Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Rêvasser au bureau, c’est bon pour le travail O commentaire

Kate est photographe indépendante. Elle a pris un bureau pour pouvoir travailler ailleurs que dans sa cuisine. La jeune femme loue une petite pièce qu’elle a équipée d’une table, d’un ordinateur et d’un lit de camp :

« Je viens l’après-midi, je m’allonge, je regarde le plafond, parfois je somnole. Quand je me lève, j’ai résolu mes problèmes : je sais quels reportages proposer à quels magazines, comment traiter en images un sujet que j’ai du mal à aborder, quels risques je suis prête à prendre si je prévois un déplacement sur un terrain de guerre. C’est systématique. »

Le cerveau en mode aléatoire par défaut

Si Kate estime travailler quand elle regarde le plafond, c’est qu’elle entretient des relations privilégiées avec son cerveau. Elle sait que même si son corps, ses yeux, son attention sont au repos, son cerveau, lui, bosse. Et même beaucoup.

Dans ces cas-là, l’organe passe en « mode par défaut », expliquent Yves François et Jérémy Grivel. Respectivement psychologue et docteur en neurosciences, ces deux Suisses compilent les résultats de travaux scientifiques sur le sujet, menés par résonance magnétique (IRM) :

« Le mode par défaut correspond au moment où nous cessons de nous focaliser sur une page, sur un écran. Nous nous mettons sur pause. Le cerveau reste très actif. Il consomme autant d’énergie que quand il lit une page. Mais il fonctionne différemment. »

De façon automatique et non consciente, le cerveau passe alors en revue des dizaines, des centaines de solutions possibles au problème que nous nous posons pour isoler la meilleure :

« Le cerveau plonge dans notre passé pour se remémorer toutes les façons que nous avons eues de réagir à un problème similaire, ou pour faire des liens avec d’autres situations, d’autres données. Il teste des possibilités et il construit, à partir de ce matériau ancien, un scénario nouveau, unique, adapté. »

Si nous n’avons pas de problème précis à résoudre, le cerveau peut, par ce même mécanisme de balayage, faire émerger une idée nouvelle. Et si cette idée, ou cette réponse, est jugée géniale, le cerveau, bon camarade, nous sort de notre léthargie.

Lire la suite de l’article d’Elsa Fayner sur Rue89 Eco

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Publié dans : 35h, retraites: temps de travail | À la une | Actualité

le 8/09/2012, par Elsa Fayner

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