Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Souffrir au travail, la loi du silence O commentaire

libeA l’occasion de la journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, voici des témoignages levant le voile sur un sujet tabou.

C’est ce mardi la sixième journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail. Certes, elle est avant tout un symbole, l’occasion de parler d’un sujet souvent tabou et toujours anxiogène. Mais elle rappelle aussi ce qu’on oublie trop : en France, deux tiers des entreprises ne respectent pas l’obligation d’évaluer les risques professionnels encourus par leur salariés, selon la Direction générale du Travail.

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 5 500 travailleurs meurent, chaque jour, d’accidents ou de maladies liés à leur travail. La crise mondiale va-t-elle aggraver ce bilan ? «On peut s’attendre à ce que le nombre d’accidents du travail, de maladies professionnelles et de problèmes de santé consécutifs au chômage augmente à la lumière de la crise économique actuelle», selon le docteur Sameera Al-Tuwaijri, directrice du Programme SafeWork de l’OIT. «La diminution des dépenses publiques va également compromettre les capacités des inspections du travail et des autres services de santé et de sécurité au travail. Les conditions de travail précaires vont se développer, accentuant le risque d’accidents et de problèmes de santé.»

En France, où près de deux personnes meurent chaque jour à cause d’un accident du travail, les initiatives se multiplient pour sortir le sujet de son invisibilité: la Fondation Copernic et la sociologue Annie Thebaud-Mony ont lancé l’appel «Travailler tue en toute impunité» qui demande que «la loi pénale soit pleinement appliquée aux employeurs» et que les donneurs d’ordre ne puissent plus «s’abriter derrière les règles du droit commercial pour s’exonérer de leurs responsabilités» (1). Le magazine Santé et Travail a lancé un appel à la mobilisation contre les cancers professionnels (2). Les films sur le sujet, comme le documentaire de Jean-Michel Carré, J’ai très mal au travail, tournent dans les rencontres entre chercheurs ou syndicalistes.

A la sous déclaration des accidents et des maladies professionnelles (par méconnaissance du système, par peur de perdre son emploi), s’ajoute encore la difficulté de faire reconnaître sa maladie, de prouver, notamment, le lien de causalité entre le produit auquel le salarié a été exposé il y a parfois 30 ans et son cancer.

Lire la suite de l’article de Sonya Faure, sur le site de Libération.

Be Sociable, Share!

Publié dans : Stress, santé

le 28/04/2009, par Elsa Fayner

Poster un commentaire

Parité et conseils d’administration

Île-de-France : des inégalités de revenus centralisées

Ce site est hébergé par Art is code et propulsé par Wordpress.

Témoignez !

Votre travail vous interpelle, vous choque, vous l’avez vu évoluer et vous souhaitez le raconter, écrivez-moi, votre récit sera peut-être publié.