Zoologiste : fiche métier, formations et salaires
Le zoologiste étudie les animaux sauvages ou domestiques sous tous leurs aspects biologiques. Un métier scientifique exigeant, qui mène souvent vers la recherche publique ou la conservation de la biodiversité.
Rôle et missions du zoologiste
Le zoologiste étudie le monde animal : comportements, modes de vie, anatomie, reproduction, nutrition. Il peut se spécialiser dans un groupe d’animaux particulier (mammifères, oiseaux, reptiles) ou dans une discipline comme l’éthologie, l’écologie ou la biologie de la conservation.
Sur le terrain, il réalise des inventaires de faune, recense les espèces d’un territoire, suit des populations et participe à des programmes de conservation. En laboratoire, il collecte des données, réalise des expériences, alimente des bases de données et rédige des articles scientifiques.
Dans les zoos, parcs naturels ou muséums, il peut aussi assurer des missions de vulgarisation, concevoir des expositions et sensibiliser le grand public à la biodiversité.
Formation pour devenir zoologiste
La voie académique est quasi-obligatoire pour exercer dans la recherche : licence en biologie ou sciences de la vie (bac+3), master spécialisé en biodiversité, écologie ou éthologie (bac+5), puis doctorat (bac+8). Ce dernier est indispensable pour accéder aux postes de chercheur dans les organismes publics.
Les concours du CNRS, de l’INRAE et de l’IRD sont très sélectifs et offrent peu de postes chaque année. Certaines voies alternatives passent par des écoles vétérinaires ou d’ingénieurs agronomes avec une spécialisation faune sauvage.
Des métiers voisins accessibles à bac+5 existent dans les bureaux d’études environnementaux, les parcs naturels et les associations de protection de la faune, avec des niveaux de rémunération différents de la recherche publique.
Salaire et revenus
Les zoologistes exerçant dans la recherche publique sont rémunérés selon les grilles de la fonction publique. Un chargé de recherche débutant perçoit entre 2 300 et 2 500 € brut par mois (environ 1 800 à 1 950 € nets), selon les données Onisep et CIDJ.
En milieu de carrière, un maître de conférences gagne entre 1 700 et 3 700 € nets selon son ancienneté. Un directeur de recherche peut atteindre 5 000 à 6 000 € brut mensuels. Dans le secteur privé (laboratoires pharmaceutiques, environnement), les rémunérations sont souvent supérieures à la recherche publique.
Marché de l’emploi
Le marché est étroit et très sélectif. La recherche publique propose quelques dizaines de postes par an sur concours national pour l’ensemble de la biologie animale. Les débouchés dans les zoos, parcs et muséums sont encore plus limités.
Les profils ayant un doctorat et une expérience internationale ont plus de chances de décrocher un poste académique. Pour les bac+5 sans doctorat, les bureaux d’études environnement et les associations naturalistes offrent des débouchés plus accessibles, mais moins bien rémunérés.
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