Sage-femme
La sage-femme est une professionnelle de santé de niveau master (grade 7), seule habilitée à prendre en charge physiologiquement la grossesse, l’accouchement et le post-partum. Au-delà de la maternité, elle assure le suivi gynécologique de prévention des femmes en bonne santé, prescrit la contraception, réalise des IVG médicamenteuses et vaccine. Elle exerce en maternité, en libéral ou en PMI.
Missions principales
La sage-femme assure le suivi médical de la grossesse normale : consultations prénatales, surveillance de la mère et du fœtus, prescription et interprétation des examens (bilans sanguins, échographies de suivi), dépistage des situations à risque et orientation vers un obstétricien en cas de complication. Elle anime les séances de préparation à la naissance et à la parentalité.
Elle réalise les accouchements eutociques (sans complication), surveille le travail, pratique les gestes obstétricaux nécessaires et prend en charge immédiatement le nouveau-né en bonne santé. Le suivi post-partum (visites à domicile ou en consultation), le soutien à l’allaitement, la rééducation périnéale et le dépistage des troubles du post-partum (baby blues, dépression post-natale) font également partie de ses missions.
Depuis la loi de 2009, ses compétences ont été progressivement élargies : suivi gynécologique de prévention des femmes en bonne santé tout au long de leur vie (au même titre qu’un gynécologue pour ce champ), prescription de toutes les méthodes contraceptives (y compris DIU et implants), réalisation des IVG médicamenteuses jusqu’à 7 semaines d’aménorrhée, vaccination pour toute personne quel que soit son âge depuis août 2023, et dépistage/traitement de certaines IST. Elle joue également un rôle dans le repérage des violences faites aux femmes.
Formation pour devenir sage-femme
La formation de sage-femme dure 5 ans après le baccalauréat et conduit à un Diplôme d’État de niveau 7 (grade master). La première année se déroule en PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) ou en L.AS (Licence avec Accès Santé), avec sélection sur dossier ou classement en fin d’année. Les 4 années suivantes sont dispensées dans les écoles de sages-femmes agréées, avec une alternance de cours théoriques et de stages cliniques en maternité, en services de gynécologie, en PMI et en libéral.
Une réforme est en cours pour faire évoluer le diplôme vers un « Doctorat en maïeutique » (bac+6) à partir de 2029, reflétant l’élargissement progressif des compétences de la profession. La formation continue est ensuite indispensable pour maintenir les compétences dans un domaine en constante évolution réglementaire.
Salaire sage-femme
En secteur public (hôpital), une sage-femme débutante perçoit environ 2 264 € bruts par mois selon l’Onisep. Les données France Travail montrent que 80 % des offres se situent entre 2 200 et 3 355 € bruts par mois. Les gardes de nuit et de week-end, majorées, augmentent sensiblement la rémunération mensuelle effective. Un profil confirmé à l’hôpital se situe en fin de grille entre 3 000 et 3 300 € bruts hors primes.
En libéral, les revenus dépendent du volume d’activité (consultations prénatales, gynécologie de prévention, préparation à l’accouchement, rééducation périnéale, visites à domicile), de la région et de la patientèle. Les actes de sages-femmes sont remboursés par l’Assurance maladie à 100 % pendant la grossesse et le post-partum immédiat. Un profil libéral établi peut dégager un revenu brut au moins équivalent au secteur public, mais avec des charges (cotisations, loyer, matériel) à déduire.
Évolutions possibles
La sage-femme peut évoluer vers une fonction de cadre sage-femme en maternité, de sage-femme enseignante en école de sages-femmes ou de sage-femme référente (tabacologie, précarité, violences). Des surspécialisations sont possibles dans l’accompagnement global à l’accouchement (AGA), la maïeutique de ville, la périnatalité en milieu précaire ou le suivi à domicile.
En libéral, l’installation en maison de santé pluridisciplinaire ou en centre de santé permet de développer une activité complète de gynécologie de prévention et de périnatalité. Des formations complémentaires en échographie obstétricale, en hypnose pour la douleur ou en ostéopathie périnatale ouvrent des perspectives de diversification.
Métiers liés

Vous souhaitez vous reconvertir ou évoluer dans ce métier ?
Découvrez les formations disponibles près de chez vous et financez votre projet grâce au CPF.
