Sylviculteur : fiche métier
Le sylviculteur plante, entretient et gère les forêts dans une logique de gestion durable : reboisement, dégagement des semis, surveillance sanitaire et participation aux chantiers de récolte. Un métier de terrain exigeant physiquement, exercé à l’ONF, en coopérative forestière ou en entreprise privée.
Planter, entretenir et gérer les forêts
Le sylviculteur assure la gestion durable des peuplements forestiers : plantation, entretien des jeunes arbres, suivi sanitaire, préparation des chantiers de récolte. Il travaille en extérieur, dans des conditions physiquement exigeantes, pour des entreprises de travaux forestiers, l’ONF, des coopératives ou des collectivités territoriales.
Missions
Préparer les sols et planter les jeunes arbres lors des opérations de reboisement. Réaliser le dégagement des semis, le débroussaillage et les éclaircies pour favoriser la croissance des peuplements. Surveiller l’état sanitaire des forêts (maladies, attaques d’insectes, stress hydrique). Participer aux chantiers de coupe, entretenir les routes forestières et les équipements. Rédiger des comptes rendus et participer aux inventaires et plans de gestion durable (certifications PEFC, FSC).
Formation
Le CAP Travaux forestiers ou le bac pro Forêt (Gestion et conduite des chantiers forestiers) constituent les niveaux d’entrée courants. Le BTSA Gestion forestière (bac+2) est recommandé pour les postes de technicien forestier ou les postes à l’ONF nécessitant des compétences en gestion de massifs. Le BTS GPN (Gestion et protection de la nature) est pertinent pour les profils orientés biodiversité et milieux naturels. La filière est accessible en alternance et par la voie scolaire.
Rémunération
Selon France Travail (2025), 80 % des offres proposent un salaire brut mensuel entre 1 767 et 2 231 euros. Un débutant perçoit généralement autour du SMIC (environ 1 300 euros nets). Avec de l’expérience, un ouvrier qualifié ou chef d’équipe atteint 1 800 à 2 100 euros bruts. Les postes de technicien forestier se situent dans la partie haute de cette fourchette. Des primes d’intempéries et de déplacement peuvent compléter la rémunération.
Marché de l’emploi
Le secteur connaît des difficultés de recrutement. 54 % des offres sont en CDI. L’ONF, les coopératives forestières, les entreprises de travaux forestiers et les collectivités territoriales représentent les principaux employeurs. Les politiques forestières liées au changement climatique et à la biomasse devraient maintenir une demande soutenue dans les prochaines années.
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