Travailler dans l’armée

Les armées françaises emploient des profils très variés, du combattant au spécialiste technique, recrutés par engagement volontaire plutôt que par concours de la fonction publique civile. Voici les trois armées qui recrutent, les voies pour s’y engager, et ce qui distingue ce travail de la gendarmerie, traitée à part sur ce site.

263 631militaires et civils employés par le ministère des Armées en 2024, pour un objectif de 275 000 d’ici 2030 fixé par la loi de programmation militaire, selon le Rapport social unique relayé par Acteurs publics
26 518recrutements effectués par le ministère des Armées en 2024, qui en fait le premier recruteur de l’État, selon la même source
57,1 milliards d’eurosde crédits de paiement pour la mission Défense en 2026, en hausse de 6,7 milliards sur un an, selon le rapport budgétaire du Sénat

Les métiers que l’on trouve dans les armées

Les armées françaises regroupent des centaines de spécialités, du combat à la maintenance en passant par le secrétariat, la santé ou la logistique. Trois de ces métiers ont leur fiche détaillée sur ce site.

Terre, Marine, Air et Espace : trois armées, une mission commune

L’armée de Terre rassemble la majorité des effectifs combattants, en régiments d’infanterie, de cavalerie ou du génie, déployés en France comme en opération extérieure. La Marine nationale arme les bâtiments de surface, les sous-marins et l’aéronavale, avec des embarquements de plusieurs mois en mer. L’armée de l’Air et de l’Espace couvre la défense aérienne, le transport militaire et, depuis sa dernière réorganisation, les enjeux spatiaux, depuis ses bases aériennes.

La gendarmerie nationale a elle aussi un statut militaire, mais ses personnels sont mis à disposition du ministère de l’Intérieur pour leurs missions de sécurité publique. Notre fiche gendarme détaille ce statut à part, ses concours et sa grille de solde.

Militaire du rang, sous-officier, officier : trois voies d’engagement

On entre dans les armées par trois portes, du niveau d’étude le plus ouvert au plus exigeant. Le militaire du rang s’engage sans diplôme dès 17 ans et demi, pour un contrat de quelques années renouvelable. Le sous-officier, recruté avec le baccalauréat, se forme plusieurs mois dans une école comme l’ENSOA de Saint-Maixent pour l’armée de Terre. L’officier, enfin, entre par concours après une licence ou un master, ou directement après une grande école militaire comme Saint-Cyr, l’École navale ou l’École de l’air et de l’espace.

La porte d’entrée commune aux trois voies est le centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) du département, qui reçoit les candidats sans engagement avant les tests médicaux, physiques et psychotechniques. Notre fiche militaire détaille ces étapes, la durée des contrats, la solde et les perspectives de reconversion avec Défense mobilité.

Avantages et inconvénients de travailler dans les armées

Ce qui plaît

  • Une formation solide et polyvalente, reconnue au-delà des armées et valorisable dans une reconversion civile.
  • Le sens de l’engagement, au service de la défense du pays plutôt que d’un intérêt privé.
  • Le logement et la solde garantis dès l’engagement, y compris pendant la formation initiale.

Ce qui pèse

  • Une mobilité géographique imposée, avec des changements d’affectation fréquents en France ou outre-mer.
  • Des risques opérationnels réels, en opération extérieure comme lors de missions sur le territoire national.
  • Une disponibilité quasi permanente, qui limite la vie personnelle et peut imposer des déploiements de plusieurs mois loin de sa famille.

Autres lieux de travail proches

Les armées croisent d’autres employeurs publics de la sécurité et du renseignement, déjà détaillés sur ce site.

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