Taxidermiste : fiche métier

Le taxidermiste naturalise et conserve des animaux morts pour leur redonner l’apparence du vivant, principalement pour les musées et les chasseurs. Un métier de niche très rare, accessible via le CAP taxidermiste (en apprentissage uniquement), qui requiert précision manuelle et connaissance de l’anatomie animale.

Redonner l’apparence du vivant

Le taxidermiste prépare, naturalise et conserve des animaux morts pour qu’ils gardent l’apparence du vivant. Il travaille pour des musées d’histoire naturelle, des chasseurs, des collectionneurs et quelques institutions scientifiques. C’est un métier de niche, en déclin, mais qui exige une grande précision manuelle et une connaissance fine de l’anatomie animale.

Missions

Dépouiller l’animal (retrait des viscères, chair et graisse). Tanner la peau dans plusieurs bains (8 à 15 jours selon les espèces). Construire un mannequin dans la posture demandée et rembourrer ou modeler le volume musculaire. Enfiler la peau tannée sur l’armature, coudre les incisions et reconstituer les éléments non conservables (yeux, langue). Réaliser les finitions et, en contexte de musée, participer à la scénographie des collections et à leur restauration.

Formation

Le CAP taxidermiste (2 ans en apprentissage) est le seul diplôme spécifique au métier en France. Deux établissements le proposent principalement : la SEPR à Lyon et le Campus des métiers à Joué-lès-Tours. La formation est accessible en reconversion. Pour les postes en musée, un diplôme en biologie animale, zoologie ou conservation du patrimoine peut compléter la formation technique.

Rémunération

Un débutant salarié perçoit environ 1 500 euros bruts par mois. La médiane salariale observée se situe autour de 2 200 euros bruts (Hellowork). Un artisan indépendant expérimenté, positionné sur des trophées de chasse ou des collections haut de gamme, peut dépasser 2 500 euros nets mensuels. Les revenus sont très variables selon la clientèle et le volume de commandes.

Perspectives

Le métier est en déclin : moins de 300 à 400 ateliers actifs en France aujourd’hui, contre 1 000 il y a vingt ans. Seulement 3 ou 4 entreprises emploient des salariés. L’avenir du métier repose sur la conservation muséale et les commandes haut de gamme. La réglementation sur les espèces protégées (CITES) constitue une contrainte importante à maîtriser.

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