Travailler en laboratoire

Le mot « laboratoire » recouvre des réalités très différentes : analyser un prélèvement sanguin à l’hôpital, synthétiser une molécule chez un industriel pharmaceutique ou contrôler la conformité d’une pièce avant sa mise sur le marché n’ont pas grand-chose en commun, sinon la rigueur du protocole. Voici les métiers qu’on y exerce, ce qui distingue un laboratoire de l’autre, et les voies pour y entrer.

4 300sites de laboratoires de biologie médicale de ville en France en 2024, un record historique porté par la concentration du secteur (Drees, à partir des données Cnam)
plus de 1 100laboratoires de recherche du CNRS en France et à l’étranger, pour près de 33 000 agents (portail officiel de la fonction publique)
513 200personnes mobilisées par la recherche et développement en France en 2023, en équivalent temps plein : 61 % en entreprise, 39 % dans les administrations (Insee)

Les métiers que l’on trouve en laboratoire

Un laboratoire de biologie médicale en ville, une unité de recherche du CNRS, le service qualité d’un site pharmaceutique ou le contrôle d’un laboratoire cosmétique n’emploient pas exactement les mêmes profils. Trois métiers reviennent cependant dans la plupart de ces structures, et ont leur fiche détaillée sur ce site.

Quatre types de laboratoires sous un seul mot

Le laboratoire de recherche publique, d’abord : une unité du CNRS, de l’Inserm ou d’une université, où l’on explore une question scientifique sans objectif commercial immédiat, souvent sur plusieurs années. Le laboratoire de recherche privée, ensuite, chez un industriel pharmaceutique, cosmétique ou agroalimentaire, où les travaux visent un produit destiné à être commercialisé. Le laboratoire d’analyses médicales, qu’il soit de ville ou hospitalier, traite les prélèvements des patients pour poser ou confirmer un diagnostic. Le laboratoire de contrôle qualité industriel, enfin, vérifie qu’une pièce, un médicament ou un aliment respecte les normes avant sa mise sur le marché, souvent intégré à un site de production.

Les voies d’accès, du technicien au chercheur

Le technicien de laboratoire se forme le plus souvent en deux ou trois ans après le bac, via un BTS bioanalyses et contrôles, un BTS biotechnologies ou un BUT génie biologique. Le chimiste passe en général par une école d’ingénieurs ou un master de chimie, en cinq ans après le bac. Le biologiste suit des parcours plus longs et plus variés : master puis doctorat pour viser un poste de chercheur en laboratoire public ou privé, DES de biologie médicale pour exercer comme médecin ou pharmacien biologiste en laboratoire d’analyses médicales. Le doctorat reste la porte d’entrée presque obligée d’un poste de chercheur titulaire au CNRS ou à l’Inserm.

Avantages et inconvénients de travailler en laboratoire

Ce qui plaît

  • La rigueur du protocole et l’intérêt intellectuel d’un travail où chaque résultat doit être vérifiable et reproductible.
  • La diversité des domaines d’application, de la santé à l’industrie, qui permet de changer de secteur sans changer de métier.
  • Le travail en équipe, autour d’un projet de recherche ou d’une série d’analyses partagée avec d’autres techniciens, ingénieurs ou chercheurs.

Ce qui pèse

  • La précarité de certains contrats en recherche académique : CDD de projet et contrats post-doctoraux qui s’enchaînent, parfois à l’étranger, avant un poste stable.
  • Des horaires contraints par l’expérimentation en cours ou par le vivant, qui n’attendent pas la fin de la journée pour livrer un résultat.
  • La pression de la publication, en recherche académique, où l’évolution de carrière dépend souvent du nombre et du niveau des revues où paraissent les travaux.

Autres lieux proches

Le laboratoire d’analyses médicales se trouve aussi bien en ville qu’au sein d’un hôpital, et le laboratoire de contrôle qualité industriel partage souvent les locaux d’une usine de production.

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