Travailler dans la petite enfance
La petite enfance se partage entre deux modes d’accueil bien distincts : le collectif, en crèche, et l’individuel, chez une assistante maternelle ou au domicile des parents. Cette page couvre le second, qui reste le mode le plus répandu pour les moins de trois ans. Voici les métiers qu’on y trouve, le statut de particulier employeur et l’agrément délivré par le département.
Les métiers de l’accueil individuel de la petite enfance
L’accueil individuel repose sur deux métiers de terrain, l’assistante maternelle et l’auxiliaire parentale, et sur deux métiers d’appui qui interviennent souvent depuis la protection maternelle et infantile (PMI) ou la protection de l’enfance. Quatre d’entre eux ont leur fiche détaillée sur ce site.
L’agrément d’assistante maternelle, délivré par le département
Pour exercer, l’assistante maternelle doit obtenir un agrément des services du département, après une instruction menée par la protection maternelle et infantile (PMI). L’évaluation porte sur le logement (sécurité, salubrité, espace disponible), l’état de santé du candidat et sa capacité à répondre aux besoins d’un enfant. Une formation de 120 heures est obligatoire, répartie entre 80 heures avant le premier accueil et 40 heures dans les trois ans qui suivent, selon la fiche « Comment devenir assistante maternelle ? » de service-public.fr. L’agrément fixe un plafond de quatre enfants de moins de trois ans accueillis simultanément, dans la limite de six mineurs de moins de onze ans au total, pour une durée initiale de cinq ans renouvelable.
L’auxiliaire parentale n’a pas besoin d’un tel agrément : elle est salariée directement par les parents à leur domicile, sans diplôme obligatoire, même si une formation reste conseillée. Dans les deux métiers, les parents jouent le rôle de particulier employeur plutôt qu’une structure, avec leur propre grille de salaire minimum conventionnel, que détaillent nos fiches assistante maternelle et auxiliaire parentale. Deux familles peuvent aussi employer la même professionnelle en garde partagée, pour se répartir le coût horaire : chaque enfant accueilli compte alors dans la limite fixée par l’agrément.
Avantages et inconvénients de l’accueil individuel
Ce qui plaît
- Une relation privilégiée avec un petit nombre d’enfants suivis sur la durée, parfois plusieurs années.
- L’autonomie d’organisation du quotidien, sans hiérarchie directe au-dessus de soi à domicile.
- La proximité, pour l’assistante maternelle qui exerce chez elle, sans trajet pour aller travailler.
Ce qui pèse
- Des revenus qui dépendent du nombre de familles employeuses trouvées, avec parfois des périodes sans contrat.
- L’isolement professionnel, loin du travail d’équipe et des échanges quotidiens d’une crèche.
- Les démarches administratives de l’agrément et de la déclaration en ligne (Pajemploi) à gérer seule.
L’accueil collectif, une autre voie
L’accueil individuel n’est pas le seul mode pour exercer auprès des moins de trois ans. L’accueil collectif, en crèche, repose sur une équipe pluridisciplinaire et des diplômes d’État comme ceux d’auxiliaire de puériculture ou de puéricultrice.
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