Travailler dans une ONG
Une ONG emploie des profils très variés, du siège parisien aux missions de terrain, le plus souvent au sein d’une association loi 1901. Voici les métiers qu’on y trouve, les statuts pour s’y engager, du volontariat au contrat salarié, et ce qui distingue une mission terrain d’un poste siège.
Les métiers que l’on trouve dans une ONG
Une ONG emploie des profils très larges, de la communication à la médecine, encadrés au siège par une direction de programmes ou, sur le terrain, par un chef de mission. Six de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Association, fondation ou volontariat : les statuts pour s’engager
En France, l’ONG n’est pas un statut juridique à part entière : la grande majorité des organisations qui se présentent comme telles sont des associations relevant de la loi de 1901, à l’image d’Action contre la Faim ou de Médecins du Monde, et quelques-unes seulement adoptent le statut de fondation reconnue d’utilité publique, régi par une loi distincte de 1987.
Pour une mission à l’étranger, le statut le plus courant est le volontariat de solidarité internationale (VSI), créé par la loi du 23 février 2005. Ouvert à tout majeur sans condition de nationalité, il donne droit à une indemnité de subsistance exonérée d’impôt, d’au moins 100 € par mois en plus du logement et de la nourriture pris en charge par l’association, pour une durée maximale de deux ans par contrat et de six ans cumulés sur une carrière, selon la fiche pratique de Coordination SUD sur le volontariat. Ce n’est pas un contrat de travail : le volontaire n’est pas salarié de l’association.
Le service civique, lui, se déroule le plus souvent en France : il permet de s’engager six à douze mois entre 16 et 25 ans, contre une indemnité nette d’environ 620 € par mois financée pour partie par l’État et pour partie par l’organisme d’accueil, selon le barème publié par l’Agence du service civique. Beaucoup d’ONG recrutent aussi en CDD ou en CDI pour leurs postes de siège, soumis au droit du travail classique, parfois complétés par une prime pour les postes expatriés basés à l’étranger.
Mission terrain ou poste siège : deux réalités de travail
Travailler pour une ONG ne signifie pas forcément partir. Les postes de siège, souvent basés à Paris ou dans une grande ville, couvrent la communication, la collecte de fonds, le plaidoyer, les ressources humaines ou le pilotage des programmes à distance. Les missions terrain se déroulent dans les pays d’intervention, parfois en contexte de crise ou de conflit, avec un encadrement sécuritaire strict, des rotations plus courtes sur les postes les plus exposés, et un logement souvent partagé avec le reste de l’équipe expatriée.
Le secteur traverse une crise de financement qui pèse directement sur l’emploi : la baisse des crédits publics consacrés à la solidarité internationale a atteint 2,1 milliards d’euros sur le seul budget 2025, soit environ 37 % des financements du secteur. Une étude de Coordination SUD et CartONG, menée auprès de 62 organisations, recense déjà 4 938 emplois supprimés depuis 2024, soit 19 % des effectifs de l’échantillon interrogé, un chiffre que l’étude estime pouvoir être multiplié par deux à l’échelle du secteur, selon Carenews.
Avantages et inconvénients de travailler dans une ONG
Ce qui plaît
- Le sens de la mission, au service de populations en difficulté plutôt que d’un objectif commercial.
- La dimension internationale, avec la possibilité de travailler dans des pays et des cultures très différents.
- La diversité des métiers, du soin à la logistique en passant par le droit ou la communication, souvent accessibles sans concours.
Ce qui pèse
- Une rémunération généralement inférieure à celle du privé, surtout pour les postes de siège.
- Des conditions de terrain parfois difficiles, voire dangereuses dans les zones de conflit ou de catastrophe.
- Une précarité des financements, qui expose les postes aux arbitrages budgétaires d’une année sur l’autre.
Autres lieux où exercer des métiers du soin et de l’accompagnement
Les métiers du soin et de l’accompagnement social ne s’exercent pas qu’à l’international : le département et le foyer de l’enfance emploient aussi des infirmiers, des psychologues et des travailleurs sociaux, pour des missions ancrées sur le territoire français.
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