Travailler dans une association
Une association emploie des profils très variés, de l’animation socioculturelle à la communication, le plus souvent au sein d’une structure régie par la loi de 1901. Le monde associatif dépasse largement l’humanitaire et l’ONG, qui n’en forment qu’une sous-catégorie tournée vers l’international : le sport, la culture, l’environnement, l’insertion ou les loisirs en rassemblent l’essentiel. Voici les métiers qu’on y trouve, la diversité des tailles de structure, et ce qui distingue un emploi associatif du salariat classique.
Les métiers que l’on trouve dans une association
Une association emploie des profils très larges, de l’éducatif au sportif en passant par le social et la communication, encadrés par un bureau et parfois par un directeur salarié dans les structures assez grandes pour ce poste. Cinq de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.
Loi 1901, tailles et secteurs : la grande diversité du monde associatif
La quasi-totalité des associations françaises relèvent de la loi du 1er juillet 1901, qui pose un principe simple : la liberté de s’associer sans autorisation préalable, à condition de ne pas redistribuer de bénéfices entre ses membres. Ce cadre juridique unique recouvre des réalités extrêmement différentes, du petit club sportif de village géré entièrement par des bénévoles jusqu’à une fédération employant plusieurs centaines de salariés et gérant un budget de plusieurs millions d’euros.
Neuf associations sur dix fonctionnent sans aucun salarié et reposent uniquement sur l’engagement bénévole, selon l’étude « La France associative en mouvement 2025 » de Recherches & Solidarités. Les domaines culturels, sportifs et de loisirs concentrent plus de la moitié des créations d’associations, mais le secteur sanitaire et social concentre, lui, plus de la moitié des emplois salariés du monde associatif.
Le statut du salarié dépend largement de la taille et du secteur de la structure qui l’emploie. Une association employeuse relève le plus souvent d’une convention collective de branche propre à son activité : l’animation, le sport, l’aide à domicile ou l’hospitalisation privée à but non lucratif ont chacune la leur, avec leur propre grille de classification et de salaires. À l’inverse, une petite structure sans salarié n’a, par définition, aucune convention collective à appliquer : le seul lien juridique y est celui, bénévole, entre l’association et ses membres.
Avantages et inconvénients de travailler dans une association
Ce qui plaît
- Le sens de l’engagement, au service d’une cause plutôt que d’un objectif purement commercial.
- La proximité avec le terrain et les bénéficiaires, souvent plus directe que dans une grande organisation.
- La diversité des missions, qui permet d’acquérir des compétences variées en peu de temps.
Ce qui pèse
- Une rémunération souvent modeste, calée sur des grilles associatives inférieures à celles du privé lucratif.
- Une précarité des financements, suspendus aux subventions publiques et aux appels à projets d’une année sur l’autre.
- Le multi-casquettes, fréquent dans les petites structures où un même salarié cumule terrain, administratif et recherche de financements.
Autres lieux proches du monde associatif
L’ONG forme une sous-catégorie du monde associatif, tournée vers la solidarité internationale et l’humanitaire, avec ses propres statuts d’engagement comme le volontariat de solidarité internationale.
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