Naturaliste : fiche métier, formation et salaire

Naturaliste : missions, formation et salaire en 2026

Le naturaliste observe et inventorie la faune, la flore et les habitats pour évaluer la biodiversité d’un territoire. Il intervient dans les études d’impact environnemental, les suivis de réserves naturelles et les projets de conservation. Un métier de terrain, au carrefour de la science et de l’environnement.

Missions du naturaliste

Le naturaliste observe, identifie et inventorie les espèces animales, végétales et fongiques présentes dans un milieu naturel. Il réalise des relevés de terrain, constitue des bases de données sur la biodiversité et rédige des rapports à destination de porteurs de projets (aménageurs, collectivités, État).

Il participe à des diagnostics écologiques préalables à des travaux (études d’impact environnemental), surveille l’évolution des populations d’espèces protégées et peut mener des actions de sensibilisation auprès du public.

Le naturaliste travaille souvent en lien étroit avec des écologues, des ingénieurs environnement et des aménageurs. Il peut être spécialisé dans un groupe taxonomique particulier : ornithologie (oiseaux), herpétologie (reptiles, amphibiens), botanique, entomologie (insectes) ou mycologie (champignons).

Formations pour devenir naturaliste

Les formations les plus adaptées sont dans les domaines de la biologie, de l’écologie et de l’environnement. Une licence en biologie ou en sciences de la vie, suivie d’un master en écologie, biodiversité et évolution (niveau bac+5) constitue le parcours le plus solide.

Des formations professionnalisantes de niveau bac+2 ou bac+3 existent : BTS Gestion et protection de la nature, BUT Génie biologique option environnement, licences professionnelles en gestion de la biodiversité. Elles permettent d’accéder à des postes de technicien naturaliste.

L’identification des espèces s’apprend aussi sur le terrain, à travers des associations (LPO, Société mycologique, groupes naturalistes régionaux), des stages et des bénévolat en réserves naturelles. La pratique régulière et la passion du terrain sont indispensables.

Salaire d’un naturaliste

Un naturaliste salarié débutant perçoit généralement entre 1 700 et 2 200 € brut par mois selon son niveau de diplôme et son employeur. Les postes en bureau d’études environnementaux ou en bureau d’ingénierie sont souvent mieux rémunérés que les postes associatifs.

Un naturaliste confirmé, spécialisé en études d’impact et travaillant dans un grand bureau d’études, peut espérer 2 500 à 3 500 € brut par mois. Les chargés de mission dans des établissements publics (OFB, parcs naturels nationaux, CEREMA) bénéficient d’un statut stable avec grille de la fonction publique.

Marché de l’emploi

La loi Biodiversité de 2016 et les obligations de compensation écologique (mesures ERC) ont créé un besoin structurel de naturalistes dans les bureaux d’études. Les projets d’infrastructure (autoroutes, lignes à grande vitesse, zones industrielles) doivent obligatoirement réaliser des inventaires avant travaux.

Les débouchés incluent les bureaux d’études environnementaux, les associations de protection de la nature, les parcs naturels régionaux et nationaux, les conservatoires botaniques et les musées d’histoire naturelle. Les profils spécialisés dans des groupes rares (chauves-souris, insectes, orchidées) sont particulièrement recherchés.

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