Et voilà le travail

Chroniques de l'humain en entreprise Le blog de Rozenn Le Saint, créé par Elsa Fayner.

Arrêter ses études avant le diplôme: la pire des situations pour trouver un emploi 1 commentaire

Ces dernières années, plus d’un jeune sur deux entre sur le marché du travail après être passé par l’enseignement supérieur et notamment par le système universitaire.
Les travaux du Céreq par l’intermédiaire des enquêtes Génération proposent un éclairage national sur l’évolution de leur condition d’insertion.

Entre 2005 et 2007, les exploitations de l’enquête « Génération 2001 » ont mis en évidence de fortes disparités d’insertion entre les sortants des différentes filières de l’enseignement supérieur dans une conjoncture plutôt morose pour les diplômés. Une partie des travaux s’est notamment focalisée sur le problème de l’échec dans les premiers cycles de l’enseignement supérieur qui concerne un quart des jeunes sortants de l’enseignement supérieur et ses conséquences sur l’insertion professionnelle.

Depuis janvier 2008 a commencé l’exploitation de la nouvelle enquête « Génération 2004 » concernant les jeunes issus de l’enseignement supérieur. Les premiers résultats montrent que la situation la plus critique sur ce champ concerne toujours les nombreux jeunes sortant sans diplôme de l’enseignement supérieur et plus particulièrement ceux qui décrochent de l’université. Par ailleurs, même s’ils sont bien moins nombreux, le cas des titulaires de thèse mérite attention dans certaines disciplines. Mais l’enquête montre aussi qu’à l’issue de beaucoup de cursus, les difficultés d’accès à l’emploi des diplômés ne se sont pas accentuées. Tout cela laisse penser que les études supérieures apportent souvent un sérieux atout qu’elles soient relativement courtes et « professionnalisantes » (à bac + 2) ou bien plus longues (bac + 5), avec le maintien d’un avantage spécifique pour les « grandes écoles ». Il reste que depuis le début des années quatre-vingt dix, les salaires des diplômés du supérieur ont stagné voire décliné en euros constants.

Par Dominique Epiphane, chargée d’études au Département des entrées dans la vie active (DEVA). Extrait de “Brèves du Céreq “, La lettre d’information du Centre d’études et de recherches sur les qualifications. N°3. Décembre 2008

Pour en savoir plus:

Insertion professionnelle
Etre diplômé de l’enseignement supérieur, un atout pour entrer dans la vie active
Posséder un diplôme de l’enseignement supérieur demeure un atout certain pour entrer sur le marché du travail. Sans être insensibles aux aléas conjoncturels, les diplômés du supérieur sont loin de connaître les difficultés des autres débutants. Tous ne sont toutefois pas logés à la même enseigne… Télécharger le document

2001-2004 : les sortants de l’enseignement supérieur face au marché du travail. Enquête Génération 2001
Ce document analyse, à partir des données de l’enquête Génération 2001, les conditions d’insertion professionnelle des jeunes sortis de l’enseignement supérieur à cette date, dans une conjoncture qui s’est considérablement dégradée. Synthèse

Typologie de l’insertion professionnelles des diplômés de l’enseignement supérieur dans les régions françaises au regard des mobilités géographiques
Ce travail s’appuie sur une enquête de l’appareil statistique national : l’enquête Génération 98 du Céreq, dont l’intérêt est d’offrir des données représentatives de l’insertion professionnelle des jeunes et leurs mobilités géographiques pour chaque région.
Cathy Perret, RERU – Revue d’économie régionale et urbaine, 2007, n° 2, pp. 293-308. Lire l’article.

Professionnalisation
Le mouvement de professionnalisation des études supérieures : l’exemple des licences professionnelles
Cette communication rend compte d’une recherche portant sur les spécificités des filières professionnalisées en matière d’insertion. Ces filières souvent créées pour favoriser l’insertion professionnelle de leurs diplômés tout en répondant au mieux aux besoins du marché du travail se caractérisent-elles réellement par des modes d’entrée dans la vie active spécifiques ? Les résultats de l’enquête Genération 2001 ont fourni des réponses. Télécharger le document .

Une analyse de la professionnalisation des formations de l’enseignement supérieur à partir de l’insertion de leurs diplômés
Ce document reprend et développe certains des résultats présentés aux journées d’étude du RAPPE (Réseau d’analyse des politiques éducatives), à Aix-en-Provence en novembre 2002, à partir des travaux menés par les auteurs au Céreq sur l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur. Télécharger le document

Les licences professionnelles, quelle acception de la professionnalisation à l’université ?
Les auteurs se proposent, dans cette communication, d’examiner la question de la professionnalisation à partir d’un exemple concret, celui des licences professionnelles, diplôme créé en 1999. Télécharger le document.

La professionnalisation des études supérieures : tendances, acteurs et formes concrètes
La question de la professionnalisation est devenue un des enjeux essentiels de l’université. Elle interroge en effet les rapports entre les universités et les entreprises ainsi que l’articulation entre formation générale et professionnelle, entre formation et accès à l’emploi. Lire la suite

Abandon d’études
L’insertion des non-diplômés de l’enseignement supérieur : réversibilités d’un échec et imbrication entre trajectoires scolaire et professionnelle
Nicolas Gury, Stéphanie Moullet, In : Ruptures et irréversibilités dans les trajectoires. Comment sécuriser les parcours professionnels ? XIVes journées d’étude sur les données longitudinales dans l’analyse du marché du travail. Télécharger le document.

L’abandon des études supérieures : rapport réalisé pour l’Observatoire national de la vie étudiante
Près de 90 000 jeunes par an sortent sans diplôme de l’enseignement supérieur. Cet ouvrage présente une synthèse des travaux consacrés à ce problème. Après une présentation méthodologique, une première étude montre en quoi l’enseignement supérieur de masse peut être propice à l’abandon. La deuxième, plus centrée sur les bacheliers, examine les déterminants sociaux et culturels qui tentent certains parcours post-baccalauréats, révélant ainsi une tendance à l’individualisation de l’échec. Distinguer ainsi ce qui relève de l’institution et ce qui relève des trajets personnels, permet d’éclairer les zones d’ombre de situations dont le coût psychologique et social reste élevé pour les jeunes et leurs familles. Enfin, la troisième partie recense les principales enquêtes réalisées auprès de ces jeunes. Nathalie Beaupère, Lucile Chalumeau, Nicolas Gury, Cédric Hugrée, Documentation française, 2007, 162 p.

Les sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur : temporalités de l’abandon et profils des décrocheurs
L’originalité de ce travail est de montrer que le processus de décrochage en premier cycle de l’enseignement supérieur ne répond pas à une logique unique. Au contraire, en analysant le rapport au temps des différents individus qui sortent sans diplôme de l’enseignement supérieur, l’article montre qu’une typologie des décrocheurs est possible, et que cette typologie coïncide largement avec les caractéristiques « archéologiques » des jeunes, c’est-à-dire leur origine sociale ainsi que leur parcours dans le secondaire. De ces résultats découlent des réponses adaptées concernant l’amélioration de l’efficacité interne du système d’enseignement supérieur français. Nicolas Gury, L’orientation scolaire et professionnelle, juin 2007, vol. 36, n° 2, pp. 137-156.

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Publié dans : Entreprises | Insertion professionnelle

le 7/12/2008, par Elsa Fayner

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