Ingénieur en biologie marine
L’ingénieur en biologie marine étudie, surveille et protège les écosystèmes marins en combinant travail de terrain, analyses en laboratoire et traitement de données. Il intervient pour des bureaux d’études environnementaux, des organismes de recherche, des agences publiques ou des entreprises du secteur de l’énergie marine. Son rôle est de produire une expertise scientifique rigoureuse au service des projets d’aménagement et de conservation du littoral et des océans.
Missions principales
Dans le cadre d’études d’impact environnemental, l’ingénieur en biologie marine évalue les effets de projets (éoliennes offshore, ports, dragages, aquaculture) sur la faune, la flore et les habitats sous-marins. Il propose des mesures d’évitement, de réduction et de compensation adaptées aux enjeux écologiques identifiés.
Il participe à des campagnes de terrain : sorties en mer pour prélever des échantillons (poissons, invertébrés, plancton, sédiments), mesures in situ de la qualité de l’eau, cartographie des habitats benthiques et des zones de frayère. Ces données sont ensuite analysées en laboratoire : identification des espèces, analyses physico-chimiques, recherche de contaminants ou de biomarqueurs.
Une part importante de son activité est consacrée au traitement statistique des données, à la modélisation spatiale via des logiciels SIG, et à la rédaction de rapports d’études destinés aux décideurs publics, collectivités territoriales, DREAL ou clients privés.
Il assure également une veille scientifique et réglementaire sur les politiques de protection du milieu marin (Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin, Natura 2000 en mer, aires marines protégées).
Compétences requises
Une bonne connaissance de la biologie et de l’écologie marines est fondamentale : taxonomie des espèces, cycles de vie, dynamique des populations, fonctionnement des écosystèmes côtiers et hauturiers. Des bases en océanographie physique et chimique (courants, masse d’eau, nutriments, polluants) complètent ce socle.
La maîtrise des outils statistiques (R, Python) et des logiciels SIG est incontournable pour l’analyse et la cartographie des données. La rigueur scientifique, la capacité de rédaction et la polyvalence terrain-bureau sont aussi des qualités attendues. Un bon niveau d’anglais facilite la lecture de la littérature scientifique internationale.
Formation et accès au métier
Le poste est accessible après un bac+5 : master spécialisé en biologie marine, océanographie, écologie marine ou ingénierie du littoral, ou diplôme d’école d’ingénieurs en sciences du vivant ou de l’environnement avec spécialisation marine. Un doctorat est souvent requis pour les postes de recherche académique dans les organismes comme l’Ifremer ou le CNRS.
Pour les postes en bureaux d’études ou en agences environnementales, le master 2 suffit généralement. Les stages de terrain, la pratique de la plongée et les expériences de campagnes en mer sont des atouts décisifs pour l’insertion professionnelle.
Salaire
En début de carrière, un ingénieur en biologie marine gagne environ 24 000 € brut par an, ce qui correspond à environ 2 000 € brut par mois. Ce niveau de rémunération s’explique par la forte demande de postes dans le secteur public ou associatif, où les salaires sont contenus. Avec de l’expérience, la rémunération progresse vers 38 000 à 60 000 € brut annuels, notamment dans les bureaux d’études privés travaillant sur des projets d’énergies marines ou pour des grands groupes industriels.
Les postes de consultant expert ou de chef de projet senior dans le secteur privé offrent les rémunérations les plus élevées. Dans la recherche publique (Ifremer, CNRS, universités), les grilles de rémunération sont plus encadrées.
Évolutions de carrière
Un ingénieur en biologie marine peut évoluer vers des postes de chef de projet, responsable d’unité de recherche ou directeur de bureau d’études spécialisé. La spécialisation sur un groupe animal (mammifères marins, poissons, invertébrés) ou une thématique (pollution, restauration écologique, aires protégées) renforce la valeur experte du profil.
Certains évoluent vers des fonctions de conseil auprès d’organisations internationales (IUCN, FAO) ou d’agences gouvernementales. La création d’un bureau d’études indépendant est également une voie empruntée par des profils expérimentés ayant un réseau solide dans le secteur.
Métiers liés

Vous souhaitez vous reconvertir ou évoluer dans ce métier ?
Découvrez les formations disponibles près de chez vous et financez votre projet grâce au CPF.
