Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Salariés acrobates pour travail sans filet O commentaire

mondediplo« J’aime les prédateurs. Je les aime parce qu’ils vivent d’expédients. » Nous sommes en août 1994. L’homme qui s’exprime, Albert J. Dunlap, est un grand expert en restructurations industrielles. Dans son espace de travail, quelques objets en bronze intriguent : deux requins décrivant un cercle, posés sur son bureau ; un lion bondissant, sur une table de conférence ; un aigle attaquant sa proie, dans la salle de réception. Dunlap a 52 ans. Quelques mois plus tôt, il s’est confortablement mis à la retraite et il s’ennuie un peu sur les terrains de golf et les courts de tennis lorsque Scott Paper, l’entreprise américaine qui a inventé les rouleaux de papier hygiénique en 1907, fait appel à lui.

Dans les semaines qui suivent son recrutement, il annonce la suppression imminente de près de onze mille emplois, soit le tiers des effectifs. Un « dégraissage » à tous les niveaux hiérarchiques, mais aussi un « dépoussiérage » : « Il faut, estime-t-il, se débarrasser des gens qui représentent l’ancienne culture [d’entreprise], sinon ils vous combattent. » Dunlap est réputé pour n’avoir pas le sens de la diplomatie. Il taille dans le vif. L’évoquant, le milliardaire ultraconservateur franco-britannique James Goldsmith a confié : « Je n’ai jamais rencontré quelqu’un sachant mieux que lui repositionner une entreprise et prendre les rudes décisions qui s’imposent. Il est un chirurgien au sens où il doit faire couler le sang pour régler le problème du patient »

Lire la suite de l’article de Noëlle Burgi, chercheuse (CNRS).

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Publié dans : Entreprises

le 6/07/2009, par Elsa Fayner

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