Travailler dans la police scientifique
Relever une trace sur une scène de crime, l’identifier en laboratoire, puis la comparer dans un fichier national : la police scientifique réunit plusieurs métiers très techniques, de la biologie à la balistique, au service de l’enquête judiciaire. Voici ces métiers, l’organisation qui les structure, et les concours qui y donnent accès.
Les métiers que l’on trouve en police scientifique
Quatre métiers déjà documentés sur ce site interviennent directement sur une scène de crime ou dans un laboratoire de police scientifique, chacun avec sa propre fiche détaillée.
L’organisation : du siège d’Écully aux plateaux techniques spécialisés
Depuis le 1er janvier 2021, les laboratoires de police scientifique (LPS) de Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse sont réunis, avec le siège national installé à Écully, au sein du Service national de police scientifique (SNPS), né de la fusion de l’Institut national de police scientifique (INPS) et du service central de la police technique et scientifique. Chaque laboratoire répartit ses analyses en plateaux techniques spécialisés : traces et empreintes digitales, biologie pour l’identification génétique, toxicologie, balistique, ou encore traces numériques et biométrie.
La gendarmerie dispose de son propre service d’expertise, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), installé à Pontoise depuis 2015 au sein du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale. Un gendarme qui relève des indices sur une scène de crime ne les transmet donc pas au même laboratoire qu’un policier, même si les deux institutions mobilisent des techniques très proches.
Les voies d’accès : concours de technicien ou d’ingénieur
Le technicien de police technique et scientifique (TPTS) constitue le grade d’entrée, en catégorie B, accessible par concours externe aux titulaires d’un bac+2 scientifique, selon la fiche métier de l’Onisep. Une fois en poste, il relève les scellés sur la scène d’infraction et réalise les analyses de premier niveau en laboratoire : empreintes, stupéfiants, armes, documents falsifiés.
L’ingénieur de police technique et scientifique, en catégorie A, se recrute par un concours externe sur titres et travaux réservé aux titulaires d’un diplôme de troisième cycle (master, DESS ou DEA), avant 35 ans au 1er janvier de l’année du concours, selon le calendrier officiel de la fonction publique. Il encadre les analyses les plus complexes et peut être désigné comme expert auprès des tribunaux.
Avantages et inconvénients de travailler en police scientifique
Ce qui plaît
- La rigueur scientifique d’un travail d’analyse mis directement au service de la vérité judiciaire.
- La diversité des spécialités, de la génétique à la balistique, qui permet de se former sur un domaine précis.
- Des affaires qui comptent, où chaque indice relevé peut peser sur l’issue d’un dossier.
Ce qui pèse
- L’exposition à des scènes difficiles, parfois sur des faits violents ou des corps en état avancé de décomposition.
- Une forte sélectivité des concours, qu’il s’agisse du technicien ou, plus encore, de l’ingénieur.
- La pression du contentieux, un rapport d’expertise pouvant être contesté à l’audience par la défense.
Autres lieux de travail proches
La police scientifique croise en permanence deux autres univers déjà détaillés sur ce site : la chaîne pénale au sens large, et l’institution policière elle-même.
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