Devenir arboriculteur
L’arboriculteur conduit un verger : il plante, taille, protège les arbres fruitiers et organise la récolte. Différent de l’élagueur (qui travaille sur cordes en milieu urbain), son travail est ancré dans le cycle de la production fruitière. Salarié débutant, il est rémunéré autour du SMIC (1 770 à 1 850 € brut/mois) et peut évoluer vers des postes de chef de culture ou s’installer exploitant.

Missions de l’arboriculteur
L’arboriculteur (code ROME A1405) conduit des vergers ou des pépinières d’arbres fruitiers et ornementaux. Il assure toutes les interventions culturales depuis la plantation jusqu’à la mise en marché des fruits, en passant par la taille, les traitements et la récolte.
Plantation, taille et formation des arbres
Il prépare les sols, sélectionne les variétés selon le type de verger et les débouchés, implante les jeunes arbres et assure le palissage. Il réalise la taille de formation dans les premières années (mise en place de la charpente de l’arbre) puis la taille de fructification chaque hiver, manuellement ou à la machine, pour équilibrer la charge fruitière et favoriser la lumière dans le verger. Il pratique également l’éclaircissage des fruits pour améliorer la qualité.
Conduite et suivi du verger
Il surveille l’état sanitaire des arbres (maladies, ravageurs, carences minérales) et applique les programmes de protection dans le cadre de stratégies intégrées (IFT, confusion sexuelle, filets paragrêle, biocontrôle). Il gère l’irrigation, la fertilisation et l’entretien du sol (enherbement maîtrisé, désherbage mécanique ou chimique). Il conduit les engins agricoles (tracteur, pulvérisateur, plateforme automotrice) et les maintient en bon état.
Récolte, conditionnement et organisation des équipes
Il organise et participe à la récolte des fruits au stade optimal de maturité. Il supervise le tri, le calibrage, le remplissage des caisses et l’expédition vers les structures de mise en marché (coopératives, grossistes, industriels). En saison, il encadre des équipes de saisonniers et planifie les chantiers de cueillette pour respecter les délais.
Arboriculteur vs élagueur / arboriste grimpeur
L’arboriculteur travaille principalement en verger (production fruitière) ou en pépinière. Il intervient au sol ou sur des plateformes agricoles. L’élagueur-arboriste grimpeur, lui, intervient sur des arbres d’ornement ou d’alignement en milieu urbain, en hauteur sur cordes ou nacelle, avec des techniques spécifiques (certificat de spécialisation « Taille et soins aux arbres »). Ce sont deux métiers distincts avec des formations, des outils et des environnements de travail très différents.
Formations pour devenir arboriculteur
- CAPA Métiers de l’agriculture : entrée en voie professionnelle après la 3e
- BPA travaux des productions horticoles, spécialité arboriculture fruitière : qualification d’ouvrier qualifié en verger
- Bac Pro Conduite de productions horticoles : 3 ans, accès aux postes d’agent arboricole et de chef d’équipe
- BTSA Métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement (ex-BTSA Production horticole) : niveau bac+2, pour viser chef de culture ou exploitant
- Licence professionnelle Productions végétales : bac+3, pour les fonctions de conseil ou d’expérimentation
Sources : Onisep, France Travail, Hellowork.
Salaires de l’arboriculteur en 2026
| Profil | Brut mensuel |
|---|---|
| Ouvrier arboricole débutant | 1 770 – 1 850 € |
| Chef d’équipe / agent confirmé | 2 200 – 2 500 € |
| Chef de culture expérimenté | 2 500 – 3 000 € |
| Exploitant (résultat variable) | Selon production et marché |
Sources : France Travail (80 % des offres entre 1 767 et 1 846 € brut/mois), Hellowork (expérimenté : 2 500 à 3 000 € brut/mois).
Évolutions de carrière
Chef de culture et encadrement
Avec 5 à 7 ans d’expérience, l’ouvrier arboricole accède aux postes de chef d’équipe puis de chef de culture. Il prend alors en charge la planification du calendrier cultural, l’encadrement du personnel permanent et saisonnier, le suivi de la qualité et des rendements. Cette évolution se prépare souvent par l’obtention d’un BTSA en cours d’emploi.
Installation et diversification
La création ou reprise d’exploitation arboricole reste l’aboutissement pour beaucoup. La diversification (vente directe, cueillette à la ferme, transformation en jus, confitures, cidre) permet d’augmenter la valeur ajoutée. Certains arboriculteurs s’orientent vers la pépinière ornementale, la sylviculture ou le conseil technique en coopérative ou chambre d’agriculture.
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