le brut mensuel s’obtient en multipliant l’indice majoré par la valeur du point d’indice, 4,922783 € depuis le 1er juillet 2023, sans hausse en 2026. Le chargé de recherche de classe normale compte dix échelons, de l’indice 479 à 835, selon RDV Emploi Public. Une autre source, Emploithèque, donne 2 505,70 € au premier échelon : l’écart n’est pas tranché ici.

ÉchelonDuréeIndice majoréBrut mensuel
112 mois4792 358,01 €
224 mois5152 535,23 €
327 mois5652 781,37 €
430 mois6052 978,28 €
530 mois6483 189,96 €
630 mois6983 436,10 €
736 mois7443 662,55 €
836 mois7743 810,23 €
933 mois8083 977,61 €
10dernier8354 110,52 €
Source : RDV Emploi Public, chargé de recherche de classe normale ; brut recalculé au point de 4,922783 €, hors primes.

L’ingénieur d’études de classe normale compte quatorze échelons, de l’indice 395 à 678, soit 1 944,50 à 3 337,65 € brut selon Emploithèque. Cette grille date de la réforme du décret du 7 juin 2024, que nous n’avons lu que par relais. L’ingénieur de recherche monte de l’indice 465 à 835, soit 2 289,09 à 4 110,52 €, selon la grille ITRF de la CGT FERC Sup de janvier 2025.

Avant le poste, le doctorat : le contrat doctoral garantit 2 300 € brut par mois au minimum en 2026. Les chercheurs contractuels du CNRS relèvent d’un barème distinct, celui du 1er décembre 2025 : de 3 041,58 à 3 569,85 € selon la zone géographique moins de deux ans après le doctorat, de 4 216,70 à 4 341,70 € entre deux et sept ans (barème CNRS).

BRGM : un salaire que l’organisme ne publie pas

Le BRGM, service géologique national, emploie 808 ingénieurs et cadres et 293 autres salariés au 31 décembre 2024, d’après son rapport d’activité (chiffres lus par résumé). Ses rémunérations relèvent d’un accord d’entreprise, dont nous n’avons trouvé aucune grille publique : aucun montant n’est donc avancé ici. Les offres du BRGM indiquent parfois une fourchette, à lire au cas par cas.

Bureaux d’études : les minima Syntec

Beaucoup de bureaux d’études d’ingénierie, de géotechnique et d’environnement relèvent de la convention Syntec (IDCC 1486), sans que ce rattachement soit automatique : le code d’activité de l’employeur décide. Vérifiez avec l’outil de recherche de convention collective. L’accord du 26 juin 2024, étendu le 8 novembre 2024, s’applique depuis le 1er janvier 2025 et reste en vigueur en 2026.

CatégoriePositionCoefficientMinimum brut mensuel
ETAM3.14002 185 €
ETAM3.35002 490 €
Cadre1.1952 135 €
Cadre2.11152 530 €
Cadre2.21302 850 €
Cadre2.31503 275 €
Cadre3.11703 650 €
Source : accord du 26 juin 2024 relatif aux salaires minimaux, IDCC 1486, applicable au 1er janvier 2025. Brut, temps plein, hors prime de vacances. Ce sont des planchers : les salaires réels sont souvent supérieurs.

L’Apec donne un repère de marché pour l’ingénieur géologue : 80 % des offres se situent entre 30 000 et 53 000 € brut par an, moyenne de 39 000 €, soit 2 500 à 4 417 € brut par mois sur douze mois, avec une moyenne de 3 250 €. La page de l’Apec bloque les robots : ce chiffre passe par un résumé de recherche et doit être lu comme un ordre de grandeur.

Mines, pétrole et énergie : conventions à vérifier

Ici, la convention dépend de l’activité de l’employeur. L’IDCC 1388 (industrie du pétrole) vise le raffinage, le commerce de gros et le stockage, mais pas explicitement l’exploration et la production, selon LégiSocial. Son dernier accord de salaires date du 27 novembre 2025, étendu le 27 janvier 2026, mais nous n’avons pas pu lire ses montants. Un géologue de réservoir dans un groupe pétrolier n’est donc pas forcément couvert par cette convention.

Pour les carrières et matériaux, la convention nationale IDCC 3249 couvre les entreprises du secteur. Les minima par niveau n’ont pas été relevés. Pour les mines métalliques et l’exploration internationale, aucune convention chiffrée n’a été identifiée : les contrats se négocient, souvent avec des primes d’expatriation que nous n’avons pas de source pour chiffrer.

