Tourneur-fraiseur
Le tourneur-fraiseur fabrique des pièces mécaniques de précision sur des machines à commande numérique (CNC) et conventionnelles. Il programme les machines, règle les paramètres d’usinage et contrôle la conformité des pièces produites. Ce métier est au cœur de l’industrie aéronautique, automobile et de la mécanique de précision.
Missions
Le tourneur-fraiseur lit les plans de fabrication, choisit les outils de coupe et définit les phases d’usinage. Il programme ou adapte les séquences CN (commande numérique) sur tour et fraiseuse, règle les paramètres (vitesses, avances, profondeurs de passe) et surveille le déroulement du cycle de fabrication.
Il contrôle dimensionnellement et géométriquement les pièces produites à l’aide d’instruments de métrologie : pied à coulisse, micromètre, comparateur, colonne de mesure. Il ajuste les réglages en cas de dérive et documente les résultats dans les fiches de contrôle.
Il assure la maintenance préventive de premier niveau de ses machines (nettoyage, graissage, changement d’outils) et respecte strictement les consignes de sécurité et les normes qualité du secteur (ISO 9001, EN 9100 en aéronautique).
Formation
Le bac pro Technicien d’usinage est la voie scolaire principale. Il peut être complété par un BTS Conception des Processus de Réalisation de Produits (CPRP) pour accéder à des postes de technicien méthodes ou de programmeur FAO. Des CAP (Conducteur d’installations de production) et des titres professionnels (tourneur ou fraiseur en réalisation de pièces mécaniques) permettent d’entrer dans le métier plus rapidement.
En reconversion, des CQP (Certificats de Qualification Professionnelle) de la branche métallurgie sont accessibles en formation continue, souvent en quelques mois. Les GRETA et l’AFPA proposent des formations adaptées aux adultes.
Salaire
Un tourneur-fraiseur débutant perçoit entre 1 750 et 2 000 € brut par mois selon la région et le secteur. Avec cinq à dix ans d’expérience et une maîtrise de la programmation CN, la rémunération atteint 2 500 à 2 800 € brut. Les profils experts dans l’aéronautique, le nucléaire ou le médical peuvent dépasser 3 000 à 3 500 € brut mensuels.
Des primes de poste, de nuit ou de productivité s’ajoutent fréquemment au salaire de base dans les industries à fort volume ou à horaires décalés.
Marché de l’emploi
Le tourneur-fraiseur fait partie des métiers en tension chronique en France. La demande est soutenue dans l’aéronautique (Airbus, Safran, Thales), l’automobile, le nucléaire et la mécanique de précision. Les entreprises peinent à recruter des profils maîtrisant la programmation CN et la métrologie.
Les bassins d’emploi les plus actifs sont l’Occitanie (aéronautique), les Pays de la Loire, l’Île-de-France et la région lyonnaise. L’intérim constitue souvent une porte d’entrée avant un CDI dans les ateliers de production.
Évolution de carrière
Le tourneur-fraiseur peut évoluer vers des postes de régleur CN, de programmeur FAO, de chef d’équipe ou de technicien méthodes. Avec une formation complémentaire, il peut rejoindre un bureau d’études ou un service qualité.
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