Mytiliculteur : fiche métier, salaire et formation
Le mytiliculteur élève des moules en mer, des bouchots à la vente. Un métier marin ancré sur le littoral français, alliant connaissance des écosystèmes côtiers et gestion d’exploitation conchylicole.
Quel est le rôle d’un mytiliculteur ?
Le mytiliculteur élève des moules sur bouchots (pieux plantés dans la mer) ou sur cordes en mer ouverte, depuis la collecte du naissain jusqu’à la commercialisation des coquillages. Il travaille en zone littorale, soumis aux contraintes des marées, des saisons et des conditions météorologiques.
C’est une activité agricole maritime qui allie travail en mer, connaissance des écosystèmes côtiers et gestion d’exploitation. Les principales zones de production en France sont la baie du Mont-Saint-Michel, la Normandie, la côte atlantique et la Méditerranée.
Les missions du mytiliculteur
Il collecte le naissain (larves de moules) sur des cordes ou des pieux, surveille la croissance des moules, entretient les installations en mer (bouchots, filières, cordes) et prévient les prédateurs (étoiles de mer, crabes). Il suit la qualité de l’eau et les conditions sanitaires imposées par les autorités.
Au moment de la récolte, il lave, trie et conditionne les moules pour la vente. La commercialisation peut se faire directement aux mareyeurs, aux poissonniers, aux restaurants ou lors de marchés locaux. La gestion administrative de l’exploitation (concessions maritimes, déclarations, réglementations sanitaires) fait aussi partie du travail.
Salaire d’un mytiliculteur
Un salarié débutant dans une exploitation mytilicole perçoit une rémunération proche du SMIC, soit environ 1 700-1 800 € brut par mois. Un ouvrier confirmé ou polyvalent peut atteindre 2 000-2 300 € brut mensuel. Un exploitant à son compte (chef d’exploitation) génère des revenus qui varient fortement selon la taille du parc et les volumes produits, souvent entre 3 000 et 4 000 € ou plus pour une exploitation bien établie.
La saisonnalité joue un rôle important : les revenus sont plus élevés pendant les périodes de récolte et de forte demande (fêtes de fin d’année).
Formation pour devenir mytiliculteur
Le CAP maritime Conchyliculture est la formation courte de référence. Le bac pro Cultures marines forme à l’ensemble des techniques d’élevage conchylicole (moules, huîtres, palourdes). Le BTSA Aquaculture permet d’accéder à des postes de technicien ou de responsable d’exploitation.
Des licences professionnelles en productions aquacoles ou en environnement littoral existent pour les profils souhaitant gérer ou créer leur propre exploitation. L’apprentissage est très répandu dans ce secteur artisanal.
Débouchés et évolutions
La filière conchylicole emploie environ 18 000 personnes en France. Les besoins en main-d’œuvre sont réguliers, notamment en saison. Un ouvrier qualifié peut évoluer vers chef d’équipe ou responsable d’exploitation, et à terme vers la reprise ou la création d’une exploitation propre.
Les métiers de la conchyliculture sont ancrés sur les territoires littoraux et offrent peu de mobilité géographique, mais une insertion locale solide dans des régions où l’ostréiculture et la mytiliculture font partie du tissu économique.
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