Primes, indemnités et variables

Dans la recherche, le régime indemnitaire des personnels (RIPEC) comporte une part liée aux fonctions ; la part C1, forfaitaire, s’élevait à 4 800 € par an en 2025 selon la CFDT Recherche, sans chiffre publié pour 2026. Elle s’ajoute au traitement.

Dans le privé, les frais de déplacement, les indemnités de grand déplacement et les primes de chantier existent, mais leur montant varie selon l’entreprise et la convention. Nous n’avons trouvé aucune source publique fiable pour les chiffrer : demandez-les par écrit avant de signer, car elles peuvent peser lourd sur des missions de plusieurs semaines.

Évolution selon l’expérience et le statut

SituationRepère brutSource
Doctorant, contrat doctoral2 300 € par mois au minimumEtudiant.gouv.fr, 2026
Chercheur contractuel CNRS, moins de 2 ans après le doctorat3 041,58 à 3 569,85 € par moisBarème CNRS du 1er décembre 2025
Chercheur contractuel CNRS, 2 à 7 ans4 216,70 à 4 341,70 € par moisBarème CNRS du 1er décembre 2025
Chargé de recherche, début puis fin de classe normale2 358,01 puis 4 110,52 € par moisRDV Emploi Public
Ingénieur géologue, offres du privé30 000 à 53 000 € par an, moyenne 39 000 €Apec, résumé de recherche
Repères bruts, primes non comprises pour la fonction publique. Aucune source publique lue ne donne de décote ou de surcote par région.

L’expérience joue dans la grille publique par le passage d’échelon, tous les deux ans et demi environ à mi-carrière. Dans le privé, elle joue par le changement de position Syntec et par la négociation. Aucune source lue ne chiffre le gain d’un passage à chef de projet ou chargé d’affaires.

Du brut au net

Prenons un chargé de recherche au premier échelon, 2 358,01 € brut. Pour un titulaire, la retenue pension est de 11,10 % du traitement, soit 261,74 €. La CSG-CRDS de 9,70 % s’applique sur 98,25 % du brut, soit 224,72 €. Le net avant impôt est d’environ 1 871,55 €, hors primes, mutuelle et prélèvement à la source. Le calculateur brut net de la fonction publique refait ce calcul pour votre indice.

Pour un cadre du privé au minimum Syntec 2.2, 2 850 € brut, le barème du site applique 21,00 % de cotisations salariales sous le plafond mensuel de 4 005 €, soit 598,50 €, et un net d’environ 2 251,50 € avant impôt, hors mutuelle et prévoyance. Le calculateur brut net cadre permet de tester votre propre salaire.

Comparaison avec les métiers proches

MétierRepère brutSource
Géologue (offres cadres)30 000 à 53 000 € par an, moyenne 39 000 €Apec, résumé de recherche
Ingénieur environnement30 000 à 48 000 € par an pour l’ingénieur d’études, moyenne 39 000 €Apec, résumé de recherche
Physicien38 000 à 40 000 € par an en junior, 55 000 à 65 000 € à 5 à 10 ans (études et laboratoire)Michael Page 2026
OcéanographeMêmes grilles CNRS et ITRF que ci-dessus en recherche publiqueGrilles indiciaires, 2026
Les périmètres diffèrent : offres cadres pour l’Apec, barème sectoriel « études et laboratoire » pour Michael Page, grille de la fonction publique pour l’océanographe.

Un géologue gagne donc un salaire proche de celui de l’ingénieur environnement dans le privé, et suit les mêmes grilles que l’océanographe dans la recherche publique.

Métier de géologue en 2026Missions, formations, BRGM, concours CNRS et débouchés.Voir la fiche métier

Ce qui fait varier la paie, et comment négocier

Trois leviers pèsent plus que les autres. Le secteur d’abord : la recherche publique paie selon une grille lisible, les mines et l’énergie négocient au cas par cas, les bureaux d’études suivent Syntec. La position ensuite : chef de projet ou chargé d’affaires ouvre l’écart. Le terrain enfin : les indemnités de déplacement ne figurent pas dans le salaire de base.

Pour négocier, appuyez-vous sur la position Syntec visée, sur les offres comparables de l’Apec et sur votre part de terrain, que vous pouvez valoriser. Pour vous renseigner, identifiez votre convention applicable, consultez les grilles du CNRS et les offres du BRGM.

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