Travailler dans la criminologie et la justice pénale
La criminologie n’est pas un métier en France : il n’existe ni titre protégé de « criminologue », ni concours, ni corps de fonctionnaires qui porte ce nom. C’est un champ d’étude à la croisée du droit, de la psychologie et de la police scientifique, qui éclaire le travail de plusieurs professions du système judiciaire pénal. Voici ces métiers, de l’enquête au verdict, et la place qu’y occupe la criminologie.
Les métiers qui mobilisent la criminologie
Du premier procès-verbal au prononcé de la peine, le système judiciaire pénal français fait intervenir des professions très différentes, chacune mobilisant la criminologie à sa manière : comprendre comment et pourquoi un crime a eu lieu, pour enquêter, poursuivre, juger, défendre ou expertiser. Chaque année, les parquets traitent près de deux millions de mis en cause, selon les chiffres clés de la justice publiés par le ministère. Six de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Une spécialisation à la croisée de plusieurs cursus, pas un diplôme obligatoire
Aucun des six métiers présentés ci-dessus n’exige un diplôme de criminologie pour être exercé. Le gendarme passe un concours de la gendarmerie, l’avocat le CRFPA, le magistrat (juge ou procureur) le concours de l’École nationale de la magistrature, et le médecin légiste un diplôme d’études spécialisées de médecine légale après l’internat. La criminologie s’ajoute à ces parcours comme une spécialisation, jamais comme une condition d’accès.
Elle se suit surtout au niveau du master, après une licence de droit, de psychologie ou de sociologie : le master Droit pénal et sciences criminelles parcours Criminologie de Paris-Panthéon-Assas en est un exemple reconnu. Un diplôme d’université (DU) en criminologie, comme celui de Montpellier, permet aussi de se spécialiser en une année, parfois en cours d’activité professionnelle, mais ce DU n’est pas un diplôme d’État et ne figure pas au Répertoire national des certifications professionnelles. Notre fiche criminologue détaille ces parcours étape par étape, jusqu’au doctorat pour la recherche.
Avantages et inconvénients de travailler dans la criminologie et la justice pénale
Ce qui plaît
- Le sens de la vérité, au service d’une enquête ou d’un dossier qui compte vraiment pour les victimes et leurs proches.
- La diversité des approches possibles, entre terrain, salle d’audience, laboratoire et recherche, selon le métier choisi.
- Un secteur qui recrute, porté par les plans de renforcement des effectifs de la justice et de la gendarmerie.
Ce qui pèse
- L’exposition à des contenus difficiles : scènes de crime, dossiers de violences, témoignages de victimes.
- La charge émotionnelle, à gérer sur la durée sans que l’expérience n’immunise vraiment contre elle.
- Des parcours d’accès longs et sélectifs, du concours de l’ENM à l’internat de médecine légale.
Autres lieux de travail
D’autres administrations et employeurs liés à la sécurité et à la justice seront détaillés sur ce site dans les prochaines publications. En attendant, la page qui recense l’ensemble des lieux déjà documentés reste le point d’entrée le plus utile pour les comparer.
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