Météorologue : fiche métier, salaire et formation
Le météorologue analyse les phénomènes atmosphériques pour produire des prévisions et conseiller des secteurs exposés aux aléas climatiques. Un métier scientifique de niche, principalement exercé à Météo-France et dans la recherche publique.
Quel est le rôle d’un météorologue ?
Le météorologue étudie les phénomènes atmosphériques pour produire des prévisions météorologiques, contribuer à la recherche climatique et conseiller les acteurs exposés aux aléas météo : aviation, marine, agriculture, sécurité civile, énergies renouvelables. En France, Météo-France est l’employeur principal de cette profession.
Le métier est plus scientifique que médiatique : la grande majorité des météorologues travaillent en arrière-plan, loin des plateaux de télévision, sur des modèles numériques, des outils de prévision et des systèmes d’observation.
Les missions du météorologue
Pour les prévisions, il collecte les données issues des stations météo au sol, des radiosondages, des satellites et des radars, les intègre dans des modèles numériques et produit des bulletins pour le grand public, les pilotes, les marins, les gestionnaires de réseaux électriques ou les services de sécurité civile.
En recherche, il étudie les mécanismes climatiques, les évolutions du climat, la qualité de l’air ou les risques hydrologiques. En conseil, il accompagne des entreprises exposées aux aléas météo (agriculture de précision, transport, événementiel, énergies renouvelables).
Salaire d’un météorologue
Un ingénieur météorologiste débutant à Météo-France perçoit environ 1 800-1 900 € brut par mois en début de carrière. Avec l’expérience, la rémunération progresse vers 3 000-4 000 € brut mensuel pour les ingénieurs confirmés en fin de carrière dans la fonction publique. Dans le secteur privé (bureaux d’études, énergie), les salaires peuvent être plus élevés.
Les techniciens supérieur exploitation (TSE) débutent proche du SMIC et évoluent plus lentement sur la grille.
Formation pour devenir météorologue
La voie royale est l’École Nationale de la Météorologie (ENM) à Toulouse, accessible après une classe préparatoire scientifique (MP, PC, PSI). Le cycle ingénieur météorologiste dure trois ans et forme des fonctionnaires rémunérés pendant leurs études.
La voie universitaire passe par une licence de physique, mathématiques ou sciences de la Terre, suivie d’un master en météorologie, climatologie, sciences de l’atmosphère ou océanographie. Ces profils intègrent Météo-France ou la recherche (CNRS, universités). L’ENM propose aussi des cycles technicien supérieur en deux ans après baccalauréat scientifique.
Débouchés et évolutions
Météo-France recrute régulièrement, mais les places sont limitées. L’armée de l’Air emploie aussi des météorologistes militaires. Les débouchés dans le secteur privé se développent avec l’essor des énergies renouvelables (prévision de production éolienne et solaire), de la gestion des risques naturels et de l’agriculture de précision.
Les évolutions possibles incluent chercheur, chef de service à Météo-France, expert risques naturels ou consultant dans un bureau d’études spécialisé en environnement et changement climatique.
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