Étancheur : missions, salaire et formation
L’étancheur assure la mise hors d’eau des bâtiments et ouvrages en posant des revêtements d’étanchéité sur les toitures, terrasses et façades. Découvrez ses missions, ses formations et ses perspectives de carrière.
Quel est le rôle d’un étancheur ?
L’étancheur assure la mise hors d’eau des bâtiments et des ouvrages de génie civil. Il intervient sur les toitures-terrasses, les façades, les ouvrages enterrés (parkings, tunnels) et parfois les ouvrages d’art comme les ponts. Son travail protège les structures contre les infiltrations d’eau et les déperditions thermiques.
C’est un métier du bâtiment qui combine des gestes précis, une connaissance approfondie des matériaux et un strict respect des règles de sécurité, notamment en raison du travail en hauteur.
Missions principales
L’étancheur commence par analyser l’état du support et choisir le procédé adapté à la configuration du chantier. Il nettoie et prépare la surface (séchage, ragréage, application d’un primaire d’accrochage), puis met en oeuvre des revêtements d’étanchéité : membranes bitumineuses thermo-soudées au chalumeau, membranes synthétiques, résines coulées ou produits bitumineux.
Il traite avec soin les points singuliers — évacuations d’eaux pluviales, relevés d’étanchéité, joints de dilatation — qui sont souvent les zones les plus exposées aux fuites. En rénovation, il recherche et colmate les fuites existantes. La pose d’isolants thermiques ou phoniques fait également partie de ses attributions sur de nombreux chantiers. En fin d’intervention, il vérifie l’étanchéité de l’ensemble et remet en état la zone de travail.
Compétences requises
L’étancheur doit savoir lire des plans et des consignes techniques, maîtriser les techniques de soudure (chalumeau, air chaud) et de collage des membranes, et connaître les propriétés des matériaux qu’il utilise. La rigueur et la précision sont primordiales : la moindre défaillance dans la mise en oeuvre peut entraîner des infiltrations coûteuses.
Le travail en hauteur exige le respect strict des règles de sécurité et l’utilisation des équipements de protection individuelle adaptés. Une bonne condition physique est nécessaire pour supporter le port de charges, le travail accroupi et les conditions météorologiques variables. La capacité à travailler en équipe et à s’adapter à des chantiers variés complète le profil.
Formations pour devenir étancheur
Le CAP Étancheur du bâtiment et des travaux publics est le diplôme de référence pour accéder au métier. Il se prépare en apprentissage ou en voie scolaire et combine théorie et pratique en entreprise. Pour ceux qui souhaitent évoluer rapidement vers l’encadrement, le BP Étanchéité du bâtiment et des travaux publics est la formation complémentaire recommandée.
Un BTS Enveloppe des bâtiments, conception et réalisation ouvre l’accès aux fonctions de bureau d’études ou de conducteur de travaux. Le métier reste également accessible sans diplôme par l’expérience, en commençant comme aide-étancheur sur des chantiers de BTP.
Salaire d’un étancheur en 2025
Selon Randstad, un étancheur débutant gagne en moyenne 1 869 € nets par mois, avec un salaire moyen de 1 991 € nets et des montants pouvant atteindre 2 295 € nets pour les profils expérimentés. Hellowork situe le salaire brut médian autour de 2 100 € brut mensuel.
Ces montants peuvent être sensiblement augmentés par les primes de chantier (panier, trajet, outillage), les heures supplémentaires, les déplacements et les primes liées aux conditions de travail (hauteur, nuit). En Île-de-France et dans les grandes métropoles, les tensions sur le marché du travail dans le BTP tirent également les rémunérations vers le haut.
Évolutions de carrière
Avec de l’expérience et une formation complémentaire (BP, bac pro, BTS), l’étancheur peut accéder au poste de chef d’équipe puis de chef de chantier, responsable de la qualité, de la sécurité et des délais. La progression vers les fonctions de conducteur de travaux ou de chargé d’affaires est ensuite possible dans les entreprises spécialisées en enveloppe du bâtiment.
Une spécialisation en toitures végétalisées, isolation thermique par l’extérieur ou ouvrages d’art ouvre des marchés complémentaires. La création d’une entreprise artisanale est également une évolution courante après plusieurs années d’expérience, dans un secteur porté par les besoins croissants en rénovation énergétique.
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