Devenir brasseur de bière
Le brasseur de bière conçoit et pilote la fabrication de la bière, du brassage à la mise en bouteille, avec un fort accent sur la qualité et l’hygiène. Formations : BTS biotechnologies, licence pro brasserie-malterie, masters en procédés fermentaires. Salaire : 1 767 à 2 188 € brut/mois pour un débutant, autour de 3 500 € pour un maître brasseur confirmé.

Missions du brasseur de bière
Le brasseur de bière exerce dans une micro-brasserie artisanale, une brasserie régionale ou une unité de production industrielle. Son métier mêle connaissance des procédés de fermentation, maîtrise de la qualité et créativité dans l’élaboration des recettes. Sources : France Travail, Emploi Vin.
Sélection des matières premières et élaboration des recettes
Il choisit les malts (orge maltée, froment, seigle), les houblons (amers, aromatiques) et les levures selon le type de bière à produire. Il élabore les recettes en calculant les taux d’amertume (IBU), les densités, les couleurs (EBC) et les profils aromatiques attendus. Dans les micro-brasseries, cette dimension créative est au cœur du métier.
Brassage : maltage, empâtage, ébullition, houblonnage
Il réalise le concassage du malt, l’empâtage (mélange eau-malt à température contrôlée pour la conversion des amidons en sucres), la filtration du moût, l’ébullition avec ajout de houblon, puis le refroidissement du moût avant fermentation. Chaque étape requiert un suivi précis des paramètres de temps, de température et de pH.
Fermentation, garde et filtration
Il inocule la levure dans le moût refroidi et surveille la fermentation principale (transformation des sucres en alcool et CO2). Il pilote la fermentation secondaire (garde), contrôle les paramètres (température, pression, densité) et procède à la filtration si la recette le prévoit. La maîtrise de la fermentation est le savoir-faire central du brasseur.
Contrôle qualité
Il effectue des analyses régulières sur les matières premières et les produits en cours de fabrication (densité, pH, taux d’alcool, amertume, contaminations microbiologiques). Il maintient les équipements en état de propreté irréprochable (nettoyage en place – NEP, stérilisation) et gère les certificats de conformité. La régularité des bières produites est un critère essentiel de qualité.
Gestion de production et conditionnement
Il planifie les brassins en fonction des stocks, des commandes et des capacités de fermentation. Il supervise le conditionnement (embouteillage, encannage, fûts), gère les stocks de matières premières et assure le reporting de production. Dans les petites structures, il peut aussi participer à la vente directe, aux animations et à la communication.
Formations pour devenir brasseur de bière
- Le métier n’est pas réglementé en France : aucun diplôme obligatoire pour créer ou diriger une micro-brasserie artisanale
- BTS Biotechnologies ou BTS Pilotage de procédés : base solide en biochimie et conduite de process industriels
- Licence pro Brasserie-Malterie (ex : Université de Strasbourg, Institut Universitaire de la Vigne et du Vin) : formation dédiée, très reconnue dans le secteur
- BUT Génie biologique ou BUT Science et Génie des Aliments : généralement 3 ans, couvre la microbiologie, la biochimie et la technologie alimentaire
- Master Procédés fermentaires ou master Génie des procédés : pour les postes de chef de production ou de R&D dans les grandes brasseries
- IFBM (Institut Français des Boissons, de la Brasserie et de la Malterie) à Nancy : organisme de référence qui propose des formations courtes et certifiantes spécialisées en brasserie
Salaires du brasseur de bière en 2026
| Profil | Brut mensuel |
|---|---|
| 80 % des offres France Travail | 1 767 – 2 188 € |
| Débutant (micro-brasserie) | ≈ SMIC à 2 000 € |
| Confirmé (3–7 ans) | 2 200 – 2 800 € |
| Maître brasseur / grande structure | ≈ 3 500 € et plus |
Sources : France Travail, MAPA Assurances, La Beer Fabrique. Les artisans brasseurs à leur compte ont des revenus très variables selon les volumes vendus, les prix pratiqués et les canaux de distribution (vente directe, CHR, grande distribution).
Marché : la croissance du craft beer
La France compte plus de 2 500 micro-brasseries actives en 2026, contre moins de 300 il y a dix ans. Ce dynamisme crée des besoins réguliers en main-d’œuvre qualifiée, tant pour les nouvelles ouvertures que pour accompagner la croissance des structures existantes. Les créneaux les plus porteurs sont la bière artisanale premium (IPAs, bières de saison, fermentations spontanées), les bières sans alcool de qualité et les collaborations avec le secteur de la restauration gastronomique.
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