Travailler dans la musique
La musique emploie des profils très différents, du musicien qui tourne seul jusqu’au régisseur qui monte un festival pour vingt mille personnes. Les maisons de disques et labels ont leur propre fiche sur ce site : celle-ci couvre le reste du secteur, la scène, l’enseignement musical et les statuts qui permettent d’en vivre.
Les grandes familles de métiers de la musique
Le secteur se découpe en plusieurs mondes qui se croisent peu au quotidien. Les labels produisent et distribuent les enregistrements, avec leurs propres métiers détaillés sur la fiche travailler dans un label de musique. Le spectacle vivant fait exister la musique sur scène, en salle ou en festival, le temps d’un concert ou d’une tournée. L’enseignement musical, en conservatoire ou en école de musiques actuelles, forme les générations suivantes. Une partie des musiciens travaille enfin en indépendant, sans contrat de label ni poste fixe, au gré des dates et des cachets.
Cinq métiers transverses à ces mondes ont leur fiche détaillée sur ce site.
Conservatoire, école de musique actuelle ou autodidactie : les voies d’accès
La France compte plus de 1 000 établissements publics d’enseignement artistique spécialisé, environ 300 000 élèves et 17 000 enseignants, selon le ministère de la Culture. Les conservatoires, classés par rayonnement (communal, intercommunal, départemental, régional), y forment l’essentiel des musiciens de formation classique et peuvent mener à un diplôme national d’orientation professionnelle avant une école supérieure.
Les écoles de musiques actuelles et les scènes de musiques actuelles labellisées par le ministère de la Culture couvrent plutôt le rock, les musiques électroniques, le hip-hop ou la chanson, avec un enseignement moins académique et davantage tourné vers la scène. Une partie des musiciens professionnels n’a toutefois suivi aucun de ces parcours : ils se sont formés seuls ou en groupe, à force de répétitions et de concerts, un chemin plus incertain mais toujours ouvert dans ce secteur.
Le statut d’intermittent du spectacle, un régime à part
Techniciens et artistes qui enchaînent les contrats courts, souvent chez plusieurs employeurs dans l’année, relèvent d’un régime spécifique d’assurance chômage : les annexes 8 (techniciens) et 10 (artistes) de la convention Unédic. Pour en bénéficier, il faut justifier d’au moins 507 heures de travail dans le spectacle au cours des 12 mois qui précèdent la fin du contrat retenu pour l’examen des droits, selon France Travail. Pour un artiste rémunéré au cachet, ce seuil correspond à 43 cachets, un cachet valant 12 heures.
Ce statut concerne une bonne partie des métiers de la scène présentés plus haut, du régisseur à l’ingénieur du son en passant par le musicien qui tourne. Un musicien salarié en CDI dans un orchestre permanent ou en poste fixe dans une école n’en relève en revanche pas.
Avantages et inconvénients de travailler dans la musique
Ce qui plaît
- La proximité avec la création artistique, sur scène ou en répétition.
- La diversité des débouchés, entre scène, enseignement, production et exercice indépendant.
- La rencontre d’un public, concert après concert, une satisfaction propre au spectacle vivant.
Ce qui pèse
- La précarité du statut d’intermittent ou d’indépendant, à reconstituer chaque année.
- Des revenus irréguliers, calés sur les dates de concerts et de tournées plutôt que sur un salaire mensuel fixe.
- Une concurrence forte pour les rares postes stables, en enseignement comme en orchestre permanent.
Autres lieux proches
Les métiers de la scène musicale se retrouvent dans d’autres secteurs qui organisent des événements ou produisent des contenus culturels.
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