Devenir céréalier
Le céréalier conduit des cultures de blé, maïs, orge et autres céréales : préparation des sols, semis, traitements, récolte et commercialisation. Formations : Bac pro CGEA, BTSA Productions végétales, ingénieur agronome. Revenus : entre 1 200 et 3 500 € net/mois pour un exploitant selon la taille de la structure ; 1 767 à 2 600 € brut/mois pour un salarié agricole (France Travail).

Missions du céréalier
Le céréalier est un agriculteur spécialisé dans la production de grandes cultures (blé, maïs, orge, colza, tournesol, pois…). Il peut être exploitant indépendant (propriétaire ou fermier) ou salarié (agent de cultures, tractoriste, chef de culture) au sein d’une exploitation. Sources : France Travail, Ouest-France.
Travail du sol et gestion des terres
Il prépare les parcelles (labour, déchaumage, travail superficiel, nivellement) et gère la fertilité des sols par des apports d’engrais organiques ou minéraux adaptés aux analyses. En pratique agroécologique, il met en place des couverts végétaux entre les cultures pour limiter l’érosion, fixer l’azote et réduire les intrants.
Semis et implantation des cultures
Il choisit les variétés en fonction du sol, du climat, des débouchés (meunerie, alimentation animale, semences certifiées) et des contraintes réglementaires. Il planifie et réalise les semis avec des équipements adaptés (semoirs de précision, semis direct) aux périodes optimales selon les cultures.
Entretien des cultures et traitements
Il surveille régulièrement l’état des cultures (développement, maladies fongiques, ravageurs, adventices), raisonne ses interventions et applique les produits phytosanitaires dans le cadre de la réglementation en vigueur. Il pilote des pratiques de protection intégrée pour réduire l’usage des produits chimiques. Il ajuste les fertilisations de couverture selon les stades de développement et les conditions météorologiques.
Récolte et stockage
Il conduit la moissonneuse-batteuse (réglage des paramètres selon la culture et les conditions), gère le pressage des pailles ou leur restitution au sol, et assure le séchage et le stockage des grains dans le respect des normes de conservation et d’hygiène. La logistique post-récolte (ventilation, contrôle humidité, teneur en protéines) conditionne la valeur commerciale de la production.
Commercialisation et gestion
Il vend sa récolte via une coopérative, un négoce ou des contrats directs, en cherchant à optimiser le prix de vente. Il gère les déclarations PAC, les assurances récolte, le plan de production et les investissements en matériel. La gestion économique de l’exploitation (coûts de production, marges, financement) est une compétence centrale pour la viabilité de l’activité.
Formations pour devenir céréalier
- Bac pro CGEA – Conduite et gestion de l’exploitation agricole : spécialité grandes cultures, 3 ans ; forme à la conduite des cultures et à la gestion de l’exploitation ; requis pour les aides à l’installation JA
- BTSA Productions végétales / Agronomie – productions végétales : bac+2, approfondit agronomie, techniques culturales, protection des cultures et machinisme
- BTSA ACSE – Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole : bac+2, axé gestion globale, diagnostic technico-économique et stratégie d’exploitation
- CAPa Métiers de l’agriculture, spécialité production végétale : pour entrer rapidement dans les métiers de salarié agricole en grandes cultures
- Ingénieur agronome (bac+5) : pour les postes de responsable de grandes structures, conseil agronomique ou encadrement de domaines agricoles importants
Revenus et salaires en 2026
| Profil | Mensuel |
|---|---|
| Salarié agricole (80 % des offres France Travail) | 1 767 – 2 603 € brut |
| Exploitant, petite structure / mauvaise conjoncture | ≈ 1 200 € net |
| Exploitant, exploitation de taille moyenne | 1 500 – 2 500 € net |
| Exploitant, grande exploitation bien valorisée | 3 000 – 4 000 € net et plus |
Sources : France Travail (T1 2026, 65 % des postes salariés en CDI), Hellowork (médiane exploitant ≈ 2 500 €), Ouest-France (revenu moyen net des producteurs non salariés : ≈ 1 200 €). En France, 256 000 exploitations cultivent des céréales, dont 110 000 spécialisées, sur une surface moyenne de 125 ha. L’âge moyen des céréaliers est de 51 ans et l’âge moyen à l’installation de 31 ans, ce qui ouvre des perspectives de reprise et de renouvellement à horizon proche.
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