Devenir climatologue

Le climatologue analyse les données climatiques sur le long terme, modélise les évolutions du climat et produit des expertises sur le changement climatique pour orienter les politiques publiques et les stratégies d’adaptation. Formations : bac+5 à bac+8 (master puis doctorat). Salaire : 2 350 à 2 800 € brut/mois en début de carrière dans la recherche publique ; 3 750 à 5 000 € pour les profils expérimentés.

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Missions du climatologue

Le climatologue est un chercheur spécialisé dans l’analyse des phénomènes climatiques sur de longues périodes de temps, à distinguer du météorologue qui se concentre sur les prévisions à court terme. Il travaille majoritairement dans des organismes publics de recherche (CNRS, Météo-France, IRD, universités). Sources : France Travail, Onisep.

Analyse climatique et prévisions à long terme

Il collecte, analyse et interprète des données climatiques (températures atmosphériques et océaniques, précipitations, pression, vents, cryosphère) sur de longues périodes. Il étudie les variations du climat à différentes échelles temporelles et spatiales, identifie les tendances et les anomalies, et développe des modèles numériques pour simuler et anticiper les évolutions futures du système climatique.

Recherche sur le changement climatique

Il conduit des travaux de recherche sur les mécanismes et les conséquences du changement climatique : élévation des températures, modification des régimes de précipitations, montée du niveau des mers, événements extrêmes. Il rédige des articles scientifiques, des rapports d’expertise et contribue aux grands programmes de recherche internationaux (GIEC, Copernicus, etc.).

Modélisation et simulation numérique

Il développe et utilise des modèles numériques du climat (modèles couplés atmosphère-océan, modèles régionaux) sur supercalculateurs. Il valide les modèles en les comparant aux observations, améliore leurs paramétrisations et produit des projections climatiques pour différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre.

Expertise et appui aux politiques publiques

Il évalue les impacts du changement climatique sur l’environnement, l’agriculture, les ressources en eau, l’énergie et les territoires. Il conseille les décideurs (État, collectivités, entreprises) sur les risques climatiques, les stratégies d’atténuation et d’adaptation. Il peut être amené à intervenir sur le terrain lors de catastrophes naturelles d’origine climatique pour aider à comprendre les phénomènes et prévenir leur récurrence.

Employeurs principaux

  • CNRS (chargés et directeurs de recherche)
  • Météo-France (via l’École nationale de la météorologie)
  • Universités (maîtres de conférences, professeurs)
  • IRD, INRAE, CEA (instituts de recherche publics)
  • Compagnies d’assurance et fonds de risque (gestion des risques climatiques)
  • Bureaux d’études en environnement et ONG internationales

Formations pour devenir climatologue

  • Licence en physique, sciences de la Terre, géophysique ou sciences de l’environnement : base indispensable
  • Master en climatologie, sciences de l’atmosphère, météorologie ou océanographie : niveau minimum pour accéder aux postes de la recherche et de l’expertise
  • Doctorat (bac+8) : indispensable pour une carrière dans la recherche publique (CNRS, universités). La thèse porte sur une problématique climatique spécifique (dynamique atmosphérique, paléoclimatologie, modélisation régionale, etc.)
  • Compétences numériques valorisées : programmation (Python, Fortran, R), modélisation, traitement statistique de grands jeux de données

Salaires du climatologue en 2026

ProfilBrut mensuel
Début de carrière (chercheur public, CR)2 350 – 2 800 €
Fourchette large début de carrière2 500 – 3 300 €
Profil expérimenté (tous secteurs)3 750 – 5 000 €

Sources : Onisep (débutant à partir de 2 358 € brut/mois), témoignage CNRS (2 000 € net/mois ≈ 2 600–2 800 € brut en début), Olecio (30 000–40 000 € brut/an en début). Les climatologues qui travaillent dans le secteur privé (assurance, conseil, bureaux d’études) peuvent prétendre à des rémunérations supérieures à celles de la recherche publique. Les sources soulignent que, au regard d’une formation de 8 ans minimum, le salaire dans la recherche publique reste modeste comparé à d’autres filières scientifiques du même niveau.

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