Travailler en maison de retraite
Une maison de retraite emploie des métiers très différents, du soin quotidien à l’accompagnement psychologique, pour prendre en charge des résidents de plus en plus âgés et dépendants. Cette page présente les principaux métiers qu’on y exerce, les trois statuts d’établissement (public, privé non lucratif, privé lucratif) et ce qu’implique l’accompagnement de la perte d’autonomie au quotidien.
Les métiers que l’on trouve en maison de retraite
Une maison de retraite emploie des profils très différents, du soin quotidien à la rééducation, en passant par l’accompagnement psychologique des résidents et de leurs familles. Ce site publie une fiche dédiée pour chacun des six métiers présentés ci-dessous. Deux d’entre eux, infirmier et aide-soignant, existent aussi à l’hôpital, mais le contexte y est bien différent : en maison de retraite, il s’agit d’un accompagnement au long cours de personnes âgées dépendantes, pas de soins aigus.
Trois statuts d’établissement, un financement partagé
Une maison de retraite peut être un Ehpad public (3 270 établissements fin 2023), souvent rattaché à une commune, à un hôpital ou à un centre communal d’action sociale, un Ehpad privé à but non lucratif (2 340 établissements), généralement géré par une association ou une mutuelle, ou un Ehpad privé à but lucratif (1 790 établissements), exploité par un groupe commercial, selon la Drees. Le tarif soins de l’établissement, qui couvre les dépenses médicales et paramédicales, est pris en charge par l’Assurance maladie. Le tarif dépendance et une partie du tarif hébergement peuvent, eux, être couverts par le conseil départemental, via l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et l’aide sociale à l’hébergement (ASH) pour les résidents aux ressources modestes.
Fin 2023, 95 % des résidents d’Ehpad sont en perte d’autonomie au sens de la grille AGGIR, classés en GIR 1 à 4, selon la Drees. Cette grille mesure le niveau de dépendance d’une personne âgée, de 1 (perte d’autonomie la plus sévère) à 6 (autonomie complète) ; elle conditionne l’accès à l’APA et le tarif dépendance facturé au résident. Plus de la moitié des résidents d’Ehpad (55 %) sont en perte d’autonomie sévère, classés en GIR 1 ou 2. Près de 251 800 résidents d’Ehpad, soit 44 % d’entre eux, sont par ailleurs atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, ce qui explique le développement d’unités spécifiques (pôles d’activités et de soins adaptés, unités d’hébergement renforcées) au sein des établissements.
Avantages et inconvénients de travailler en maison de retraite
Ce qui plaît
- Une relation humaine au long cours avec les résidents, construite sur plusieurs mois ou années.
- Le sens de l’accompagnement, dans des gestes qui comptent vraiment pour le quotidien et la dignité des résidents.
- Un travail en équipe pluridisciplinaire, entre soignants, rééducateurs et personnel d’animation.
Ce qui pèse
- Une charge physique et émotionnelle importante, entre manutention des résidents et confrontation régulière à la fin de vie.
- Des tensions sur les effectifs, un ratio soignant/résident régulièrement dénoncé comme insuffisant par les professionnels du secteur.
- Des horaires éprouvants, avec des gardes de nuit et un travail les week-ends et jours fériés pour assurer la continuité de l’accompagnement.
Un lieu proche : l’hôpital
Comme la maison de retraite, l’hôpital emploie des soignants au contact direct des patients, mais dans une logique de soins aigus plutôt que d’accompagnement au long cours des personnes âgées dépendantes.
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