Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Règles non-dites au bureau : ne pas les comprendre peut coûter cher O commentaire

Quand Nathalie Loiseau est arrivée au Quai d’Orsay, son patron l’a accueillie perplexe, se demandant à haute voix :

« Je vois pas ce que je vais faire d’une speakerine de télé. »

Visiblement, elle n’avait pas le look, se dit-elle aujourd’hui, après 25 années passées au ministère :

« On est censés représenter la France, il faut apprendre à s’habiller en conséquence. A l’origine, c’était ce qu’on appelait le protocole. Ça existe encore d’une certaine manière. »

Et vous, dans votre entreprise, à quelle heure est-il bien vu d’arriver ? A partir de quand vous sentez-vous autorisé à faire une note de frais pour un déjeuner ? Avez-vous compris facilement quels étaient les impairs à éviter ?

A l’origine, le ministère des Affaires étrangères était une « maison d’héritiers » et le protocole se transmettait de père en fils. Aujourd’hui, l’institution « compte beaucoup moins de dynasties », mais continue à faire comme si les nouveaux venus maîtrisaient ses us et coutumes depuis l’enfance.

Parce que ces consignes implicites, ces pratiques culturelles d’entreprise sont rarement formulées, et encore plus rarement transmises à l’arrivée. Ce serait pourtant bien utile parfois. Faut-il tout écrire alors ? Pas si sûr.

Congés, horaires, disponibilité : le grand flou

Le problème des habitudes non formulées, c’est d’abord qu’elles risquent de ne pas être saisies par tout le monde. Par définition. Ce qui peut, en retour, semer la zizanie, ou du moins le malaise entre les « initiés » et les autres.

Premier sujet spontanément abordé par les personnes interrogées : les horaires, la présence au bureau, la disponibilité exigée.

Vendeur dans un fast-food, Adrian n’a par exemple pas tout de suite compris qu’il lui fallait « pointer » – avec son badge, à la caisse – le matin et le soir :

« Dans le doute, le directeur, quand il était de mauvais poil, partait du principe que j’étais arrivé en retard et me sucrait du temps sur mon déjeuner. »

Luc, qui dirige une société d’architectes, pense lui aux règles tacites concernant les vacances :

« De façon quasiment institutionnelle, nos chantiers sont arrêtés les deuxième et troisième semaines d’août. Nous fermons nos bureaux à cette date par habitude.

Il y a un an, un jeune confrère sans enfant a pensé que la contrainte, non répétée par écrit, n’était plus valable. Il a pris trois semaines de congés en juin, ce qui était son droit, mais il ne voulait plus s’arrêter en août. Cela a généré pendant quelques semaines, chaque fois que l’on abordait le sujet, une vraie tension entre les salariés. »

Ce qui se dit… et ce qui ne se dit pas

Deuxième sujet abordé : ce qui se dit, et ce qui ne se dit pas, mais également la manière de le dire. Tutoiement ou vouvoiement, e-mail ou téléphone, devant témoins ou en tête-à-tête?

Lire la suite de l’article d’Elsa Fayner sur Rue89 Eco

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Publié dans : Actualité | Conditions de travail | Néo-management

le 13/12/2012, par Elsa Fayner

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